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				<title>SAEN : News > Revue de presse</title>
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				<description>Syndicat Autonome des Enseignants Neuchâtelois</description>

<language>fr-fr</language>
				<copyright>2006-2011©saen.ch - SAEN Neuchâtel (Suisse)</copyright>
				<managingEditor>webmaster@nospam.com (Webmestre)</managingEditor>
				<webMaster>webmaster@nospam.com (Webmestre)</webMaster>
				<pubDate>Sun, 20 May 2012 02:44:06 +0200</pubDate>
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<title>Les profs tirent la sonnette d'alarme</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1418.21</link>
<description><![CDATA[Inquiets de l'évolution de l'école, ils écrivent à Philippe Gnaegi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Inquiets de l'&#233;volution de l'&#233;cole, ils &#233;crivent &#224; Philippe Gnaegi.</strong></p><p>Les enseignants du Centre scolaire des Deux-Thielles au Landeron (C2T) sont pr&#233;occup&#233;s et inquiets. <em>"L'incident de cet hiver</em> (r&#233;d: un professeur avait &#233;t&#233; &#233;cart&#233; apr&#232;s une altercation avec des &#233;l&#232;ves, voir nos &#233;ditions des 2 et 3 f&#233;vrier) <em>est un r&#233;v&#233;lateur de l'&#233;tat de l'&#233;cole</em> ", d&#233;clare Laurent Giauque, enseignant au C2T. Pour sa coll&#232;gue, Francine Rebetez, 38 ans d'exp&#233;rience, <em>"</em> <em>les conditions actuelles ne permettent plus d'assurer un enseignement de qualit&#233;. Parfois on doit se contenter de "survivre"."</em></p><br /><p>R&#233;duits &#224; faire de l'&#233;ducation plus que de l'enseignement - <em>"nous n'avons pas de formation d'&#233;ducateur"</em> , note Gilles Jeanneret -, ils veulent attirer l'attention sur la situation actuelle de l'&#233;cole et sur leurs conditions de travail. <em>"Nous arrivons p&#233;niblement aux objectifs de connaissances"</em> , assure Myriam Rebetez Giauque. Pour ouvrir le d&#233;bat sur la question, ils ont transmis leurs craintes dans une lettre sign&#233;e par 43 professeurs - sur les 51 que compte l'&#233;tablissement hors membres de la direction - &#224; Philippe Gnaegi, conseiller d'Etat en charge du D&#233;partement de l'&#233;ducation, de la culture et des sports (DECS). <em>"</em> <em>Nous souhaitons montrer la r&#233;alit&#233; du terrain, celle que nous exp&#233;rimentons au quotidien, et que M. Gnaegi et son entourage peuvent avoir perdue de vue depuis belle lurette"</em> , explique Marcelle Cattoni.</p><h2>Pas de rencontre pr&#233;vue</h2><p></p><p><em>"Une semaine avant le d&#233;but des vacances de P&#226;ques, Philippe Gnaegi nous a fait savoir oralement et par l'interm&#233;diaire de la direction, qu'il acceptait de recevoir une d&#233;l&#233;gation avec la direction, au ch&#226;teau"</em> , raconte Julien Cuche, d&#233;l&#233;gu&#233; du corps enseignant. <em>"A la rentr&#233;e, il nous proposait toujours oralement de se d&#233;placer au C2T." </em>De son c&#244;t&#233;, Philippe Gnaegi assure avoir envoy&#233; le 3 mai, une r&#233;ponse &#224; la missive dat&#233;e du 14 mars &#224; la direction du C2T. Le directeur J&#252;rg Suter qui, par ailleurs, ne prend pas position, confirme la prise de contact du d&#233;partement: <em>"Les signataires n'ont pas laiss&#233; d'adresse claire d'exp&#233;diteur, c'est pourquoi le DECS a transit&#233; par la direction." </em></p><p>Le conseiller d'Etat trouve les revendications des enseignants du Landeron l&#233;gitimes. <em>"Ils soul&#232;vent une probl&#233;matique importante qui concerne l'ensemble du canton.</em> <em>Il faut trouver des solutions, d&#233;velopper de nouvelles structures par rapport &#224; ces pr&#233;occupations, en discuter de mani&#232;re &#224; les coordonner, apr&#232;s une &#233;valuation des structures actuelles." </em></p><p><em>"Nous ne voulons pas nous plaindre mais bien tirer le signal d'alarme"</em> , r&#233;affirme Laurent Giauque. Tous ont des exemples bien pr&#233;cis de situations d&#233;licates: huit &#224; dix semaines de retenues cumul&#233;es par quatre &#233;l&#232;ves de la m&#234;me classe en quatre mois; les impertinences; les enfants rois; la peur des r&#233;actions physiques; les ados fugueurs, angoiss&#233;s et en difficult&#233; d'apprentissage, sous ritaline ou suivis par une kyrielle d'assistant socio&#233;ducatifs, psychologues. Un voyage d'&#233;tude a &#233;t&#233; annul&#233; car plusieurs &#233;l&#232;ves &#233;taient intenables. <em>"Un nombre croissant d'&#233;l&#232;ves</em> <em>sont des victimes"</em> , d&#233;clare Myriam Rebetez Giauque. <em>"La masse des &#233;l&#232;ves subit les comportements inad&#233;quats de quelques-uns. Cela explique leur r&#233;action de soutien au professeur cet hiver." </em></p><h2>L'int&#233;gration en question</h2><p></p><p>Pour Marcelle Cattoni, <em>"il y a eu de tout temps des cas d'&#233;l&#232;ves difficiles, mais l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233; les rend plus fr&#233;quents et plus lourds"</em> depuis 10 ans. <em>"L'augmentation des contraintes v&#233;cues par les &#233;l&#232;ves, les parents et les enseignants, les effectifs plus importants, la gestion de classe plus complexe et les financements permettant difficilement d'atteindre les objectifs fix&#233;s... Cette situation est dommageable", </em>ajoute Julien Cuche. <em>"Les parents ne voudront bient&#244;t plus envoyer leurs enfants &#224; l'&#233;cole. Ceux qui en ont les moyens les inscriront dans un &#233;tablissement priv&#233;." </em></p><p>Les enseignants redoutent la volont&#233; du canton d'incorporer des enfants pr&#233;sentant un handicap dans les fili&#232;res classiques. <em>"La politique d'int&#233;gration des enfants handicap&#233;s est tout &#224; fait honorable mais il faut s'en donner les moyens"</em> , reconna&#238;t Julien Cuche. Et de donner en exemple, le cas d'un gar&#231;on autiste qui b&#233;n&#233;ficiait de l'aide d'une auxiliaire pendant deux p&#233;riodes par semaine. L'assistante, malgr&#233; sa bonne volont&#233;, n'a pu se d&#233;placer durant les p&#233;riodes o&#249; l'&#233;l&#232;ve rencontrait des difficult&#233;s, g&#233;n&#233;ratrices chez lui de fortes angoisses. <em>"La situation risque encore de se p&#233;jorer: les moyens accord&#233;s sont de plus en plus restreints et certaines structures qui prenaient en charge ces enfants semblent remises en question", </em>pr&#233;sage Francine Rebetez.</p><p>&#160;</p><div class="encadre"><div class="encadre" id="encadre1"><h2>Le directeur s'en va</h2><p></p><p>Apr&#232;s 20 ans pass&#233;s au sein du C2T, dont cinq comme directeur, J&#252;rg Suter rend son tablier pour des raisons priv&#233;es. <em>"Je veux d&#233;gager plus de temps pour ma famille"</em> , pr&#233;cise l'int&#233;ress&#233;. <em>"Cela n'a rien &#224; voir avec les &#233;v&#233;nements du 31</em> <em>janvier </em>(r&#233;d: le jour de l'altercation entre le professeur et des &#233;l&#232;ves) <em>.</em> <em>Je me f&#233;licite d'avoir annonc&#233; ma d&#233;cision aux autorit&#233;s dans une lettre le 30</em> <em>janvier."</em> Il y r&#233;fl&#233;chissait depuis le mois de novembre. <em>"J'ai d&#233;cid&#233; de ne pas postuler &#224; une direction au sein de l'Eoren, ni d'aucun autre &#233;tablissement du canton."</em> Son engagement prend officiellement fin &#224; la veille de la rentr&#233;e. <em>"De facto, une fois la r&#233;partition de l'ann&#233;e prochaine sous toit, je quitterai mon bureau."</em> Il laisse son fauteuil &#224; Jean-Claude Egger, qui conna&#238;t bien le fonctionnement de l'&#233;tablissement pour en &#234;tre le sous-directeur depuis cinq ans. J&#252;rg Suter souhaite poursuivre sa carri&#232;re dans le domaine de l'enseignement.</p><p>&#160;</p><p><a href="http://www.arcinfo.ch/fr/regions/neuchatel-et-littoral/les-profs-tirent-la-sonnette-d-alarme-557-448526" target="_blank">source</a></p></div></div>]]></content:encoded>
<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.21'>Revue de presse</category>
<dc:creator>SAEN</dc:creator>
<pubDate>Thu, 10 May 2012 11:27:51 +0200</pubDate>
<guid isPermaLink="true">http://www.saen.ch/news.php?item.1418.21</guid>
</item>

<item>
<title>Echec des Hautes écoles pédagogiques, selon l'UDC</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1410.21</link>
<description><![CDATA[<p><a href="http://www.saen.ch/news.php?item.1407.21">&lt;&lt;&lt;</a></p><p>&#160;</p><p>L'UDC repart &#224; l'assaut de la politique scolaire. R&#233;unie en congr&#232;s &#224; Ebnat-Kappel (SG), fief de son pr&#233;sident Toni Brunner, le parti exige que la formation des enseignants quitte le giron universitaire et soit limit&#233;e aux aspects pratiques.</p><p>Les Hautes &#233;coles p&#233;dagogiques ont &#233;chou&#233;, a affirm&#233; Sarah B&#246;sch, membre de la commission de la formation de l'UDC. Elles ne parviennent ni &#224; former suffisamment d'enseignants, ni &#224; offrir une formation utile pour le travail quotidien des professeurs dans les classes d'&#233;cole, a ajout&#233; l'ancien conseiller national Ulrich Schl&#252;er. Comme alternative aux Hautes &#233;coles p&#233;dagogiques, l'UDC propose un "apprentissage pour les enseignants".</p><p>Celui-ci doit se d&#233;rouler &#224; l'&#233;cole et &#234;tre accompagn&#233; par un coll&#232;ge d'enseignants exp&#233;riment&#233;s. Les futurs enseignants devraient &#234;tre capables d'&#233;veiller l'enthousiasme de leurs &#233;l&#232;ves pour leurs cours.</p><p>Au service de l'&#233;conomie</p><p>L'UDC estime aussi que cet apprentissage ne doit pas seulement &#234;tre r&#233;serv&#233; &#224; ceux qui ont une maturit&#233;, mais doit aussi s'ouvrir aux personnes poss&#233;dant d'autres niveaux de formation. Ils devront passer un examen d'entr&#233;e et rattraper leurs connaissances de base pendant la formation, selon le parti.</p><p>De plus, les &#233;l&#232;ves doivent &#234;tre mieux pr&#233;par&#233;s &#224; la vie professionnelle, pensent les d&#233;mocrates du centre. Les le&#231;ons doivent r&#233;pondre aux besoins de l'&#233;conomie, a compl&#233;t&#233; le conseiller national Thomas de Courten (BL).</p><p>Pour Toni Brunner, c'est l'Union europ&#233;enne (UE) qui est responsable de l'acad&#233;misation croissante de la formation en Suisse.</p><p>Plusieurs initiatives</p><p>Ces derni&#232;res ann&#233;es, l'UDC s'est engag&#233;e contre le concordat d'harmonisation scolaire HarmoS. En la mati&#232;re, elle a remport&#233; des succ&#232;s en votation populaire dans plusieurs cantons al&#233;maniques.</p><p>En octobre 2010, l'UDC a en outre adopt&#233; un catalogue de revendications "contre l'&#233;cole post-soixante-huitarde". Dans ce document, elle refusait le plan d'&#233;tudes 21, destin&#233; &#224; renforcer l'enseignement int&#233;grationniste et multiculturel en Suisse al&#233;manique. Dans ce cadre, le parti refusait &#233;galement les structures de jour et les horaires continus &#224; l'&#233;cole.</p><p><br />(ats / 24.03.2012 15h56)</p><p>&#160;</p><p><a href="http://www.romandie.com/news/n/Echec_des_Hautes_ecoles_pedagogiques_selon_l_UDC35240320121556.asp" target="_blank">Source</a></p><!-- FIN news --><br />]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.saen.ch/news.php?item.1407.21">&lt;&lt;&lt;</a></p><p>&#160;</p><p>L'UDC repart &#224; l'assaut de la politique scolaire. R&#233;unie en congr&#232;s &#224; Ebnat-Kappel (SG), fief de son pr&#233;sident Toni Brunner, le parti exige que la formation des enseignants quitte le giron universitaire et soit limit&#233;e aux aspects pratiques.</p><p>Les Hautes &#233;coles p&#233;dagogiques ont &#233;chou&#233;, a affirm&#233; Sarah B&#246;sch, membre de la commission de la formation de l'UDC. Elles ne parviennent ni &#224; former suffisamment d'enseignants, ni &#224; offrir une formation utile pour le travail quotidien des professeurs dans les classes d'&#233;cole, a ajout&#233; l'ancien conseiller national Ulrich Schl&#252;er. Comme alternative aux Hautes &#233;coles p&#233;dagogiques, l'UDC propose un "apprentissage pour les enseignants".</p><p>Celui-ci doit se d&#233;rouler &#224; l'&#233;cole et &#234;tre accompagn&#233; par un coll&#232;ge d'enseignants exp&#233;riment&#233;s. Les futurs enseignants devraient &#234;tre capables d'&#233;veiller l'enthousiasme de leurs &#233;l&#232;ves pour leurs cours.</p><p>Au service de l'&#233;conomie</p><p>L'UDC estime aussi que cet apprentissage ne doit pas seulement &#234;tre r&#233;serv&#233; &#224; ceux qui ont une maturit&#233;, mais doit aussi s'ouvrir aux personnes poss&#233;dant d'autres niveaux de formation. Ils devront passer un examen d'entr&#233;e et rattraper leurs connaissances de base pendant la formation, selon le parti.</p><p>De plus, les &#233;l&#232;ves doivent &#234;tre mieux pr&#233;par&#233;s &#224; la vie professionnelle, pensent les d&#233;mocrates du centre. Les le&#231;ons doivent r&#233;pondre aux besoins de l'&#233;conomie, a compl&#233;t&#233; le conseiller national Thomas de Courten (BL).</p><p>Pour Toni Brunner, c'est l'Union europ&#233;enne (UE) qui est responsable de l'acad&#233;misation croissante de la formation en Suisse.</p><p>Plusieurs initiatives</p><p>Ces derni&#232;res ann&#233;es, l'UDC s'est engag&#233;e contre le concordat d'harmonisation scolaire HarmoS. En la mati&#232;re, elle a remport&#233; des succ&#232;s en votation populaire dans plusieurs cantons al&#233;maniques.</p><p>En octobre 2010, l'UDC a en outre adopt&#233; un catalogue de revendications "contre l'&#233;cole post-soixante-huitarde". Dans ce document, elle refusait le plan d'&#233;tudes 21, destin&#233; &#224; renforcer l'enseignement int&#233;grationniste et multiculturel en Suisse al&#233;manique. Dans ce cadre, le parti refusait &#233;galement les structures de jour et les horaires continus &#224; l'&#233;cole.</p><p><br />(ats / 24.03.2012 15h56)</p><p>&#160;</p><p><a href="http://www.romandie.com/news/n/Echec_des_Hautes_ecoles_pedagogiques_selon_l_UDC35240320121556.asp" target="_blank">Source</a></p><!-- FIN news --><br />]]></content:encoded>
