Présentation du comité cantonal : Myriam Facchinetti
J’ai adhéré au SAEN en novembre 2010. Très rapidement, j’ai rejoint le comité cantonal (CC), en tant que membre assesseur. J’avais alors l’envie d’être proche des lieux de discussion et des décisions. Je voulais aussi avoir une vision plus générale et plus précise de l’école neuchâteloise.
J’ai eu la chance de pouvoir siéger au comité sous la présidence de trois personnalités très différentes les unes des autres : John Vuillaume, Pierre Graber et Pierre-Alain Porret. Ils m’ont permis d’avoir une vision complète du combat syndical, celui-ci pouvant être à la fois vindicatif, sage et respectueux, rancunier et tenace, efficace ou lent, trop ferme ou trop permissif. Peu importe : chaque président a apporté sa « touche » à mon histoire syndicale, m’initiant aux priorités et subtilités du dialogue avec les autorités.
J’apprécie beaucoup l’accès direct au chef du Service de l’enseignement obligatoire et aux divers conseillers d’Etat. Les séances au château sont toujours une grande source d’enrichissement pour moi.
Par deux fois, j’ai temporairement quitté le comité : trop éprouvée dans ma vie privée et professionnelle, je ne parvenais pas alors à m’engager pleinement dans ma tâche et je doutais de mon utilité. La charge qui pèse sur les épaules du comité est en effet conséquente et je ne pouvais imaginer faire les choses à moitié.
Aujourd’hui, même si la complexité et la diversité des divers groupes de travail me dépassent parfois, je participe avec joie aux différents débats au sein du CC. Nos séances et nos discussions y sont toujours empreintes de bienveillance, d'authenticité et de professionnalisme. J’apprécie énormément la tolérance et la compréhension dont font preuve mes collègues.
J’ai pourtant souvent poussé mon coup de gueule, maugréant contre des réponses qui tardent à venir, des hésitations désagréables et des incohérences qui peuvent parfois sauter aux yeux dans les différents groupes de travail. Le comité reste cependant toujours soudé dans ces moments difficiles, et par égard pour ses membres, poursuit le dialogue avec les autorités, même si certaines décisions sont parfois difficilement acceptables.
C’est finalement dans l’écriture que je parviens le mieux à exprimer les doutes et les aspirations parfois utopiques du syndicat. C’est pour cela que j’ai accepté en 2020 de reprendre le poste de rédactrice.
Je vous invite à rejoindre le CC et permettre des débats encore plus passionnants!