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				<title>SAEN : News > Éditos</title>
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				<description>Syndicat Autonome des Enseignants Neuchâtelois</description>

<language>fr-fr</language>
				<copyright>2006-2011©saen.ch - SAEN Neuchâtel (Suisse)</copyright>
				<managingEditor>webmaster@nospam.com (Webmestre)</managingEditor>
				<webMaster>webmaster@nospam.com (Webmestre)</webMaster>
				<pubDate>Sun, 20 May 2012 02:43:14 +0200</pubDate>
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<title>Passage à l’indice 29 en 8H, une question sensible</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1413.17</link>
<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><br /><strong>L&#8217;ann&#233;e d&#8217;orientation est bient&#244;t du pass&#233; dans le canton de Neuch&#226;tel. HarmoS replace ce degr&#233; de la scolarit&#233; dans le cycle 2&#160;: il quitte donc le giron de l&#8217;&#233;cole secondaire et retrouve l&#8217;indice 29, celui de l&#8217;&#233;cole primaire neuch&#226;teloise.</strong><br /><br />Le passage &#224; l&#8217;indice 29 ne peut naturellement pas se faire sans compensation, puisqu&#8217;il signifierait, sans aucune mesure d&#8217;accompagnement, 100 minutes de travail suppl&#233;mentaire hebdomadaire par semaine ouvrable (45&#8217; de le&#231;ons, 55&#8217; de pr&#233;paration et de corrections) pour un emploi &#224; plein temps.<br /><br />La majorit&#233; du groupe de pilotage HarmoS, pr&#233;sid&#233; par M. Philippe Gnaegi et auquel participent les deux syndicats d&#8217;enseignants du canton de Neuch&#226;tel (SAEN et SSP), n&#8217;a pas voulu entrer en mati&#232;re sur ma proposition qui consistait &#224; demander aux directions d&#8217;&#233;cole de garantir que l&#8217;heure suppl&#233;mentaire donn&#233;e en classe serait compens&#233;e par un all&#232;gement de la charge administrative tout &#224; fait envisageable avec l&#8217;entr&#233;e en vigueur de la r&#233;novation des fili&#232;res qui devrait entra&#238;ner une diminution des moyens mobilis&#233;s pour op&#233;rer la s&#233;lection.</p><br /><p>C&#8217;est regrettable, mais nous ne pouvons en rester l&#224;. Il faut trouver un moyen concret et raisonnable pour ne pas surcharger injustement nos coll&#232;gues oeuvrant en 8H.<br /><br />Les autorit&#233;s scolaires et les directions d&#8217;&#233;cole ne pourraient-elles pas retenir une option pragmatique qui a d&#233;j&#224; fait ses preuves au Lyc&#233;e Blaise-Cendrars &#224; La Chaux-de-Fonds&#160;?<br /><br />Les enseignants de Fran&#231;ais, pour pallier la tr&#232;s forte p&#233;joration de leurs conditions de travail (passage &#224; l&#8217;indice 24, suppression de d&#233;charges et augmentation des effectifs de classe), ont pr&#233;sent&#233; &#224; leur direction une baisse drastique du nombre de leurs &#233;valuations &#224; laquelle ils ont d&#251; se r&#233;soudre afin de maintenir la qualit&#233; de leur enseignement malgr&#233; les mesures d&#8217;&#233;conomie qui leur ont &#233;t&#233; impos&#233;es.<br /><br />Ne pourrait-on pas adopter une solution de ce type pour les ma&#238;tres de 8H appel&#233;s &#224; enseigner 1 le&#231;on de plus&#160;?<br /><br />Pourquoi les autorit&#233;s comp&#233;tentes et leurs repr&#233;sentants se refuseraient-ils &#224; tout geste pour accompagner le changement&#160;?<br />Pour le plaisir de voir les enseignants et leurs associations professionnelles d&#233;noncer une situation inadmissible&#160;?<br />Pour l&#8217;insigne honneur de se faire &#233;reinter dans les colonnes de&#160;<em>L&#8217;Educateur</em>&#160;?<br />Il y a de quoi se perdre en conjectures&#8230;</p><p style="text-align: right;">John Vuillaume</p><p style="text-align: left;">&#201;ditorial paru dans L'Educateur 4/2012</p><p>&#65279;</p>]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><br /><strong>L&#8217;ann&#233;e d&#8217;orientation est bient&#244;t du pass&#233; dans le canton de Neuch&#226;tel. HarmoS replace ce degr&#233; de la scolarit&#233; dans le cycle 2&#160;: il quitte donc le giron de l&#8217;&#233;cole secondaire et retrouve l&#8217;indice 29, celui de l&#8217;&#233;cole primaire neuch&#226;teloise.