<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.21'>Revue de presse</category>
<dc:creator>SAEN</dc:creator>
<pubDate>Mon, 26 Mar 2012 07:32:30 +0200</pubDate>
<guid isPermaLink="true">http://www.saen.ch/news.php?item.1410.21</guid>
</item>

<item>
<title>Les « bonnes pratiques » en éducation</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1409.21</link>
<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><br />D&#233;sir d'uniformisation partout ...: m&#234;mes &#233;coles, m&#234;mes dipl&#244;mes, m&#234;mes concours de recrutement, m&#234;mes types d'&#233;valuation des &#233;l&#232;ves et des enseignants, m&#234;mes pratiques. Bien s&#251;r cela peut se comprendre pour r&#233;aliser une certaine justice, une certaine &#171; &#233;galit&#233; des chances&#160;&#187;, mais attention au risque de &#171;&#160;standardisation&#160;&#187;&#160;que cela peut entra&#238;ner dans notre m&#233;tier.</p><p style="text-align: justify;"><br />Or celui-ci est un m&#233;tier de l'humain et non un m&#233;tier de technicien, de financier ou de scientifique. Il s'adresse &#224; la singularit&#233; de la personne de l'&#233;l&#232;ve pour le faire grandir dans ses connaissances et ses comp&#233;tences, ce qui est difficilement compatible avec une &#171;&#160;standardisation&#160;&#187; !</p><p style="text-align: justify;"><br />Introduire la notion de <strong>&#171;&#160;bonnes pratiques&#160;&#187;</strong>&#160;en &#233;ducation peut elle apporter une aide positive aux enseignants ou fera-t-elle pol&#233;mique comme actuellement dans leur introduction, le 8/3/2012, par la Haute Autorit&#233; de Sant&#233;, pour le soin des autistes ( &#171;&#160;<a href="http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2012-03/questions_reponses_vdef.pdf">Autisme Questions/R&#233;ponses</a>&#160;&#187;).</p><p style="text-align: justify;"><br />Qu'il s'agisse de &#171;&#160;bonnes pratiques&#160;&#187;, de &#171;&#160;bonnes id&#233;es&#160;&#187;, de &#171;&#160;bonne distance&#160;&#187;&#160;&#224; l'autre, nous d&#233;sirons toujours des &#171;&#160;recettes&#160;&#187;&#160;car travailler dans l'humain est difficile, plein d'impr&#233;vus, d'incertitudes et nous implique continuellement. Mais la r&#233;alit&#233; humaine est complexe, impr&#233;visible, non totalement ma&#238;trisable; c'est l&#224; notre difficult&#233; mais aussi notre int&#233;r&#234;t et la noblesse de notre m&#233;tier. L'attrait pour le m&#233;tier d'enseignant, si n&#233;cessaire en ce moment, ne peut pas reposer seulement sur le d&#233;sir de continuer &#224; pratiquer la discipline qu'on a aim&#233;e durant ses &#233;tudes, elle peut &#233;galement avoir pour origine le d&#233;sir de travailler sur &#171;&#160;la p&#226;te humaine&#160;&#187;.</p><p style="text-align: justify;"></p><p style="text-align: center;">Un int&#233;ressant <strong><a href="http://www.pedagopsy.eu/bonnes_pratiques.htm" target="_blank">dossier</a></strong> &#224; lire sous la plume de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Nimier" target="_blank">Jacques Nimier</a><br />sur le site&#160;<a href="http://www.pedagopsy.eu/" target="_blank">http://www.pedagopsy.eu</a></p><br />]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><br />D&#233;sir d'uniformisation partout ...: m&#234;mes &#233;coles, m&#234;mes dipl&#244;mes, m&#234;mes concours de recrutement, m&#234;mes types d'&#233;valuation des &#233;l&#232;ves et des enseignants, m&#234;mes pratiques. Bien s&#251;r cela peut se comprendre pour r&#233;aliser une certaine justice, une certaine &#171; &#233;galit&#233; des chances&#160;&#187;, mais attention au risque de &#171;&#160;standardisation&#160;&#187;&#160;que cela peut entra&#238;ner dans notre m&#233;tier.</p><p style="text-align: justify;"><br />Or celui-ci est un m&#233;tier de l'humain et non un m&#233;tier de technicien, de financier ou de scientifique. Il s'adresse &#224; la singularit&#233; de la personne de l'&#233;l&#232;ve pour le faire grandir dans ses connaissances et ses comp&#233;tences, ce qui est difficilement compatible avec une &#171;&#160;standardisation&#160;&#187; !</p><p style="text-align: justify;"><br />Introduire la notion de <strong>&#171;&#160;bonnes pratiques&#160;&#187;</strong>&#160;en &#233;ducation peut elle apporter une aide positive aux enseignants ou fera-t-elle pol&#233;mique comme actuellement dans leur introduction, le 8/3/2012, par la Haute Autorit&#233; de Sant&#233;, pour le soin des autistes ( &#171;&#160;<a href="http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2012-03/questions_reponses_vdef.pdf">Autisme Questions/R&#233;ponses</a>&#160;&#187;).</p><p style="text-align: justify;"><br />Qu'il s'agisse de &#171;&#160;bonnes pratiques&#160;&#187;, de &#171;&#160;bonnes id&#233;es&#160;&#187;, de &#171;&#160;bonne distance&#160;&#187;&#160;&#224; l'autre, nous d&#233;sirons toujours des &#171;&#160;recettes&#160;&#187;&#160;car travailler dans l'humain est difficile, plein d'impr&#233;vus, d'incertitudes et nous implique continuellement. Mais la r&#233;alit&#233; humaine est complexe, impr&#233;visible, non totalement ma&#238;trisable; c'est l&#224; notre difficult&#233; mais aussi notre int&#233;r&#234;t et la noblesse de notre m&#233;tier. L'attrait pour le m&#233;tier d'enseignant, si n&#233;cessaire en ce moment, ne peut pas reposer seulement sur le d&#233;sir de continuer &#224; pratiquer la discipline qu'on a aim&#233;e durant ses &#233;tudes, elle peut &#233;galement avoir pour origine le d&#233;sir de travailler sur &#171;&#160;la p&#226;te humaine&#160;&#187;.</p><p style="text-align: justify;"></p><p style="text-align: center;">Un int&#233;ressant <strong><a href="http://www.pedagopsy.eu/bonnes_pratiques.htm" target="_blank">dossier</a></strong> &#224; lire sous la plume de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Nimier" target="_blank">Jacques Nimier</a><br />sur le site&#160;<a href="http://www.pedagopsy.eu/" target="_blank">http://www.pedagopsy.eu</a></p><br />]]></content:encoded>
<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.21'>Revue de presse</category>
<dc:creator>Pierre Graber</dc:creator>
<pubDate>Wed, 14 Mar 2012 12:42:24 +0100</pubDate>
<guid isPermaLink="true">http://www.saen.ch/news.php?item.1409.21</guid>
</item>

<item>
<title>Deux perturbateurs placés en institution</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1407.21</link>
<description><![CDATA[Deux des trois élèves prétendant avoir été frappés par un maître au Landeron intègrent la fondation Borel, à Dombresson]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.saen.ch/news.php?item.1404.21">&lt;&lt;&lt;</a></p><p><strong></strong>&#160;</p><p><strong>Deux des trois &#233;l&#232;ves pr&#233;tendant avoir &#233;t&#233; frapp&#233;s par un ma&#238;tre au Landeron int&#232;grent la fondation Borel, &#224; Dombresson. Une structure d'urgence soulage les &#233;coles.</strong></p><p><strong></strong>&#160;</p><p><strong>L'un des trois &#233;l&#232;ves impliqu&#233; dans l'affaire du Landeron avait pass&#233; deux ans &#224; la fondation Borel avant d'&#234;tre r&#233;int&#233;gr&#233; dans une classe standard l'&#233;t&#233; dernier. Vous &#233;tiez oppos&#233; &#224; ce qu'il quitte l'institution. Pourquoi est-il parti? </strong></p><p>Cet enfant nous avait quitt&#233;s &#224; la demande des parents, qui ont le dernier mot. En g&#233;n&#233;ral, ce genre de d&#233;cision se prend ensemble. Mais dans ce cas-l&#224;, le jeune &#233;tait parti contre notre avis. Sa maman nous avait rapidement recontact&#233;s pour nous dire que &#231;a n'allait plus. Lorsque l'incident avec le professeur a &#233;clat&#233;, le processus de retour chez nous &#233;tait d&#233;j&#224; en cours.</p><p><strong>Si le placement en institution s'&#233;tait effectu&#233; plus vite, cet incident ne serait pas arriv&#233;. Le syst&#232;me est-il trop lent? </strong></p><p>Placer un enfant en institution prend toujours du temps. Et c'est tr&#232;s bien ainsi. Il s'agit d'un acte peu banal pour un jeune, qui se retrouve &#233;loign&#233; de sa famille. La d&#233;cision doit &#234;tre r&#233;fl&#233;chie.</p><p><strong>Le deuxi&#232;me fauteur de troubles int&#233;grera lui aussi la fondation Borel d&#233;but mars. Dans son cas, c'est all&#233; vite. Pourquoi? </strong></p><p>Parce qu'il sera plac&#233; dans notre nouvelle structure appel&#233;e Soutien p&#233;dagogique intensif. Cette prestation a justement &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e cet automne pour r&#233;pondre &#224; une demande des &#233;coles secondaires neuch&#226;teloises, confront&#233;es &#224; des difficult&#233;s avec certains jeunes. Comme les d&#233;marches pour un placement en institution prennent du temps, cette prestation permet un encadrement dans un bref d&#233;lai. Nous accueillons cinq jeunes la journ&#233;e, de 8 heures &#224; 17 heures, durant quatre &#224; huit semaines. Puis ces enfants r&#233;int&#232;grent l'&#233;cole. Cette structure sera exp&#233;riment&#233;e durant deux ans et permettra d'offrir des r&#233;ponses rapides aux &#233;coles &#224; cours de solution.</p><p><strong>Quelles sont les raisons qui poussent &#224; un placement? </strong></p><p>Nous accueillons des enfants en &#226;ge scolaire qui pr&#233;sentent des probl&#232;mes de comportement, mais qui sont d'intelligence normale. Ces jeunes peuvent &#234;tre plac&#233;s &#224; la demande des &#233;coles ou de l'Office de la protection de l'enfant. Mais avec l'accord des parents. Actuellement, 45 enfants r&#233;sident chez nous.</p><p><strong>Certains enfants sont peu encadr&#233;s par leurs parents, contraints de travailler. Cette &#233;volution de la soci&#233;t&#233; g&#233;n&#232;re-t-elle une hausse des probl&#232;mes? </strong></p><p>Les enfants plac&#233;s chez nous ne sont pas plus difficiles, ni plus violents qu'il y a vingt ans. Au sein de l'institution, nous sommes m&#234;me parvenus &#224; diminuer la violence en travaillant sur la qualit&#233; de l'encadrement. D'une part, le personnel est plus nombreux: il y a vingt ans, un seul &#233;ducateur s'occupait de neuf enfants, contre deux &#233;ducateurs aujourd'hui. D'autre part, nous travaillons davantage avec la famille en favorisant le retour de l'enfant chez lui, par exemple quelques soirs par semaine.</p><p><strong>Le temps des maisons de redressement strictes et ferm&#233;es est donc r&#233;volu? </strong></p><p>Nous ne sommes plus des maisons de redressement o&#249; les enfants &#233;taient isol&#233;s. Nous sommes des maisons d'&#233;ducation et nous pratiquons le placement individualis&#233;: dans la mesure du possible, nous privil&#233;gions une solution mixte entre institution et famille. Il est important que l'enfant grandisse avec les valeurs de la famille. Nous pouvons ainsi esp&#233;rer diminuer son sentiment d'injustice.