Les enseignants neuchâtelois se sentent floués

La période de soutien au sein de l’école primaire neuchâteloise devient obligatoire en 5e et 6e HarmoS. Les syndicats d’enseignants estiment ce changement contre-productif et veulent trouver des solutions rapides

Selon les enseignants, les élèves plus faibles ne pourront plus bénéficier d'une aide suffisante.

Suite de l’histoire dans l’affaire des heures de soutien au sein de l’école obligatoire neuchâteloise.

Le Département de l’éducation et de la famille (DEF) a finalement décidé de ne pas changer sa décision. La période de renforcement et extension appelée REX sera transformée pour la rentrée scolaire prochaine. Les élèves de 5e et 6e Harmos seront donc tous astreints à suivre cette période qui était facultative par le passé. But de l’opération, intégrer cette heure dans le nouvel horaire bloc à la place de la leçon de formation générale (FGE) qui est abandonnée par mesure d'économie.

Élèves plus faibles pénalisés

Les syndicats d’enseignants qui s’élevaient déjà contre ce projet s’estiment floués. En effet, ils avancent que s’occuper d’une classe entière pour cette leçon de soutien est complètement contraire à son but initial.  Jusqu’à présent, cette leçon se tenait une fois par semaine en fin d’après-midi. Elle permettait, par petits groupes, d’introduire de nouvelles notions, de revoir ce qui n’avait pas été compris ou de développer des projets avec les élèves.

Dorénavant, les enseignants craignent que les élèves en difficulté ne puissent plus « raccrocher le wagon », car ils ne bénéficient plus ou presque plus de ce temps de travail privilégié avec le maître d'école. Les instituteurs craignent aussi de devoir faire plus de discipline que de soutien durant cette période où l’effectif entier de la classe sera présent. En conclusion, ils dénoncent une manœuvre du DEF pour faire disparaître cette heure qui n’a plus rien à voir avec le REX tel qu’actuellement.

La période en fin de matinée ?

Alors que le changement va intervenir à la rentrée, les syndicats cherchent encore à trouver un terrain d’entente. Selon Pierre Graber, président du SAEN (Syndicat autonome des enseignants neuchâtelois), la période pourrait être placée en dernière heure de la matinée pour permettre à certains élèves d’être libérés plus tôt. Il estime que des enfants âgés de 9 à 11 ans sont susceptibles d’attendre le retour des parents durant 45 minutes à la maison.

Période de test

Selon le Département de l’éducation et de la famille, qui se veut rassurant, il n'y a pas de craintes à avoir concernant une suppression de la période REX. La conseillère d’Etat en charge de l’éducation, Monika Maire-Hefti avance toutefois que les enseignants vont devoir s’adapter et qu’un bilan sera tiré au bout d’une année sur ce projet. Un retour en arrière n'est pas forcément exclus, mais toujours en fonction de la situation financière du canton. /jha

Source


Écouter des extraits des journaux

RTN - Journal de midi, 13 juin 2017

RTN - Journal du soir, 13 juin 2017

RTN - La matinale du 14 juin 2017 (Brigitte Tisserand)

RTN - Journal de 8h, 14 juin 2017 (Mme Maire-Hefti)

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