</strong><br /><br />Le passage &#224; l&#8217;indice 29 ne peut naturellement pas se faire sans compensation, puisqu&#8217;il signifierait, sans aucune mesure d&#8217;accompagnement, 100 minutes de travail suppl&#233;mentaire hebdomadaire par semaine ouvrable (45&#8217; de le&#231;ons, 55&#8217; de pr&#233;paration et de corrections) pour un emploi &#224; plein temps.<br /><br />La majorit&#233; du groupe de pilotage HarmoS, pr&#233;sid&#233; par M. Philippe Gnaegi et auquel participent les deux syndicats d&#8217;enseignants du canton de Neuch&#226;tel (SAEN et SSP), n&#8217;a pas voulu entrer en mati&#232;re sur ma proposition qui consistait &#224; demander aux directions d&#8217;&#233;cole de garantir que l&#8217;heure suppl&#233;mentaire donn&#233;e en classe serait compens&#233;e par un all&#232;gement de la charge administrative tout &#224; fait envisageable avec l&#8217;entr&#233;e en vigueur de la r&#233;novation des fili&#232;res qui devrait entra&#238;ner une diminution des moyens mobilis&#233;s pour op&#233;rer la s&#233;lection.</p><br /><p>C&#8217;est regrettable, mais nous ne pouvons en rester l&#224;. Il faut trouver un moyen concret et raisonnable pour ne pas surcharger injustement nos coll&#232;gues oeuvrant en 8H.<br /><br />Les autorit&#233;s scolaires et les directions d&#8217;&#233;cole ne pourraient-elles pas retenir une option pragmatique qui a d&#233;j&#224; fait ses preuves au Lyc&#233;e Blaise-Cendrars &#224; La Chaux-de-Fonds&#160;?<br /><br />Les enseignants de Fran&#231;ais, pour pallier la tr&#232;s forte p&#233;joration de leurs conditions de travail (passage &#224; l&#8217;indice 24, suppression de d&#233;charges et augmentation des effectifs de classe), ont pr&#233;sent&#233; &#224; leur direction une baisse drastique du nombre de leurs &#233;valuations &#224; laquelle ils ont d&#251; se r&#233;soudre afin de maintenir la qualit&#233; de leur enseignement malgr&#233; les mesures d&#8217;&#233;conomie qui leur ont &#233;t&#233; impos&#233;es.<br /><br />Ne pourrait-on pas adopter une solution de ce type pour les ma&#238;tres de 8H appel&#233;s &#224; enseigner 1 le&#231;on de plus&#160;?<br /><br />Pourquoi les autorit&#233;s comp&#233;tentes et leurs repr&#233;sentants se refuseraient-ils &#224; tout geste pour accompagner le changement&#160;?<br />Pour le plaisir de voir les enseignants et leurs associations professionnelles d&#233;noncer une situation inadmissible&#160;?<br />Pour l&#8217;insigne honneur de se faire &#233;reinter dans les colonnes de&#160;<em>L&#8217;Educateur</em>&#160;?<br />Il y a de quoi se perdre en conjectures&#8230;</p><p style="text-align: right;">John Vuillaume</p><p style="text-align: left;">&#201;ditorial paru dans L'Educateur 4/2012</p><p>&#65279;</p>]]></content:encoded>
<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.17'>Éditos</category>
<dc:creator>webmestre</dc:creator>
<pubDate>Fri, 30 Mar 2012 07:39:26 +0200</pubDate>
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<title>Revalorisation salariale et intégration : deux projets de résolutions</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1398.17</link>
<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><br />Dans le cadre de la pr&#233;paration de la Journ&#233;e syndicale du 9 novembre, le comit&#233; cantonal du SAEN a &#233;labor&#233; deux projets de r&#233;solutions pour son assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale.</strong></p><div><strong>&#160;</strong></div><div><strong><em>Revalorisation salariale</em></strong></div><p style="text-align: justify;">En mati&#232;re salariale, le comit&#233; cantonal estime que la priorit&#233; se situe dans une revalorisation des traitements du corps enseignant des deux premiers cycles HarmoS.</p><p style="text-align: justify;">L&#8217;introduction d&#8217;HarmoS, avec le retour de la 8H (ancienne 6<sup>&#232;me</sup>&#160;OR) dans le giron de l&#8217;&#233;cole primaire offre l&#8217;opportunit&#233; d&#8217;apporter une coh&#233;rence dans le traitement salarial de tous les enseignant-e-s &#339;uvrant dans les deux premiers cycles HarmoS.</p><p style="text-align: justify;">Neuch&#226;tel s&#8217;inspire du Valais pour r&#233;former son &#233;cole secondaire&#160;; pourquoi ne pas prendre aussi exemple sur lui en mati&#232;re d&#8217;augmentation salariale &#224; l&#8217;&#233;cole primaire&#160;?