</p><p><strong>Mais tout de m&#234;me, le nombre d'enfants &#224; probl&#232;mes n'a-t-il pas augment&#233;? </strong></p><p>Nous ne sommes pas le bon observatoire pour vous r&#233;pondre. Nous sommes au bout de la cha&#238;ne. Il faudrait &#233;tudier la situation au niveau des portes d'entr&#233;e. Je travaille depuis 21 ans &#224; la fondation Borel. Ce que je peux dire, c'est que depuis 19 ans, nous sommes toujours en flux tendu. L'institution est compl&#232;te et la situation est la m&#234;me dans tout le canton.</p><p><strong>Vous &#234;tes en flux tendu. Pourtant l'Etat a d&#233;cid&#233; de fermer le foyer de la Crois&#233;e, &#224; Travers. Le canton mise sur l'ambulatoire. Est-ce la solution? </strong></p><p>Je pense que le nombre de places offertes dans les institutions &#224; Neuch&#226;tel se justifie. Il n'y a pas, ou alors tr&#232;s rarement, d'enfants plac&#233;s alors qu'ils ne devraient pas l'&#234;tre. Le travail de l'Office de protection de l'enfance permet d'&#233;viter les erreurs d'aiguillage. Si les mesures ambulatoires contribuaient &#224; r&#233;duire le nombre de cas lourds qui n&#233;cessitent un placement, alors nous pourrions diminuer le nombre de places en institutions. Mais pas avant.</p><p><strong>Les enfants restent en moyenne deux ans chez vous. Combien de jeunes repartent dans le droit chemin apr&#232;s leur passage? </strong></p><p>Il est difficile d'&#233;valuer notre efficacit&#233;. D'anciens r&#233;sidents font des &#233;tudes &#224; l'Universit&#233;, d'autres se lancent comme ind&#233;pendants, d'autres meurent ou deviennent toxicomanes. Une &#233;tude de l'Universit&#233; de B&#226;le conclut qu'il est trop complexe de d&#233;terminer l'impact d'une institution sur l'&#233;volution d'un enfant, par rapport &#224; tous les &#233;l&#233;ments qui ont une influence dans sa vie.</p><p><strong>Mais que vous disent vos anciens r&#233;sidents? </strong></p><p>Certains me confient: <em>"Le fait d'avoir &#233;t&#233; &#224; Dombresson m'a sauv&#233;."</em> D'autres me disent: <em>"C'est &#224; cause de Dombresson que je vais mal."</em> Notre r&#244;le est d'offrir un travail que nous supposons de qualit&#233;. Mais le placement est g&#233;n&#233;ralement une p&#233;riode difficile pour un jeune. Pourtant le plus souvent, les gamins que je revois passent ici avec le sourire. Apr&#232;s, il y a ceux que je ne revois pas, et dont on ne sait plus rien.</p><p><strong>Malgr&#233; ces destins que vous ne pouvez pas sauver, vous restez motiv&#233;? </strong></p><p>Oui, je suis extr&#234;mement positif. Tous ces enfants ont une richesse int&#233;rieure: m&#234;me ceux qui ont pos&#233; des probl&#232;mes au Landeron! Actuellement, je tente de r&#233;unir d'anciens r&#233;sidents via Facebook pour une f&#234;te le 1er juin. Certains ont pass&#233; huit &#224; neuf ans au sein de notre institution. Des amiti&#233;s se sont cr&#233;&#233;es. C'est une fa&#231;on de leur permettre de retrouver un moment de leur vie.</p><div class="encadre"><div class="encadre" id="encadre1"><h2>RAPPEL DES FAITS</h2><p></p><p>Fin janvier, trois &#233;l&#232;ves pr&#233;tendent avoir &#233;t&#233; frapp&#233;s par leur professeur au coll&#232;ge secondaire des Deux-Thielles, au Landeron. L'enseignant reconna&#238;t avoir &#233;t&#233; pouss&#233; &#224; bout, mais il conteste les coups. De nombreux jeunes manifestent pour assurer leur soutien au prof, d&#233;non&#231;ant l'attitude des trois gar&#231;ons, dont l'un est issu de la fondation Borel, &#224; Dombresson. Jean-Marie Villat, directeur de cette institution, ne souhaitait pas s'exprimer &#224; chaud. Aujourd'hui, il donne sa vision.</p></div><div class="encadre" id="encadre2"><h2>Trop d'&#233;l&#232;ves &#224; probl&#232;mes?</h2><p></p><p>Affect&#233;s par le conflit entre le professeur et les trois &#233;l&#232;ves du Landeron, les enseignants du coll&#232;ge des Deux-Thielles viennent d'&#233;crire au chef de l'Education Philippe Gnaegi. Dans leur lettre, ils d&#233;noncent leurs conditions de travail et mettent en cause la volont&#233; du Conseil d'Etat d'int&#233;grer &#224; tout prix des &#233;l&#232;ves parfois lourdement handicap&#233;s dans des classes standards. Ils constatent aussi que de plus en plus d'adolescents en rupture sociale restent dans les &#233;coles traditionnelles, faute de places disponibles dans les institutions sp&#233;cialis&#233;es. Dans une interview &#224; la RSR, Philippe Gnaegi assure que <em>"cette revendication est l&#233;gitime" </em>et qu'une r&#233;flexion devra avoir lieu &#224; ce sujet. Il reconna&#238;t que <em>"certains &#233;l&#232;ves causent des difficult&#233;s"</em> et certifie que son d&#233;partement soutiendra les mesures prises par les &#233;coles pour permettre aux enseignants de travailler dans des conditions normales. Actuellement, l'enseignant accus&#233; d'avoir frapp&#233; les trois jeunes est toujours en arr&#234;t maladie.</p><p>&#160;</p><p><a href="http://www.arcinfo.ch/fr/regions/neuchatel-et-littoral/deux-perturbateurs-places-en-institution-555-401050" target="_blank">Source</a></p></div></div><br />]]></content:encoded>
<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.21'>Revue de presse</category>
<dc:creator>SAEN</dc:creator>
<pubDate>Wed, 29 Feb 2012 22:34:33 +0100</pubDate>
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</item>

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<title>Le malaise gronde au sein du système scolaire neuchâtelois</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1406.21</link>
<description><![CDATA[Les professeurs du Landeron dénoncent leurs conditions de travail]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class="intro" style="text-align: justify;">Les enseignants de l'&#233;cole secondaire du Landeron d&#233;noncent leurs conditions de travail.</div><div class="tsr-gallery"><p style="text-align: justify;">A Neuch&#226;tel, les enseignants de l'&#233;cole secondaire du Landeron d&#233;noncent leurs conditions de travail.&#160; La d&#233;marche fait suite &#224; l'affaire du professeur accus&#233; d'avoir frapp&#233; trois &#233;l&#232;ves au d&#233;but du mois apr&#232;s avoir &#233;t&#233; pouss&#233; &#224; bout.</p></div><br /><p style="text-align: justify;">Les enseignants du Landeron se sont r&#233;unis mercredi dernier. Lors de cette s&#233;ance, ils ont d&#233;cid&#233; d'envoyer une lettre au chef du D&#233;partement de l'&#233;ducation Philippe Gnaegi. Une mani&#232;re de prendre la d&#233;fense de leur coll&#232;gue mais surtout d'exprimer un ras-le-bol car l'affaire du professeur accus&#233; d'avoir frapp&#233; trois de ses &#233;l&#232;ves n'est pas anodine. Bien au contraire, elle est r&#233;v&#233;latrice d'un malaise au sein du syst&#232;me scolaire neuch&#226;telois.</p><h3 style="text-align: justify;">&#160;</h3><h3 style="text-align: justify;">Int&#233;gration difficile</h3><p style="text-align: justify;">Les enseignants d&#233;noncent la volont&#233; d'int&#233;grer &#224; tout prix des &#233;l&#232;ves parfois lourdement handicap&#233;s sans accompagnement digne de ce nom. Ils estiment &#233;galement que de plus en plus d'adolescents en rupture sociale se retrouvent dans des classes standards au lieu d'&#234;tre plac&#233;s en institution, faute de places disponibles. Et d'envoyer ce message sans ambigu&#239;t&#233; au ministre Philippe Gnaegi :&#160; l'&#233;cole neuch&#226;teloise manque de moyens.</p><p style="text-align: justify;">Cet engagement est une &#233;tape importante dans l'intense mobilisation au sein de l'&#233;cole secondaire du Landeron. Apr&#232;s l'incident, les parents puis les &#233;l&#232;ves &#233;taient mont&#233;s au cr&#233;neau pour soutenir le professeur en question. Aujourd'hui, c'est donc au tour des enseignants d'exprimer leurs inqui&#233;tudes.</p><p style="text-align: justify;">&#160;</p><p><a href="http://www.rts.ch/info/suisse/3816112-le-malaise-gronde-au-sein-du-systeme-scolaire-neuchatelois.html" target="_blank">Source</a></p><p><a href="http://www.arcinfo.ch/fr/regions/neuchatel-et-littoral/les-enseignants-du-landeron-veulent-interpeller-philippe-gnaegi-555-400712" target="_blank">Sur arcinfo</a></p>]]></content:encoded>
<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.21'>Revue de presse</category>
<dc:creator>SAEN</dc:creator>
<pubDate>Wed, 29 Feb 2012 22:30:35 +0100</pubDate>
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<title>Un enseignant gagne son bras de fer contre l'Etat</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1405.21</link>
<description><![CDATA[Le Conseil d’Etat neuchâtelois débouté dans une affaire de blâme qu’il avait distribué à un enseignant.]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>&#160;</p><p style="text-align: justify;">Le Conseil d&#8217;Etat neuch&#226;telois d&#233;bout&#233; dans une affaire de bl&#226;me qu&#8217;il avait distribu&#233; &#224; un enseignant.</p><p style="text-align: justify;">L&#8217;affaire remonte &#224; septembre 2009. Des &#233;tudiants avaient organis&#233; une manifestation dans les rues de Neuch&#226;tel pour contester les r&#233;formes des lyc&#233;es.&#160;</p><p style="text-align: justify;">Le Conseil d&#8217;Etat avait puni un enseignant d&#8217;un bl&#226;me pour avoir &#233;crit sur Facebook&#160; qu&#8217;il soutenait la manif.&#160; Or, ce message n&#8217;&#233;tait qu&#8217;une r&#233;ponse personnelle &#224; une ancienne &#233;l&#232;ve qui lui demandait son avis. Et il a &#233;t&#233; rendu public &#224; l&#8217;insu de son auteur.</p><p style="text-align: justify;">La Cour de droit public du canton de Neuch&#226;tel, qui a succ&#233;d&#233; au Tribunal administratif, a donn&#233; raison &#224; l&#8217;enseignant. Elle estime qu&#8217;on ne peut lui reprocher d&#8217;avoir apport&#233; son soutien &#224; la manifestation. Le bl&#226;me prononc&#233; constitue une restriction inadmissible de sa libert&#233; d&#8217;expression.</p><p style="text-align: justify;"><a href="http://www.rtn.ch/rtn/Actualites/Regionale/20120222-Un-enseignant-gagne-son-bras-de-fer-contre-l-Etat.html" target="_blank">Source</a></p><p><a href="http://www.arcinfo.ch/fr/regions/canton-de-neuchatel/un-enseignant-blame-gagne-contre-l-etat-556-398229" target="_blank">Sur arcinfo</a></p><p><a href="http://jurisprudence.ne.ch/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&amp;WebServerUrl=jurisprudence.ne.ch&amp;WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&amp;OmnisLibrary=JURISWEB&amp;OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&amp;OmnisServer=JURISWEB,localhost:7000&amp;Parametername=NEWEB&amp;Schema=NE_WEB&amp;Source=&amp;Aufruf=getMarkupDocument&amp;cSprache=FRE&amp;nF30_KEY=5581&amp;nTrefferzeile=1&amp;Template=search_result_document.html" target="_blank">L'arr&#234;t du Tribunal cantonal</a>&#160;(<a href="http://www.saen.ch/request.php?171" target="_blank">en pdf</a>)</p><br />]]></content:encoded>
<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.21'>Revue de presse</category>
<dc:creator>SAEN</dc:creator>
<pubDate>Thu, 23 Feb 2012 22:14:20 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>La directrice des Terreaux blanchie</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1404.21</link>
<description><![CDATA[Le syndicat des enseignants scandalisé par un rapport interne.]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.saen.ch/news.php?item.1391.21">&lt;&lt;&lt;</a></p><p>&#160;</p><p>L'affaire avait fait grand bruit dans nos colonnes l'ann&#233;e derni&#232;re. A la veille de la rentr&#233;e scolaire, Isabelle Robert, directrice du coll&#232;ge secondaire des Terreaux &#224; Neuch&#226;tel, avait &#233;t&#233; remise en cause de mani&#232;re virulente par le Syndicat autonome des enseignants neuch&#226;telois (SAEN). Celui-ci l'accusait notamment de mauvaise gestion des ressources humaines, d'agressivit&#233; &#224; l'&#233;gard de ses collaborateurs, de harc&#232;lement et d'avoir modifi&#233; deux moyennes annuelles d'un &#233;l&#232;ve.</p><p>A la suite de ces &#233;v&#233;nements, un rapport d'enqu&#234;te interne a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; par le comit&#233; scolaire de l'Ecole secondaire r&#233;gionale neuch&#226;teloise (ESRN). Son but? V&#233;rifier les all&#233;gations tenues contre la directrice du coll&#232;ge des Terreaux.</p><p>Pr&#233;sent&#233; jeudi aux enseignants, ce rapport de treize pages conclut que la directrice n'a pas <em>"discrimin&#233; l'institution en violant le principe d'&#233;galit&#233; de traitement des &#233;l&#232;ves"</em> , tout en pr&#233;cisant que <em>"les investigations entreprises n'ont pas pour but de r&#233;soudre les diff&#233;rends qui subsisteraient entre certains enseignants et/ou membres du personnel administratif ou technique et la directrice." </em></p><h2>Moyennes en cause</h2><p></p><p>Le rapport se penche donc surtout sur les mesures prises - fausses ou av&#233;r&#233;es - par la directrice afin de favoriser la promotion d'un &#233;l&#232;ve. Son intervention <em>"insolite"</em> consistant &#224; remonter la note de cet &#233;l&#232;ve de 3,5 &#224; 4 &#233;tait une <em>"r&#233;ponse appropri&#233;e"</em> , selon le rapport qui estime que l'enseignant avait <em>"sans motif baiss&#233; une note d'expos&#233; en sciences"</em> .</p><p>Deux autres moyennes, dans des branches principales cette fois-ci, ont &#233;galement &#233;t&#233; augment&#233;es d'un demi-point afin de permettre &#224; l'&#233;l&#232;ve de passer l'ann&#233;e. Cette d&#233;cision a &#233;t&#233; prise lors d'un conseil de classe, lors duquel le principal enseignant - <em>"pas en bons termes avec la directrice"</em> , selon le rapport - &#233;tait absent, pour cause de maladie. <em>"La directrice voulait carr&#233;ment monter l'&#233;l&#232;ve d'un point en maths"</em> , s'insurge John Vuillaume, qui se base sur le t&#233;moignage d'une enseignante, contestant la version officielle. <em>"Pour que &#231;a passe inaper&#231;u, ils l'ont mont&#233; d'un demi-point en anglais et en maths"</em> , souffle-t-il, assurant que <em>"cet &#233;l&#232;ve n'avait pas le niveau requis pour la section maturit&#233;." </em></p><p>Le rapport rel&#232;ve pour sa part que <em>"l'&#233;l&#232;ve a b&#233;n&#233;fici&#233; d'une promotion &#224; la limite acceptable de la norme nonobstant des moyennes, notamment en math&#233;matiques, mont&#233;es de mani&#232;re plut&#244;t importante."</em> Et poursuit: <em>"Cet &#233;l&#232;ve, souffrant d'un handicap particuli&#232;rement lourd (</em> r&#233;d: la dysphasie <em>) m&#233;ritait une attention particuli&#232;re"</em> , mettant notamment en avant l'effet n&#233;gatif d'un redoublement. Le comit&#233; nie &#233;galement qu'Isabelle Robert traite diff&#233;remment les &#233;l&#232;ves suivant leur classe sociale, autre reproche adress&#233; par le syndicat.</p><p>John Vuillaume, qui se fait le relais d'une <em>"quinzaine de professeurs"</em> , selon ses estimations, ne d&#233;col&#232;re pas &#224; la lecture de ces conclusions, accueillies " <em>par un silence de mort"</em> dans l'assembl&#233;e, d'apr&#232;s les dires de certains enseignants.</p><h2>"M&#233;thodes dignes de l'ex-Allemagne de l'Est"</h2><p></p><p><em>"Beaucoup de coll&#232;gues ont &#233;t&#233; sous le choc en apprenant qu'un rapport officiel &#233;manant d'une autorit&#233; scolaire pouvait &#234;tre aussi &#233;loign&#233; de la v&#233;rit&#233;"</em> , d&#233;clare le pr&#233;sident du SAEN. <em>"La tentative de r&#233;habilitation &#224; tout prix de Madame Robert par le comit&#233; scolaire actuel de l'ESRN, quitte &#224; discr&#233;diter certains t&#233;moignages, &#224; interpr&#233;ter de mani&#232;re totalement tordue certains faits et &#224; cautionner certains mensonges, est path&#233;tique." </em></p><p>Evoquant le t&#233;moignage-cl&#233; <em>"escamot&#233; et discr&#233;dit&#233;"</em> d'une coll&#232;gue, obtenu sous menace d'un avertissement, le syndicaliste ose: <em>"Les m&#233;thodes utilis&#233;es par le comit&#233; scolaire pour &#233;laborer cette pseudo-enqu&#234;te, qui rel&#232;vent notamment de l'intimidation, dignes de l'ex-Allemagne de l'Est, ne devraient pas avoir leur place ni dans le domaine scolaire, ni dans notre r&#233;publique." </em></p><p><em></em>&#160;</p><p><em><a href="http://www.arcinfo.ch/fr/regions/neuchatel-et-littoral/la-directrice-des-terreaux-blanchie-557-386774" target="_blank">Source</a></em></p><br />]]></content:encoded>
<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.21'>Revue de presse</category>
<dc:creator>SAEN</dc:creator>
<pubDate>Sun, 12 Feb 2012 21:50:22 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>Des élèves presque comme les autres</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1400.21</link>
<description><![CDATA[RTS - De quoi j'me mêle - La Première]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>RTS - De quoi j'me m&#234;le - La Premi&#232;re</p><p>Nina a 9 ans. Tous les matins, comme tous les enfants de son &#226;ge, elle se rend au coll&#232;ge primaire de Saint-Aubin, &#224; Neuch&#226;tel. Comme eux, elle apprend &#224; lire, &#224; calculer et elle joue avec ses camarades de classe. Ce qui la diff&#233;rencie des autres &#233;l&#232;ves ? Elle a plusieurs ma&#238;tresses, car Nina est trisomique. Pour le syst&#232;me scolaire, elle est une enfant &#224; besoins p&#233;dagogiques particuliers.</p><p>&#160;</p><p>Ecouter l'<a href="http://podcast-audio.rts.ch/la-1ere/programmes/de-quoi-j-me-mele/2012/de-quoi-j-me-mele_20120115_full_de-quoi-j-me-mele_25529dc2-4dbd-4b8d-a578-7c9e41f93db9-128k.mp3" target="_blank">&#233;mission</a> du 15 janvier 2012</p><br /><p>Depuis l&#8217;&#233;cole enfantine, les parents de <strong>Nina</strong> ont souhait&#233; qu&#8217;elle soit int&#233;gr&#233;e dans une classe ordinaire plut&#244;t que d&#8217;&#234;tre plac&#233;e en institution. Alors, en plus de son enseignante titulaire, Nina est suivie par plusieurs personnes qui lui offrent un soutien scolaire: un enseignant sp&#233;cialis&#233; ou logop&#233;diste, qui parfois sont &#224; ses c&#244;t&#233;s, en classe, pour lui donner un coup de pouce.</p><p>L&#8217;int&#233;gration scolaire est en plein d&#233;veloppement. Les normes sociales europ&#233;ennes encouragent, dans la mesure du possible, l&#8217;apprentissage commun des enfants souffrant de handicap avec les autres &#233;l&#232;ves.</p><p>En Suisse, depuis 2007, la loi pr&#233;voit que les cantons s&#8217;occupent de scolariser ces enfants. Ainsi, pour garantir que cela se fasse dans de bonnes conditions, la Conf&#233;rence des Directeurs Cantonaux de l&#8217;Instruction Publique a mis sur pied un concordat sur la p&#233;dagogie sp&#233;cialis&#233;e. En Suisse Romande, le Valais, Gen&#232;ve, Vaud et Fribourg l&#8217;ont ratifi&#233;, mais son application varie encore fortement d&#8217;un canton &#224; l&#8217;autre.</p><p>Certains enseignants sont en effet tr&#232;s r&#233;ticents &#224; devoir s&#8217;occuper d&#8217;&#233;l&#232;ves &#224; besoins p&#233;dagogiques particuliers, sans une formation et des moyens suppl&#233;mentaires adapt&#233;s.</p><p>Confront&#233;s &#224; des classes de plus en plus h&#233;t&#233;rog&#232;nes, &#224; une complexification de leur mission et &#224; une d&#233;valorisation de leur m&#233;tier, les enseignants tirent la sonnette d&#8217;alarme: le syndicat des enseignants neuch&#226;telois en a d&#8217;ailleurs fait le th&#232;me de sa derni&#232;re assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale et la Soci&#233;t&#233; p&#233;dagogique vaudoise demande elle un moratoire sur l&#8217;int&#233;gration, tant que les t&#226;ches des enseignants ne sont pas clarifi&#233;es.</p><p>Une opposition du corps enseignant qui a le don d&#8217;agacer <strong>Christian</strong>, p&#232;re de <strong>Benno</strong>, un enfant atteint d&#8217;un retard de d&#233;veloppement. Il estime &#234;tre tributaire du bon vouloir des &#233;tablissements scolaires en mati&#232;re d&#8217;int&#233;gration et estime que, dans le canton de Vaud, on stigmatise encore trop les personnes souffrant de handicap.</p><p>O&#249; se trouve la solution? L&#8217;insertion d&#8217;un enfant handicap&#233; dans une structure classique ne co&#251;te pas moins cher qu&#8217;un&#160; placement en institution sp&#233;cialis&#233;e. Mais pour que cela se passe bien dans la structure classique, un encadrement fort est indispensable, autant pour l&#8217;enfant handicap&#233; que pour les enseignants.</p><p>A ce prix, l&#8217;int&#233;gration peut fonctionner &#224; merveille et les &#233;tudes montrent que tous les enfants grandissent de la pr&#233;sence d&#8217;un &#233;l&#232;ve handicap&#233;. C&#8217;est la conclusion &#224; laquelle arrivent les autorit&#233;s scolaires valaisannes, pionni&#232;res en la mati&#232;re. A Martigny,<strong> Remy</strong>, qui souffre d&#8217;une forme d&#8217;autisme, "a appris &#224; aller au contact des autres", explique sa maman.&#160;"Il a r&#233;ussi &#224; ma&#238;triser sa peur du changement".&#160;</p><p>"De quoi j&#8217;me m&#234;le" est all&#233; &#224; la rencontre de Nina, R&#233;my et Benno; des camarades de classes presque comme les autres.</p><p>Un reportage de Anouk Henry, r&#233;alis&#233; par Jean-Philippe Zwahlen et pr&#233;sent&#233; par Marc Giouse.</p><p>&#160;</p><p><a href="http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/de-quoi-j-me-mele/?date=15-01-2012" target="_blank">Source</a></p>]]></content:encoded>
<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.21'>Revue de presse</category>
<dc:creator>SAEN</dc:creator>
<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 00:14:29 +0100</pubDate>
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<title>Faut-il abolir les notes ?</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1391.21</link>
<description><![CDATA[<p><a href="http://www.saen.ch/news.php?item.1384.21">&lt;&lt;&lt;</a></p><p></p><p style="text-align: justify;"><em><strong>Le d&#233;bat sur l&#8217;&#233;valuation est &#233;minemment politique, comme le rappellent Fabrizio Butera, C&#233;line Buchs et C&#233;line Darnon, dans leur ouvrage &#171;&#160;L&#8217;&#233;valuation, une menace&#160;?&#160;&#187;,&#160;&#224; para&#238;tre aux PUF (collection &#171;&#160;Apprendre&#160;&#187;) le 5 octobre. Un ouvrage engag&#233;, dont <a href="http://www.educpros.fr/detail-article/h/2302195f30/a/faut-il-abolir-les-notes.html" target="_blank">EducPros</a> publie en avant-premi&#232;re les passages marquants sur l&#8217;impact de la notation, les attentes des enseignants et le r&#244;le de l&#8217;&#233;valuation dans les apprentissages.</strong></em></p><br /><p style="text-align: justify;">&#171; Le d&#233;bat sur les notes est l&#8217;un des plus passionnants et passionn&#233;s qui traversent le monde de l&#8217;&#233;ducation dans les pays occidentaux francophones. Sont-elles une aide &#224; l&#8217;apprentissage ? Une entrave ? Faut-il les abolir ? Si elles ont &#233;t&#233; abolies, faut-il les remettre ? &#192; titre d&#8217;exemple, on a observ&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es en Suisse plusieurs retournements de situation dans deux cantons, Vaud et Gen&#232;ve, o&#249; les notes ont d&#8217;abord &#233;t&#233; supprim&#233;es de l&#8217;enseignement primaire, puis r&#233;habilit&#233;es.</p><p class="quoteBigSpan" style="text-align: right;"><em><strong>&#171; Ce qui rend passionn&#233; ce d&#233;bat, c&#8217;est la forte polarisation politique des prises de position &#187;</strong></em></p><p style="text-align: justify;">&#171; En France, les demandes d&#8217;abolition des notes &#224; l&#8217;&#233;cole, mises en sourdine pendant quelques ann&#233;es, ont repris de plus belle avec un appel de l&#8217;Association de la fondation &#233;tudiante pour la ville (AFEV) concernant les notes &#224; l&#8217;&#233;cole primaire, appuy&#233; par de nombreux intellectuels, tout de suite contr&#233; par une r&#233;colte de signatures du syndicat d&#8217;&#233;tudiants Uni. Ce qui rend passionn&#233; ce d&#233;bat, c&#8217;est la forte polarisation politique des prises de position, avec &#8211; pour simplifier &#8211; la gauche progressiste en faveur de l&#8217;abolition des notes et la droite conservatrice en faveur de leur maintien. Ce sont donc bien souvent des valeurs, des id&#233;ologies et des projets de soci&#233;t&#233; qui s&#8217;affrontent dans le d&#233;bat sur les notes.&#160;[&#8230;]&#160;&#187;</p><p style="text-align: right;"><strong><em>&#171; Les quatre M du d&#233;bat sur les notes : mesure, march&#233;, m&#233;rite et motivation &#187;</em></strong></p><h3>Les quatre M du d&#233;bat sur les notes</h3><p class="quoteBigSpan">Malgr&#233; la nature r&#233;solument id&#233;ologique du d&#233;bat sur les notes, quatre pr&#233;suppos&#233;s sont utilis&#233;s syst&#233;matiquement dans ce d&#233;bat pour r&#233;ifier ce qu&#8217;on sait sur les notes, pour donner une allure de fait incontestable &#224; leur utilit&#233;. On appellera ces quatre pr&#233;suppos&#233;s &#8220;les quatre M du d&#233;bat sur les notes&#8221;&#160;: mesure, march&#233;, m&#233;rite et motivation. En effet, pour soutenir qu&#8217;au-del&#224; des pr&#233;f&#233;rences id&#233;ologiques, il y a des raisons objectives pour lesquelles les notes sont utiles, on invoque tour &#224; tour le fait que les notes permettent une mesure simple et claire des apprentissages, que les notes reproduisent une saine comp&#233;tition &#8211; typique des logiques de march&#233; &#8211; que les &#233;l&#232;ves retrouveront plus tard en milieu professionnel, que les notes repr&#233;sentent une r&#233;compense juste au m&#233;rite, et que les notes permettent de motiver les &#233;l&#232;ves. Prenons ces pr&#233;suppos&#233;s dans l&#8217;ordre.</p><h3 style="text-align: justify;"><span>Les notes, comme mesure simple et claire des apprentissages</span></h3><p style="text-align: justify;"><span></span>L&#8217;id&#233;e que les notes repr&#233;sentent une quantification objective de l&#8217;apprentissage trouve son origine dans le d&#233;veloppement de la docimologie, discipline qui &#233;tudie les techniques d&#8217;&#233;valuation et d&#8217;examen.&#160;<span>[&#8230;]</span>&#160;Cette discipline a &#233;t&#233; traditionnellement l&#8217;une des bases de l&#8217;enseignement de la p&#233;dagogie, et l&#8217;id&#233;e que les notes repr&#233;sentent une mesure fiable des apprentissages est tr&#232;s bien enracin&#233;e.</p><p style="text-align: right;"><strong><em>&#171; Les notes mesurent la performance et non pas l&#8217;apprentissage &#187;</em></strong></p><p style="text-align: justify;">Ce pr&#233;suppos&#233; se heurte &#224; deux r&#233;sultats importants de la recherche en &#233;ducation. Le premier est que les notes mesurent la performance et non pas l&#8217;apprentissage. Il appara&#238;t, en effet, que dans l&#8217;&#233;norme majorit&#233; des &#233;valuations, la note rend compte du r&#233;sultat &#224; une &#233;preuve donn&#233;e et pas de l&#8217;&#233;volution des r&#233;sultats de chaque &#233;l&#232;ve entre deux &#233;preuves cons&#233;cutives. La note est donc largement plus utilis&#233;e pour mesurer la performance relative des &#233;l&#232;ves que leurs apprentissages. Le deuxi&#232;me probl&#232;me, li&#233; au premier, est que l&#8217;espoir que la notation du travail des &#233;l&#232;ves soit pr&#233;cise, diagnostique et exempte de biais, ne tient pas compte des facteurs externes &#224; la performance qui influencent l&#8217;attribution des notes. Un ensemble d&#233;sormais cons&#233;quent de r&#233;sultats montre en effet que la note donn&#233;e &#224; un &#233;l&#232;ve est influenc&#233;e par le niveau g&#233;n&#233;ral de la classe ; autrement dit, &#224; comp&#233;tence &#233;gale, un &#233;l&#232;ve aura une meilleure note dans une classe faible que dans une classe forte (voir le chapitre de Dompnier, Pansu et Bressoux dans ce volume). De plus, on conna&#238;t depuis plusieurs ann&#233;es les r&#233;sultats sur l&#8217;&#8220;effet Pygmalion&#8221;, qui montrent que les notes attribu&#233;es aux &#233;l&#232;ves d&#233;pendent en partie des attentes des enseignants, qu&#8217;elles soient d&#233;termin&#233;es par des pr&#233;jug&#233;s ou par la r&#233;putation scolaire de l&#8217;&#233;l&#232;ve (voir le chapitre de Trouilloud et Sarrazin dans ce volume). En somme, les r&#233;sultats de plusieurs ann&#233;es de recherches ne donnent pas de support au pr&#233;suppos&#233; que les notes pourraient &#234;tre utiles parce qu&#8217;elles fournissent un instrument de mesure fiable.</p><h3 style="text-align: justify;">Les notes, comme reproduction de la comp&#233;tition des march&#233;s</h3><p style="text-align: justify;">Une autre id&#233;e bien enracin&#233;e en milieu &#233;ducatif est que les notes, m&#234;me si on ne leur reconna&#238;t pas d&#8217;autres qualit&#233;s, ont un avantage adaptatif, dans la mesure o&#249; elles permettent aux &#233;l&#232;ves de se familiariser avec un syst&#232;me de r&#233;compenses et de punitions, d&#8217;&#233;checs et de r&#233;ussites, de classements plus ou moins favorables, qui seront plus tard leur pain quotidien en milieu professionnel, o&#249; r&#233;gneront les lois du march&#233;.&#160;<span>[&#8230;]</span></p><p class="quoteBigSpan" style="text-align: right;"><em><strong>&#171; Des buts comp&#233;titifs am&#232;nent les &#233;l&#232;ves, puis les &#233;tudiants, &#224; tricher &#187;</strong></em></p><p style="text-align: justify;">Si les &#233;l&#232;ves vont &#224; l&#8217;&#233;cole pour apprendre et pour apprendre &#224; vivre ensemble, plusieurs &#233;tudes montrent que l&#8217;incitation &#224; la comp&#233;tition am&#232;ne &#224; apprendre moins qu&#8217;on ne le pourrait et &#224; d&#233;velopper des comportements antisociaux.&#160;<span>[&#8230;]&#160;</span>Plusieurs travaux montrent que des buts comp&#233;titifs am&#232;nent les &#233;l&#232;ves, puis les &#233;tudiants, &#224; tricher. Si l&#8217;on consid&#232;re qu&#8217;il a &#233;t&#233; montr&#233; que la triche au niveau acad&#233;mique a de fortes chances de conduire plus tard &#224; d&#8217;autres formes de malhonn&#234;tet&#233; en milieu professionnel, comme le mettent en &#233;vidence, par exemple, les travaux de Lovett-Hooper, Weston et Dollinger en 2007, on voit comment l&#8217;argument qui soutient que la socialisation &#224; la comp&#233;tition est adaptative pour l&#8217;entr&#233;e dans le monde professionnel n&#8217;est qu&#8217;un serpent qui se mord la queue.</p><h3 style="text-align: justify;">Les notes, symbole de m&#233;rite</h3><p>Pour d&#233;passer les in&#233;galit&#233;s sociales, un syst&#232;me m&#233;ritocratique, mis en place dans plusieurs pays, consiste &#224; r&#233;compenser les &#233;l&#232;ves et &#224; les faire avancer dans le syst&#232;me scolaire en fonction de leurs r&#233;sultats et non pas en fonction d&#8217;autres consid&#233;rations, par exemple li&#233;es &#224; l&#8217;origine sociale.&#160;<span>[&#8230;]&#160;</span>Les r&#233;sultats de plusieurs ann&#233;es de recherches montrent que les notes, en tant que symbole visible du m&#233;rite, plut&#244;t que de prot&#233;ger les groupes d&#233;favoris&#233;s, entravent leur performance.</p><h3>Les notes, comme facteur de motivation</h3><p style="text-align: justify;">Finalement, un argument, qui semble &#234;tre assez consensuel, est que sans les notes les &#233;l&#232;ves ne travailleraient pas. L&#8217;argument est bas&#233;, d&#8217;une part, sur l&#8217;observation de l&#8217;engouement des &#233;l&#232;ves pour les notes au moment de la restitution des &#233;preuves &#8211; &#224; tel point qu&#8217;ils en oublient de regarder les corrections &#8211; et, d&#8217;autre part, sur la conscience que tout enseignant a du pouvoir des notes de fonctionner selon le principe du b&#226;ton et de la carotte, faisant craindre la punition de la mauvaise note ou esp&#233;rer la r&#233;compense de la bonne note.</p><p class="quoteBigSpan" style="text-align: right;"><em><strong>&#171; Si les notes motivent les &#233;l&#232;ves et les &#233;tudiants, la question se pose de savoir &#224; quoi elles les motivent &#187;</strong></em></p><p style="text-align: justify;">Si les notes motivent les &#233;l&#232;ves et les &#233;tudiants, la question se pose de savoir &#224; quoi elles les motivent. En effet, comme remarqu&#233; plus haut, une des croyances li&#233;es aux notes est qu&#8217;elles stimulent la comp&#233;tition, et par l&#224; des meilleurs r&#233;sultats. Est-ce vrai ? Dans une &#233;tude r&#233;cente, nous avons confront&#233; des &#233;l&#232;ves d&#8217;une &#233;cole secondaire sup&#233;rieure, d&#8217;environ 18 ans, &#224; une t&#226;che scolaire pour laquelle ils allaient recevoir, ou non, une note. Nous avons ensuite mesur&#233; leurs buts de performance, leur d&#233;sir d&#8217;obtenir une &#233;valuation positive par rapport &#224; leurs camarades, en diff&#233;renciant les buts de performance-approche &#8211; le d&#233;sir de r&#233;ussir mieux que les autres &#8211; des buts de performance-&#233;vitement &#8211; le d&#233;sir de ne pas r&#233;ussir moins bien que les autres (voir le chapitre de Darnon, Smedig, Toczek-Capelle et Souchal dans ce volume). Cette distinction, qui peut para&#238;tre tr&#232;s abstraite, est en r&#233;alit&#233; tr&#232;s importante : les buts de performance-approche sont justement les buts comp&#233;titifs qui devraient amener au d&#233;passement des autres, alors que les buts de performance-&#233;vitement apparaissent dans&#160;plusieurs travaux empiriques comme des buts qui pr&#233;disent la d&#233;sorganisation dans le travail, l&#8217;&#233;tude de surface et surtout une faible performance. Or, les r&#233;sultats de cette &#233;tude montrent que l&#8217;annonce de la pr&#233;sence d&#8217;une note pour l&#8217;exercice augmentait aupr&#232;s de ces &#233;l&#232;ves les buts de performance-&#233;vitement comparativement &#224; l&#8217;absence de note, une diff&#233;rence qui n&#8217;apparaissait pas pour les buts de performance-approche. En d&#8217;autres termes, les notes motivent les &#233;l&#232;ves, mais non dans le sens attendu : elles induisent plut&#244;t des buts scolaires et acad&#233;miques qui sont connus dans la litt&#233;rature pour limiter la profondeur de l&#8217;investissement scolaire et la performance aux examens.</p><h3 style="text-align: justify;">Conclusions : la menace, le cinqui&#232;me M</h3><p style="text-align: justify;"><span>[&#8230;]</span>&#160;Finalement, si les notes motivent, elles le font dans une direction tout &#224; fait inattendue, en produisant des buts, les buts de performance-&#233;vitement, qui ont &#233;t&#233; traditionnellement associ&#233;s avec la crainte de l&#8217;&#233;chec et le sentiment de menace des comp&#233;tences. On pourrait s&#8217;&#233;tonner de la partialit&#233; des recherches pr&#233;sent&#233;es ici, qui toutes montrent les effets d&#233;l&#233;t&#232;res des notes, sans pr&#233;senter en contrepartie les recherches qui montrent des effets positifs. En r&#233;alit&#233;, si on reste dans le domaine des apprentissages et de la motivation, on ne trouve pas de recherche qui t&#233;moigne d&#8217;un effet positif des notes. Est-ce plausible ? Alfie Kohn, dans le livre cit&#233;, passe en revue les travaux qui existent sur les r&#233;compenses en g&#233;n&#233;ral et les notes en particulier, et explique que les notes sont une forme de pression externe &#224; &#233;tudier et &#224; s&#8217;engager dans des apprentissages, avec peu de chances d&#8217;induire les &#233;l&#232;ves et les &#233;tudiants &#224; &#233;tudier par plaisir, int&#233;r&#234;t, ou toute autre forme de motivation bas&#233;e sur des facteurs autonomes. Ce qui explique l&#8217;absence d&#8217;effets positifs. Il appara&#238;t de ce bref parcours qu&#8217;il est temps d&#8217;&#233;largir la fa&#231;on d&#8217;aborder le probl&#232;me des notes. Jusqu&#8217;&#224; pr&#233;sent, le d&#233;bat s&#8217;est focalis&#233; sur les propri&#233;t&#233;s diagnostiques ou les caract&#233;ristiques descriptives des notes. Ce chapitre sugg&#232;re qu&#8217;il faut commencer &#224; poser aussi la question de la fonction qu&#8217;on leur donne. On a vu plus haut que les notes pourraient &#234;tre utilis&#233;es pour d&#233;velopper les comp&#233;tences des &#233;l&#232;ves, si elles sont utilis&#233;es dans un but formatif. Mais tant que les notes seront utilis&#233;es, dans la grande majorit&#233; des cas, pour rendre visibles les diff&#233;rences entre &#233;l&#232;ves, les comparer et&#160;<span>in fine</span>&#160;faciliter le processus de s&#233;lection, elles ne produiront que de la menace et des r&#233;actions de &#8220;survie&#8221; scolaire. &#187;</p><p><em>(Chapitre 4, &#171; La menace des notes &#187;, pp. 45 &#224; 53, Fabrizio Butera.)</em></p><h2><span class="Apple-style-span" style="font-family: tahoma, verdana, helvetica, arial, sans-serif; font-weight: bold; background-color: #eae6e6;">Attentes des enseignants et spirale de l&#8217;&#233;chec</span></h2><p style="text-align: right;"><strong><em>&#171; Ces attentes peuvent constituer une r&#233;elle menace pour le processus &#233;valuatif &#187;</em></strong></p><p class="quoteBigSpan" style="text-align: justify;">&#171;&#160;<span>[&#8230;] L</span>es attentes &#233;labor&#233;es par les enseignants &#224; l&#8217;&#233;gard de leurs &#233;l&#232;ves peuvent intervenir dans le processus &#233;valuatif selon deux modalit&#233;s. Elles peuvent, d&#8217;une part, transformer r&#233;ellement le niveau scolaire des &#233;l&#232;ves. Sur ce point, les nombreux travaux sur l&#8217;effet Pygmalion indiquent que les attentes des enseignants ont la capacit&#233; d&#8217;affecter la progression et les acquisitions des &#233;l&#232;ves. Lorsqu&#8217;un enseignant &#233;labore une attente particuli&#232;re envers un &#233;l&#232;ve, il augmente la probabilit&#233; que les comportements de cet &#233;l&#232;ve aillent dans la direction attendue. D&#8217;autre part, les attentes peuvent &#233;galement g&#233;n&#233;rer un biais &#233;valuatif. Dans ce cas, seules les notes re&#231;ues par l&#8217;&#233;l&#232;ve sont affect&#233;es, sans que son niveau v&#233;ritable soit modifi&#233;. La trajectoire scolaire des &#233;l&#232;ves semble donc ne pas s&#8217;expliquer uniquement par leurs comp&#233;tences intrins&#232;ques. Les attentes des enseignants, parfois fond&#233;es sur leurs repr&#233;sentations partiellement st&#233;r&#233;otyp&#233;es des &#233;l&#232;ves cens&#233;s r&#233;ussir ou &#233;chouer, participent &#224; la reproduction des caract&#233;ristiques sur lesquelles elles se fondent, puisqu&#8217;elles am&#232;nent &#224; stimuler davantage les &#233;l&#232;ves d&#233;j&#224; &#8220;promis&#8221; &#224; une meilleure r&#233;ussite, et inversement. De ce fait, ces attentes peuvent constituer une r&#233;elle menace pour le processus &#233;valuatif, car elles sont susceptibles de perp&#233;tuer (voire d&#8217;accentuer) des in&#233;galit&#233;s entre les &#233;l&#232;ves, participant ainsi &#224; une reproduction des hi&#233;rarchies scolaires.&#160;<span>[&#8230;]</span>&#160;</p><p class="quoteBigSpan" style="text-align: right;"><em><strong>&#171; Les &#233;l&#232;ves stigmatis&#233;s sont plus sensibles aux attentes et &#224; leurs effets &#187;</strong></em></p><p style="text-align: justify;">Les quelques travaux existants &#224; ce sujet montrent que les &#233;l&#232;ves stigmatis&#233;s, que ce soit &#224; cause de leur appartenance &#224; un groupe d&#233;mographique particulier (classe sociale d&#233;favoris&#233;e, minorit&#233; ethnique) ou bien &#224; cause de leurs ant&#233;c&#233;dents scolaires (r&#233;sultats ant&#233;rieurs et concepts de soi faibles) sont plus sensibles aux attentes et &#224; leurs effets. Cette sensibilit&#233; serait due non seulement aux attentes plus n&#233;gatives des enseignants, mais aussi &#224; un manque de ressources des &#233;l&#232;ves pour r&#233;sister aux cons&#233;quences de ces attentes, enclenchant ainsi une &#8220;spirale&#8221; de l&#8217;&#233;chec. En ce sens, les attentes des enseignants constituent un &#233;l&#233;ment important de l&#8217;environnement &#233;ducatif d&#8217;un &#233;l&#232;ve. Sensibiliser les enseignants sur les cons&#233;quences comportementales et perceptives de leurs attentes pourrait donc constituer un levier int&#233;ressant pour r&#233;duire l&#8217;amplitude de ce ph&#233;nom&#232;ne. &#187;<br /><em>(Chapitre 6, &#171; Les attentes des enseignants : une menace pour l&#8217;&#233;valuation ? &#187;, David Trouilloud et Philippe Sarrazin, pp. 74-75.)</em></p><h2><span class="Apple-style-span" style="font-family: tahoma, verdana, helvetica, arial, sans-serif; font-weight: bold; background-color: #eae6e6;">L&#8217;enjeu de s&#233;lection : un frein &#224; l&#8217;usage de pratiques moins discriminantes</span></h2><p style="text-align: justify;">&#171;&#160;<span>[&#8230;]</span>&#160;tant que les institutions scolaires rempliront une fonction de s&#233;lection, elles seront frein&#233;es dans l&#8217;usage de moyens p&#233;dagogiques efficaces et permettant la r&#233;ussite d&#8217;un plus grand nombre. Comment convaincre les &#233;l&#232;ves qu&#8217;ils ne doivent pas chercher &#224; d&#233;passer leurs camarades dans un syst&#232;me o&#249; c&#8217;est, pr&#233;cis&#233;ment, le d&#233;passement de leurs camarades qui donne acc&#232;s &#224; la r&#233;ussite et, plus tard, qui donnera acc&#232;s aux positions sociales les plus privil&#233;gi&#233;es ? Et comment convaincre les enseignants d&#8217;utiliser un format d&#8217;&#233;valuation non discriminant ou une autre m&#233;thode p&#233;dagogique efficace dans un syst&#232;me o&#249; on leur demandera, en fin d&#8217;ann&#233;e, de faire la diff&#233;rence entre les &#8220;bons&#8221; et les &#8220;moins bons&#8221; &#233;l&#232;ves ?</p><p style="text-align: justify;">Ainsi, nous pensons que plut&#244;t que d&#8217;essayer de convaincre les &#233;l&#232;ves ou les enseignants de promouvoir certaines formes de motivation ou certaines pratiques &#233;valuatives en classe, il conviendrait de questionner l&#8217;institution scolaire, ou, plus largement, le fonctionnement tr&#232;s in&#233;galitaire de la soci&#233;t&#233; dans laquelle le syst&#232;me &#233;ducatif s&#8217;inscrit et qui confie &#224; celui-ci la difficile t&#226;che de r&#233;partir les individus dans ces positions in&#233;gales.</p><p class="quoteBigSpan" style="text-align: right;"><em><strong>&#171; On peut sans difficult&#233; consid&#233;rer que l&#8217;&#233;cole obligatoire n&#8217;a pas &#224; assurer de r&#244;le de s&#233;lection &#187;</strong></em></p><p style="text-align: justify;">Bien entendu, il n&#8217;existe pas de solution simple. Quelques pistes m&#233;ritent toutefois r&#233;flexion. Premi&#232;rement, on peut consid&#233;rer que certes, il revient au syst&#232;me &#233;ducatif d&#8217;effectuer le &#8220;tri&#8221; qui doit &#224; un moment ou &#224; un autre s&#8217;op&#233;rer. &#192; d&#233;faut d&#8217;en retirer l&#8217;enjeu de s&#233;lection, on peut alors le limiter aux niveaux scolaires les plus avanc&#233;s. On peut sans difficult&#233;, par exemple, consid&#233;rer que l&#8217;&#233;cole obligatoire n&#8217;a pas &#224; assurer de r&#244;le de s&#233;lection. En France, la loi de 2005 visant l&#8217;acquisition d&#8217;un Socle commun de connaissances et de comp&#233;tences &#224; la fin de l&#8217;&#233;cole obligatoire (environ 15 ans) s&#8217;inscrit dans cette perspective. En red&#233;finissant le r&#244;le de chaque niveau (&#233;cole primaire, coll&#232;ge, lyc&#233;e, enseignement sup&#233;rieur) dans la s&#233;lection, cette d&#233;marche permet de la limiter aux &#233;tapes les plus tardives du cursus.</p><p style="text-align: right;"><em><strong>&#171; Remplacer l&#8217;id&#233;ologie de l&#8217;&#233;galit&#233; des chances par celle de l&#8217;&#233;galit&#233; des places &#187;</strong></em></p><p class="quoteBigSpan" style="text-align: justify;">Une autre piste consiste &#224; prendre le probl&#232;me &#224; la source. Cela revient &#224; consid&#233;rer que tant qu&#8217;il y aura des in&#233;galit&#233;s de positions et que le syst&#232;me &#233;ducatif d&#233;terminera largement l&#8217;acc&#232;s &#224; ces positions (contribuera, en fait, &#224; leur donner une apparence &#8220;juste&#8221;), la comp&#233;tition sera la r&#232;gle &#224; l&#8217;&#233;cole, les &#233;valuations normatives y seront massivement utilis&#233;es et les m&#233;thodes p&#233;dagogiques permettant de favoriser la r&#233;ussite de tous y seront &#233;vit&#233;es, ou utilis&#233;es de mani&#232;re anecdotique. &#192; ce sujet, Fran&#231;ois Dubet propose de remplacer l&#8217;id&#233;ologie de l&#8217;&#233;galit&#233; des&#160;<span>chances</span>, qui admet que les places sont in&#233;gales mais consid&#232;re que la comp&#233;tition pour y acc&#233;der doit &#234;tre &#8220;juste&#8221;, par celle de l&#8217;&#233;galit&#233; des<span>places</span>, qui consiste &#224; limiter les &#233;carts sociaux, rendre les positions moins in&#233;gales entre elles. Cette id&#233;ologie, en r&#233;duisant l&#8217;enjeu de s&#233;lection, permettrait sans doute de promouvoir &#233;galement les m&#233;thodes p&#233;dagogiques de qualit&#233; et rendant possible la r&#233;ussite de tous et non seulement celle d&#8217;une &#233;lite, ou d&#8217;&#233;l&#232;ves qui, de par leur milieu social d&#8217;origine, ou leur sexe, ont le privil&#232;ge d&#8217;en faire partie. &#187;</p><p style="text-align: justify;"><em>(Chapitre 11, &#171; L&#8217;&#233;valuation comme outil de formation et/ou de s&#233;lection &#187;, C&#233;line Darnon, Annique Smedig, Marie-Christine Toczek-Capelle et Carine Souchal, pp. 123-124.)</em></p><p style="text-align: justify;"></p><p style="text-align: justify;">Copyright, Presses universitaires de France, 2011.</p><p style="text-align: right;">MF</p><p class="news-single-date" style="text-align: right;">04.10.11</p><p class="news-single-date" style="text-align: left;"><strong><a href="http://www.educpros.fr/detail-article/h/2302195f30/a/faut-il-abolir-les-notes.html" target="_blank">Source</a></strong></p>]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.saen.ch/news.php?item.1384.21">&lt;&lt;&lt;</a></p><p></p><p style="text-align: justify;"><em><strong>Le d&#233;bat sur l&#8217;&#233;valuation est &#233;minemment politique, comme le rappellent Fabrizio Butera, C&#233;line Buchs et C&#233;line Darnon, dans leur ouvrage &#171;&#160;L&#8217;&#233;valuation, une menace&#160;?&#160;&#187;,&#160;&#224; para&#238;tre aux PUF (collection &#171;&#160;Apprendre&#160;&#187;) le 5 octobre. Un ouvrage engag&#233;, dont <a href="http://www.educpros.fr/detail-article/h/2302195f30/a/faut-il-abolir-les-notes.html" target="_blank">EducPros</a> publie en avant-premi&#232;re les passages marquants sur l&#8217;impact de la notation, les attentes des enseignants et le r&#244;le de l&#8217;&#233;valuation dans les apprentissages.</strong></em></p><br /><p style="text-align: justify;">&#171; Le d&#233;bat sur les notes est l&#8217;un des plus passionnants et passionn&#233;s qui traversent le monde de l&#8217;&#233;ducation dans les pays occidentaux francophones. Sont-elles une aide &#224; l&#8217;apprentissage ? Une entrave ? Faut-il les abolir ? Si elles ont &#233;t&#233; abolies, faut-il les remettre ? &#192; titre d&#8217;exemple, on a observ&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es en Suisse plusieurs retournements de situation dans deux cantons, Vaud et Gen&#232;ve, o&#249; les notes ont d&#8217;abord &#233;t&#233; supprim&#233;es de l&#8217;enseignement primaire, puis r&#233;habilit&#233;es.</p><p class="quoteBigSpan" style="text-align: right;"><em><strong>&#171; Ce qui rend passionn&#233; ce d&#233;bat, c&#8217;est la forte polarisation politique des prises de position &#187;</strong></em></p><p style="text-align: justify;">&#171; En France, les demandes d&#8217;abolition des notes &#224; l&#8217;&#233;cole, mises en sourdine pendant quelques ann&#233;es, ont repris de plus belle avec un appel de l&#8217;Association de la fondation &#233;tudiante pour la ville (AFEV) concernant les notes &#224; l&#8217;&#233;cole primaire, appuy&#233; par de nombreux intellectuels, tout de suite contr&#233; par une r&#233;colte de signatures du syndicat d&#8217;&#233;tudiants Uni. Ce qui rend passionn&#233; ce d&#233;bat, c&#8217;est la forte polarisation politique des prises de position, avec &#8211; pour simplifier &#8211; la gauche progressiste en faveur de l&#8217;abolition des notes et la droite conservatrice en faveur de leur maintien. Ce sont donc bien souvent des valeurs, des id&#233;ologies et des projets de soci&#233;t&#233; qui s&#8217;affrontent dans le d&#233;bat sur les notes.&#160;[&#8230;]&#160;&#187;</p><p style="text-align: right;"><strong><em>&#171; Les quatre M du d&#233;bat sur les notes : mesure, march&#233;, m&#233;rite et motivation &#187;</em></strong></p><h3>Les quatre M du d&#233;bat sur les notes</h3><p class="quoteBigSpan">Malgr&#233; la nature r&#233;solument id&#233;ologique du d&#233;bat sur les notes, quatre pr&#233;suppos&#233;s sont utilis&#233;s syst&#233;matiquement dans ce d&#233;bat pour r&#233;ifier ce qu&#8217;on sait sur les notes, pour donner une allure de fait incontestable &#224; leur utilit&#233;. On appellera ces quatre pr&#233;suppos&#233;s &#8220;les quatre M du d&#233;bat sur les notes&#8221;&#160;: mesure, march&#233;, m&#233;rite et motivation. En effet, pour soutenir qu&#8217;au-del&#224; des pr&#233;f&#233;rences id&#233;ologiques, il y a des raisons objectives pour lesquelles les notes sont utiles, on invoque tour &#224; tour le fait que les notes permettent une mesure simple et claire des apprentissages, que les notes reproduisent une saine comp&#233;tition &#8211; typique des logiques de march&#233; &#8211; que les &#233;l&#232;ves retrouveront plus tard en milieu professionnel, que les notes repr&#233;sentent une r&#233;compense juste au m&#233;rite, et que les notes permettent de motiver les &#233;l&#232;ves. Prenons ces pr&#233;suppos&#233;s dans l&#8217;ordre.</p><h3 style="text-align: justify;"><span>Les notes, comme mesure simple et claire des apprentissages</span></h3><p style="text-align: justify;"><span></span>L&#8217;id&#233;e que les notes repr&#233;sentent une quantification objective de l&#8217;apprentissage trouve son origine dans le d&#233;veloppement de la docimologie, discipline qui &#233;tudie les techniques d&#8217;&#233;valuation et d&#8217;examen.&#160;<span>[&#8230;]</span>&#160;Cette discipline a &#233;t&#233; traditionnellement l&#8217;une des bases de l&#8217;enseignement de la p&#233;dagogie, et l&#8217;id&#233;e que les notes repr&#233;sentent une mesure fiable des apprentissages est tr&#232;s bien enracin&#233;e.</p><p style="text-align: right;"><strong><em>&#171; Les notes mesurent la performance et non pas l&#8217;apprentissage &#187;</em></strong></p><p style="text-align: justify;">Ce pr&#233;suppos&#233; se heurte &#224; deux r&#233;sultats importants de la recherche en &#233;ducation. Le premier est que les notes mesurent la performance et non pas l&#8217;apprentissage. Il appara&#238;t, en effet, que dans l&#8217;&#233;norme majorit&#233; des &#233;valuations, la note rend compte du r&#233;sultat &#224; une &#233;preuve donn&#233;e et pas de l&#8217;&#233;volution des r&#233;sultats de chaque &#233;l&#232;ve entre deux &#233;preuves cons&#233;cutives. La note est donc largement plus utilis&#233;e pour mesurer la performance relative des &#233;l&#232;ves que leurs apprentissages. Le deuxi&#232;me probl&#232;me, li&#233; au premier, est que l&#8217;espoir que la notation du travail des &#233;l&#232;ves soit pr&#233;cise, diagnostique et exempte de biais, ne tient pas compte des facteurs externes &#224; la performance qui influencent l&#8217;attribution des notes. Un ensemble d&#233;sormais cons&#233;quent de r&#233;sultats montre en effet que la note donn&#233;e &#224; un &#233;l&#232;ve est influenc&#233;e par le niveau g&#233;n&#233;ral de la classe ; autrement dit, &#224; comp&#233;tence &#233;gale, un &#233;l&#232;ve aura une meilleure note dans une classe faible que dans une classe forte (voir le chapitre de Dompnier, Pansu et Bressoux dans ce volume). De plus, on conna&#238;t depuis plusieurs ann&#233;es les r&#233;sultats sur l&#8217;&#8220;effet Pygmalion&#8221;, qui montrent que les notes attribu&#233;es aux &#233;l&#232;ves d&#233;pendent en partie des attentes des enseignants, qu&#8217;elles soient d&#233;termin&#233;es par des pr&#233;jug&#233;s ou par la r&#233;putation scolaire de l&#8217;&#233;l&#232;ve (voir le chapitre de Trouilloud et Sarrazin dans ce volume). En somme, les r&#233;sultats de plusieurs ann&#233;es de recherches ne donnent pas de support au pr&#233;suppos&#233; que les notes pourraient &#234;tre utiles parce qu&#8217;elles fournissent un instrument de mesure fiable.</p><h3 style="text-align: justify;">Les notes, comme reproduction de la comp&#233;tition des march&#233;s</h3><p style="text-align: justify;">Une autre id&#233;e bien enracin&#233;e en milieu &#233;ducatif est que les notes, m&#234;me si on ne leur reconna&#238;t pas d&#8217;autres qualit&#233;s, ont un avantage adaptatif, dans la mesure o&#249; elles permettent aux &#233;l&#232;ves de se familiariser avec un syst&#232;me de r&#233;compenses et de punitions, d&#8217;&#233;checs et de r&#233;ussites, de classements plus ou moins favorables, qui seront plus tard leur pain quotidien en milieu professionnel, o&#249; r&#233;gneront les lois du march&#233;.&#160;<span>[&#8230;]</span></p><p class="quoteBigSpan" style="text-align: right;"><em><strong>&#171; Des buts comp&#233;titifs am&#232;nent les &#233;l&#232;ves, puis les &#233;tudiants, &#224; tricher &#187;</strong></em></p><p style="text-align: justify;">Si les &#233;l&#232;ves vont &#224; l&#8217;&#233;cole pour apprendre et pour apprendre &#224; vivre ensemble, plusieurs &#233;tudes montrent que l&#8217;incitation &#224; la comp&#233;tition am&#232;ne &#224; apprendre moins qu&#8217;on ne le pourrait et &#224; d&#233;velopper des comportements antisociaux.&#160;<span>[&#8230;]&#160;</span>Plusieurs travaux montrent que des buts comp&#233;titifs am&#232;nent les &#233;l&#232;ves, puis les &#233;tudiants, &#224; tricher. Si l&#8217;on consid&#232;re qu&#8217;il a &#233;t&#233; montr&#233; que la triche au niveau acad&#233;mique a de fortes chances de conduire plus tard &#224; d&#8217;autres formes de malhonn&#234;tet&#233; en milieu professionnel, comme le mettent en &#233;vidence, par exemple, les travaux de Lovett-Hooper, Weston et Dollinger en 2007, on voit comment l&#8217;argument qui soutient que la socialisation &#224; la comp&#233;tition est adaptative pour l&#8217;entr&#233;e dans le monde professionnel n&#8217;est qu&#8217;un serpent qui se mord la queue.</p><h3 style="text-align: justify;">Les notes, symbole de m&#233;rite</h3><p>Pour d&#233;passer les in&#233;galit&#233;s sociales, un syst&#232;me m&#233;ritocratique, mis en place dans plusieurs pays, consiste &#224; r&#233;compenser les &#233;l&#232;ves et &#224; les faire avancer dans le syst&#232;me scolaire en fonction de leurs r&#233;sultats et non pas en fonction d&#8217;autres consid&#233;rations, par exemple li&#233;es &#224; l&#8217;origine sociale.&#160;<span>[&#8230;]&#160;</span>Les r&#233;sultats de plusieurs ann&#233;es de recherches montrent que les notes, en tant que symbole visible du m&#233;rite, plut&#244;t que de prot&#233;ger les groupes d&#233;favoris&#233;s, entravent leur performance.</p><h3>Les notes, comme facteur de motivation</h3><p style="text-align: justify;">Finalement, un argument, qui semble &#234;tre assez consensuel, est que sans les notes les &#233;l&#232;ves ne travailleraient pas. L&#8217;argument est bas&#233;, d&#8217;une part, sur l&#8217;observation de l&#8217;engouement des &#233;l&#232;ves pour les notes au moment de la restitution des &#233;preuves &#8211; &#224; tel point qu&#8217;ils en oublient de regarder les corrections &#8211; et, d&#8217;autre part, sur la conscience que tout enseignant a du pouvoir des notes de fonctionner selon le principe du b&#226;ton et de la carotte, faisant craindre la punition de la mauvaise note ou esp&#233;rer la r&#233;compense de la bonne note.</p><p class="quoteBigSpan" style="text-align: right;"><em><strong>&#171; Si les notes motivent les &#233;l&#232;ves et les &#233;tudiants, la question se pose de savoir &#224; quoi elles les motivent &#187;</strong></em></p><p style="text-align: justify;">Si les notes motivent les &#233;l&#232;ves et les &#233;tudiants, la question se pose de savoir &#224; quoi elles les motivent. En effet, comme remarqu&#233; plus haut, une des croyances li&#233;es aux notes est qu&#8217;elles stimulent la comp&#233;tition, et par l&#224; des meilleurs r&#233;sultats. Est-ce vrai ? Dans une &#233;tude r&#233;cente, nous avons confront&#233; des &#233;l&#232;ves d&#8217;une &#233;cole secondaire sup&#233;rieure, d&#8217;environ 18 ans, &#224; une t&#226;che scolaire pour laquelle ils allaient recevoir, ou non, une note. Nous avons ensuite mesur&#233; leurs buts de performance, leur d&#233;sir d&#8217;obtenir une &#233;valuation positive par rapport &#224; leurs camarades, en diff&#233;renciant les buts de performance-approche &#8211; le d&#233;sir de r&#233;ussir mieux que les autres &#8211; des buts de performance-&#233;vitement &#8211; le d&#233;sir de ne pas r&#233;ussir moins bien que les autres (voir le chapitre de Darnon, Smedig, Toczek-Capelle et Souchal dans ce volume). Cette distinction, qui peut para&#238;tre tr&#232;s abstraite, est en r&#233;alit&#233; tr&#232;s importante : les buts de performance-approche sont justement les buts comp&#233;titifs qui devraient amener au d&#233;passement des autres, alors que les buts de performance-&#233;vitement apparaissent dans&#160;plusieurs travaux empiriques comme des buts qui pr&#233;disent la d&#233;sorganisation dans le travail, l&#8217;&#233;tude de surface et surtout une faible performance. Or, les r&#233;sultats de cette &#233;tude montrent que l&#8217;annonce de la pr&#233;sence d&#8217;une note pour l&#8217;exercice augmentait aupr&#232;s de ces &#233;l&#232;ves les buts de performance-&#233;vitement comparativement &#224; l&#8217;absence de note, une diff&#233;rence qui n&#8217;apparaissait pas pour les buts de performance-approche. En d&#8217;autres termes, les notes motivent les &#233;l&#232;ves, mais non dans le sens attendu : elles induisent plut&#244;t des buts scolaires et acad&#233;miques qui sont connus dans la litt&#233;rature pour limiter la profondeur de l&#8217;investissement scolaire et la performance aux examens.</p><h3 style="text-align: justify;">Conclusions : la menace, le cinqui&#232;me M</h3><p style="text-align: justify;"><span>[&#8230;]</span>&#160;Finalement, si les notes motivent, elles le font dans une direction tout &#224; fait inattendue, en produisant des buts, les buts de performance-&#233;vitement, qui ont &#233;t&#233; traditionnellement associ&#233;s avec la crainte de l&#8217;&#233;chec et le sentiment de menace des comp&#233;tences. On pourrait s&#8217;&#233;tonner de la partialit&#233; des recherches pr&#233;sent&#233;es ici, qui toutes montrent les effets d&#233;l&#233;t&#232;res des notes, sans pr&#233;senter en contrepartie les recherches qui montrent des effets positifs. En r&#233;alit&#233;, si on reste dans le domaine des apprentissages et de la motivation, on ne trouve pas de recherche qui t&#233;moigne d&#8217;un effet positif des notes. Est-ce plausible ? Alfie Kohn, dans le livre cit&#233;, passe en revue les travaux qui existent sur les r&#233;compenses en g&#233;n&#233;ral et les notes en particulier, et explique que les notes sont une forme de pression externe &#224; &#233;tudier et &#224; s&#8217;engager dans des apprentissages, avec peu de chances d&#8217;induire les &#233;l&#232;ves et les &#233;tudiants &#224; &#233;tudier par plaisir, int&#233;r&#234;t, ou toute autre forme de motivation bas&#233;e sur des facteurs autonomes. Ce qui explique l&#8217;absence d&#8217;effets positifs. Il appara&#238;t de ce bref parcours qu&#8217;il est temps d&#8217;&#233;largir la fa&#231;on d&#8217;aborder le probl&#232;me des notes. Jusqu&#8217;&#224; pr&#233;sent, le d&#233;bat s&#8217;est focalis&#233; sur les propri&#233;t&#233;s diagnostiques ou les caract&#233;ristiques descriptives des notes. Ce chapitre sugg&#232;re qu&#8217;il faut commencer &#224; poser aussi la question de la fonction qu&#8217;on leur donne. On a vu plus haut que les notes pourraient &#234;tre utilis&#233;es pour d&#233;velopper les comp&#233;tences des &#233;l&#232;ves, si elles sont utilis&#233;es dans un but formatif. Mais tant que les notes seront utilis&#233;es, dans la grande majorit&#233; des cas, pour rendre visibles les diff&#233;rences entre &#233;l&#232;ves, les comparer et&#160;<span>in fine</span>&#160;faciliter le processus de s&#233;lection, elles ne produiront que de la menace et des r&#233;actions de &#8220;survie&#8221; scolaire. &#187;</p><p><em>(Chapitre 4, &#171; La menace des notes &#187;, pp. 45 &#224; 53, Fabrizio Butera.)</em></p><h2><span class="Apple-style-span" style="font-family: tahoma, verdana, helvetica, arial, sans-serif; font-weight: bold; background-color: #eae6e6;">Attentes des enseignants et spirale de l&#8217;&#233;chec</span></h2><p style="text-align: right;"><strong><em>&#171; Ces attentes peuvent constituer une r&#233;elle menace pour le processus &#233;valuatif &#187;</em></strong></p><p class="quoteBigSpan" style="text-align: justify;">&#171;&#160;<span>[&#8230;] L</span>es attentes &#233;labor&#233;es par les enseignants &#224; l&#8217;&#233;gard de leurs &#233;l&#232;ves peuvent intervenir dans le processus &#233;valuatif selon deux modalit&#233;s. Elles peuvent, d&#8217;une part, transformer r&#233;ellement le niveau scolaire des &#233;l&#232;ves. Sur ce point, les nombreux travaux sur l&#8217;effet Pygmalion indiquent que les attentes des enseignants ont la capacit&#233; d&#8217;affecter la progression et les acquisitions des &#233;l&#232;ves. Lorsqu&#8217;un enseignant &#233;labore une attente particuli&#232;re envers un &#233;l&#232;ve, il augmente la probabilit&#233; que les comportements de cet &#233;l&#232;ve aillent dans la direction attendue. D&#8217;autre part, les attentes peuvent &#233;galement g&#233;n&#233;rer un biais &#233;valuatif. Dans ce cas, seules les notes re&#231;ues par l&#8217;&#233;l&#232;ve sont affect&#233;es, sans que son niveau v&#233;ritable soit modifi&#233;. La trajectoire scolaire des &#233;l&#232;ves semble donc ne pas s&#8217;expliquer uniquement par leurs comp&#233;tences intrins&#232;ques. Les attentes des enseignants, parfois fond&#233;es sur leurs repr&#233;sentations partiellement st&#233;r&#233;otyp&#233;es des &#233;l&#232;ves cens&#233;s r&#233;ussir ou &#233;chouer, participent &#224; la reproduction des caract&#233;ristiques sur lesquelles elles se fondent, puisqu&#8217;elles am&#232;nent &#224; stimuler davantage les &#233;l&#232;ves d&#233;j&#224; &#8220;promis&#8221; &#224; une meilleure r&#233;ussite, et inversement. De ce fait, ces attentes peuvent constituer une r&#233;elle menace pour le processus &#233;valuatif, car elles sont susceptibles de perp&#233;tuer (voire d&#8217;accentuer) des in&#233;galit&#233;s entre les &#233;l&#232;ves, participant ainsi &#224; une reproduction des hi&#233;rarchies scolaires.&#160;<span>[&#8230;]</span>&#160;</p><p class="quoteBigSpan" style="text-align: right;"><em><strong>&#171; Les &#233;l&#232;ves stigmatis&#233;s sont plus sensibles aux attentes et &#224; leurs effets &#187;</strong></em></p><p style="text-align: justify;">Les quelques travaux existants &#224; ce sujet montrent que les &#233;l&#232;ves stigmatis&#233;s, que ce soit &#224; cause de leur appartenance &#224; un groupe d&#233;mographique particulier (classe sociale d&#233;favoris&#233;e, minorit&#233; ethnique) ou bien &#224; cause de leurs ant&#233;c&#233;dents scolaires (r&#233;sultats ant&#233;rieurs et concepts de soi faibles) sont plus sensibles aux attentes et &#224; leurs effets. Cette sensibilit&#233; serait due non seulement aux attentes plus n&#233;gatives des enseignants, mais aussi &#224; un manque de ressources des &#233;l&#232;ves pour r&#233;sister aux cons&#233;quences de ces attentes, enclenchant ainsi une &#8220;spirale&#8221; de l&#8217;&#233;chec. En ce sens, les attentes des enseignants constituent un &#233;l&#233;ment important de l&#8217;environnement &#233;ducatif d&#8217;un &#233;l&#232;ve. Sensibiliser les enseignants sur les cons&#233;quences comportementales et perceptives de leurs attentes pourrait donc constituer un levier int&#233;ressant pour r&#233;duire l&#8217;amplitude de ce ph&#233;nom&#232;ne. &#187;<br /><em>(Chapitre 6, &#171; Les attentes des enseignants : une menace pour l&#8217;&#233;valuation ? &#187;, David Trouilloud et Philippe Sarrazin, pp. 74-75.)</em></p><h2><span class="Apple-style-span" style="font-family: tahoma, verdana, helvetica, arial, sans-serif; font-weight: bold; background-color: #eae6e6;">L&#8217;enjeu de s&#233;lection : un frein &#224; l&#8217;usage de pratiques moins discriminantes</span></h2><p style="text-align: justify;">&#171;&#160;<span>[&#8230;]</span>&#160;tant que les institutions scolaires rempliront une fonction de s&#233;lection, elles seront frein&#233;es dans l&#8217;usage de moyens p&#233;dagogiques efficaces et permettant la r&#233;ussite d&#8217;un plus grand nombre. Comment convaincre les &#233;l&#232;ves qu&#8217;ils ne doivent pas chercher &#224; d&#233;passer leurs camarades dans un syst&#232;me o&#249; c&#8217;est, pr&#233;cis&#233;ment, le d&#233;passement de leurs camarades qui donne acc&#232;s &#224; la r&#233;ussite et, plus tard, qui donnera acc&#232;s aux positions sociales les plus privil&#233;gi&#233;es ? Et comment convaincre les enseignants d&#8217;utiliser un format d&#8217;&#233;valuation non discriminant ou une autre m&#233;thode p&#233;dagogique efficace dans un syst&#232;me o&#249; on leur demandera, en fin d&#8217;ann&#233;e, de faire la diff&#233;rence entre les &#8220;bons&#8221; et les &#8220;moins bons&#8221; &#233;l&#232;ves ?</p><p style="text-align: justify;">Ainsi, nous pensons que plut&#244;t que d&#8217;essayer de convaincre les &#233;l&#232;ves ou les enseignants de promouvoir certaines formes de motivation ou certaines pratiques &#233;valuatives en classe, il conviendrait de questionner l&#8217;institution scolaire, ou, plus largement, le fonctionnement tr&#232;s in&#233;galitaire de la soci&#233;t&#233; dans laquelle le syst&#232;me &#233;ducatif s&#8217;inscrit et qui confie &#224; celui-ci la difficile t&#226;che de r&#233;partir les individus dans ces positions in&#233;gales.</p><p class="quoteBigSpan" style="text-align: right;"><em><strong>&#171; On peut sans difficult&#233; consid&#233;rer que l&#8217;&#233;cole obligatoire n&#8217;a pas &#224; assurer de r&#244;le de s&#233;lection &#187;</strong></em></p><p style="text-align: justify;">Bien entendu, il n&#8217;existe pas de solution simple. Quelques pistes m&#233;ritent toutefois r&#233;flexion. Premi&#232;rement, on peut consid&#233;rer que certes, il revient au syst&#232;me &#233;ducatif d&#8217;effectuer le &#8220;tri&#8221; qui doit &#224; un moment ou &#224; un autre s&#8217;op&#233;rer. &#192; d&#233;faut d&#8217;en retirer l&#8217;enjeu de s&#233;lection, on peut alors le limiter aux niveaux scolaires les plus avanc&#233;s. On peut sans difficult&#233;, par exemple, consid&#233;rer que l&#8217;&#233;cole obligatoire n&#8217;a pas &#224; assurer de r&#244;le de s&#233;lection. En France, la loi de 2005 visant l&#8217;acquisition d&#8217;un Socle commun de connaissances et de comp&#233;tences &#224; la fin de l&#8217;&#233;cole obligatoire (environ 15 ans) s&#8217;inscrit dans cette perspective. En red&#233;finissant le r&#244;le de chaque niveau (&#233;cole primaire, coll&#232;ge, lyc&#233;e, enseignement sup&#233;rieur) dans la s&#233;lection, cette d&#233;marche permet de la limiter aux &#233;tapes les plus tardives du cursus.</p><p style="text-align: right;"><em><strong>&#171; Remplacer l&#8217;id&#233;ologie de l&#8217;&#233;galit&#233; des chances par celle de l&#8217;&#233;galit&#233; des places &#187;</strong></em></p><p class="quoteBigSpan" style="text-align: justify;">Une autre piste consiste &#224; prendre le probl&#232;me &#224; la source. Cela revient &#224; consid&#233;rer que tant qu&#8217;il y aura des in&#233;galit&#233;s de positions et que le syst&#232;me &#233;ducatif d&#233;terminera largement l&#8217;acc&#232;s &#224; ces positions (contribuera, en fait, &#224; leur donner une apparence &#8220;juste&#8221;), la comp&#233;tition sera la r&#232;gle &#224; l&#8217;&#233;cole, les &#233;valuations normatives y seront massivement utilis&#233;es et les m&#233;thodes p&#233;dagogiques permettant de favoriser la r&#233;ussite de tous y seront &#233;vit&#233;es, ou utilis&#233;es de mani&#232;re anecdotique. &#192; ce sujet, Fran&#231;ois Dubet propose de remplacer l&#8217;id&#233;ologie de l&#8217;&#233;galit&#233; des&#160;<span>chances</span>, qui admet que les places sont in&#233;gales mais consid&#232;re que la comp&#233;tition pour y acc&#233;der doit &#234;tre &#8220;juste&#8221;, par celle de l&#8217;&#233;galit&#233; des<span>places</span>, qui consiste &#224; limiter les &#233;carts sociaux, rendre les positions moins in&#233;gales entre elles. Cette id&#233;ologie, en r&#233;duisant l&#8217;enjeu de s&#233;lection, permettrait sans doute de promouvoir &#233;galement les m&#233;thodes p&#233;dagogiques de qualit&#233; et rendant possible la r&#233;ussite de tous et non seulement celle d&#8217;une &#233;lite, ou d&#8217;&#233;l&#232;ves qui, de par leur milieu social d&#8217;origine, ou leur sexe, ont le privil&#232;ge d&#8217;en faire partie. &#187;</p><p style="text-align: justify;"><em>(Chapitre 11, &#171; L&#8217;&#233;valuation comme outil de formation et/ou de s&#233;lection &#187;, C&#233;line Darnon, Annique Smedig, Marie-Christine Toczek-Capelle et Carine Souchal, pp. 123-124.)</em></p><p style="text-align: justify;"></p><p style="text-align: justify;">Copyright, Presses universitaires de France, 2011.</p><p style="text-align: right;">MF</p><p class="news-single-date" style="text-align: right;">04.10.11</p><p class="news-single-date" style="text-align: left;"><strong><a href="http://www.educpros.fr/detail-article/h/2302195f30/a/faut-il-abolir-les-notes.html" target="_blank">Source</a></strong></p>]]></content:encoded>
<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.21'>Revue de presse</category>
<dc:creator>SAEN</dc:creator>
<pubDate>Wed, 05 Oct 2011 11:50:36 +0200</pubDate>
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<title>Double coaching pour soutenir les élèves en difficulté scolaire</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1384.21</link>
<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.saen.ch/news.php?item.1382.21">&lt;&lt;&lt;</a><br /><br /></p><p style="text-align: justify;">Un nouveau syst&#232;me d&#8217;accompagnement extra-scolaire voit le jour &#224; Neuch&#226;tel. Une exp&#233;rience pilote proposera d&#232;s cet automne un double encadrement pour les &#233;l&#232;ves des classes primaires qui sont en difficult&#233;, qu&#8217;ils soient suisses ou &#233;trangers. Le but : resserrer les liens entre &#233;l&#232;ve, enseignant et parents, et remotiver l&#8217;enfant.<br />Les d&#233;tails du projet ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; &#224; la presse mardi matin en compagnie de la F&#233;d&#233;ration des neuch&#226;teloise des communaut&#233;s immigrantes - la FENECI - et du conseiller communal Daniel Perdrizat, dont c'&#233;tait le dernier jour de travail au sein de l'ex&#233;cutif.</p><p style="text-align: justify;">Ce projet gratuit et in&#233;dit sera test&#233; au Coll&#232;ge de Serri&#232;res, dans les classes primaires uniquement. Comprenez par-l&#224; les 3e &#224; 7e ann&#233;es Harmos.</p><p style="text-align: justify;">Concr&#232;tement, l&#8217;&#233;l&#232;ve en difficult&#233; sera entour&#233; d&#8217;un coach et d&#8217;un mentor parlant sa langue et servant d&#8217;interm&#233;diaire avec les parents et l&#8217;&#233;cole. Les deux moniteurs seront b&#233;n&#233;voles. Ils dresseront un bilan &#224; mi-parcours de l&#8217;ann&#233;e scolaire.</p><p style="text-align: justify;">Des bonnes mains sont d&#8217;ailleurs recherch&#233;es, principalement des enseignants, des retrait&#233;s ou des &#233;tudiants de la Haute &#233;cole p&#233;dagogique. Ils peuvent s&#8217;annoncer aupr&#232;s de l&#8217;Association neuch&#226;teloise de services b&#233;n&#233;voles ou aupr&#232;s du secr&#233;tariat des &#233;coles primaires. /abo</p><p style="text-align: justify;"></p><p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.rtn.ch/rtn/Actualites/Regionale/20110831-Double-coaching-pour-soutenir-les-eleves-en-difficulte-scolaire.html" target="_blank">Source</a></strong></p><br />]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.saen.ch/news.php?item.1382.21">&lt;&lt;&lt;</a><br /><br /></p><p style="text-align: justify;">Un nouveau syst&#232;me d&#8217;accompagnement extra-scolaire voit le jour &#224; Neuch&#226;tel. Une exp&#233;rience pilote proposera d&#232;s cet automne un double encadrement pour les &#233;l&#232;ves des classes primaires qui sont en difficult&#233;, qu&#8217;ils soient suisses ou &#233;trangers. Le but : resserrer les liens entre &#233;l&#232;ve, enseignant et parents, et remotiver l&#8217;enfant.<br />Les d&#233;tails du projet ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; &#224; la presse mardi matin en compagnie de la F&#233;d&#233;ration des neuch&#226;teloise des communaut&#233;s immigrantes - la FENECI - et du conseiller communal Daniel Perdrizat, dont c'&#233;tait le dernier jour de travail au sein de l'ex&#233;cutif.</p><p style="text-align: justify;">Ce projet gratuit et in&#233;dit sera test&#233; au Coll&#232;ge de Serri&#232;res, dans les classes primaires uniquement. Comprenez par-l&#224; les 3e &#224; 7e ann&#233;es Harmos.</p><p style="text-align: justify;">Concr&#232;tement, l&#8217;&#233;l&#232;ve en difficult&#233; sera entour&#233; d&#8217;un coach et d&#8217;un mentor parlant sa langue et servant d&#8217;interm&#233;diaire avec les parents et l&#8217;&#233;cole. Les deux moniteurs seront b&#233;n&#233;voles. Ils dresseront un bilan &#224; mi-parcours de l&#8217;ann&#233;e scolaire.</p><p style="text-align: justify;">Des bonnes mains sont d&#8217;ailleurs recherch&#233;es, principalement des enseignants, des retrait&#233;s ou des &#233;tudiants de la Haute &#233;cole p&#233;dagogique. Ils peuvent s&#8217;annoncer aupr&#232;s de l&#8217;Association neuch&#226;teloise de services b&#233;n&#233;voles ou aupr&#232;s du secr&#233;tariat des &#233;coles primaires. /abo</p><p style="text-align: justify;"></p><p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.rtn.ch/rtn/Actualites/Regionale/20110831-Double-coaching-pour-soutenir-les-eleves-en-difficulte-scolaire.html" target="_blank">Source</a></strong></p><br />]]></content:encoded>
<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.21'>Revue de presse</category>
<dc:creator>SAEN</dc:creator>
<pubDate>Thu, 01 Sep 2011 11:12:08 +0200</pubDate>
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