</p><br /><p style="text-align: justify;">Dans le cadre de la mise en place d&#8217;un demi-cycle &#224; la fin de l&#8217;&#233;cole primaire, une augmentation des enseignant-e-s du degr&#233; 7 pour atteindre l&#8217;&#233;quivalent salarial de l&#8217;actuel enseignant g&#233;n&#233;raliste d&#8217;OR constituerait une premi&#232;re &#233;tape montrant la voie &#224; suivre.</p><p style="text-align: justify;">Revaloriser les salaires de toutes et tous les enseignant-e-s de l&#8217;&#233;cole primaire constitue le meilleur signe de reconnaissance de la part des autorit&#233;s communales et cantonales pour le magnifique travail accompli pour la r&#233;ussite de nos &#233;l&#232;ves.</p><div style="text-align: justify;">Le comit&#233; cantonal pr&#233;sente le projet de r&#233;solution suivant&#160;: &#171;&#160;<strong>L&#8217;assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du SAEN constate que l&#8217;introduction d&#8217;HarmoS dans notre canton offre l&#8217;occasion de revaloriser le salaire du corps enseignant des deux premiers cycles de notre &#233;cole obligatoire et r&#233;clame le m&#234;me salaire pour tous les enseignants des huit premiers degr&#233;s d&#8217;enseignement&#160; (actuellement celui des g&#233;n&#233;ralistes de 8H).&#160;</strong>&#187;</div><div>&#160;</div><div><strong><em>Int&#233;gration</em></strong></div><p style="text-align: justify;">Le comit&#233; cantonal estime que des mesures transitoires inspir&#233;es du rapport du groupe de travail sur l&#8217;int&#233;gration doivent &#234;tre mises en place sans d&#233;lai pour r&#233;ussir les int&#233;grations d&#8217;enfants diff&#233;rents dans nos classes, en attendant l&#8217;application dans notre canton du concordat intercantonal sur l&#8217;enseignement sp&#233;cialis&#233;, bient&#244;t ratifi&#233; par le Grand Conseil.</p><p style="text-align: justify;">Le comit&#233; cantonal esp&#232;re que l&#8217;apr&#232;s-midi de la Journ&#233;e syndicale consacr&#233;e aux conditions de la r&#233;ussite de l&#8217;int&#233;gration des enfants diff&#233;rents, avec la participation du chef du d&#233;partement de l&#8217;Education, M. Philippe Gnaegi, aura favoris&#233; des avanc&#233;es concr&#232;tes dans ce d&#233;licat dossier.</p><p style="text-align: justify;">En mati&#232;re d&#8217;int&#233;gration, le comit&#233; cantonal propose le projet de r&#233;solution suivant&#160;: &#171;&#160;<strong>Afin de permettre l&#8217;int&#233;gration r&#233;ussie d&#8217;enfants diff&#233;rents dans nos classes, l&#8217;assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du SAEN exige une &#233;valuation pr&#233;alable de la situation (caract&#233;ristiques de l&#8217;&#233;l&#232;ve, de la classe et des partenaires) et une mise en ad&#233;quation entre les besoins et les moyens. L&#8217;int&#233;gration doit se greffer sur le rythme de la vie scolaire en &#233;vitant des r&#233;am&#233;nagements pr&#233;judiciables aux &#233;l&#232;ves &#171;&#160;ordinaires&#160;&#187;.</strong>&#160;&#187;</p><div>&#160;</div><div style="text-align: right;"><em>Comit&#233; cantonal du SAEN</em></div>]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><br />Dans le cadre de la pr&#233;paration de la Journ&#233;e syndicale du 9 novembre, le comit&#233; cantonal du SAEN a &#233;labor&#233; deux projets de r&#233;solutions pour son assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale.</strong></p><div><strong>&#160;</strong></div><div><strong><em>Revalorisation salariale</em></strong></div><p style="text-align: justify;">En mati&#232;re salariale, le comit&#233; cantonal estime que la priorit&#233; se situe dans une revalorisation des traitements du corps enseignant des deux premiers cycles HarmoS.</p><p style="text-align: justify;">L&#8217;introduction d&#8217;HarmoS, avec le retour de la 8H (ancienne 6<sup>&#232;me</sup>&#160;OR) dans le giron de l&#8217;&#233;cole primaire offre l&#8217;opportunit&#233; d&#8217;apporter une coh&#233;rence dans le traitement salarial de tous les enseignant-e-s &#339;uvrant dans les deux premiers cycles HarmoS.</p><p style="text-align: justify;">Neuch&#226;tel s&#8217;inspire du Valais pour r&#233;former son &#233;cole secondaire&#160;; pourquoi ne pas prendre aussi exemple sur lui en mati&#232;re d&#8217;augmentation salariale &#224; l&#8217;&#233;cole primaire&#160;?</p><br /><p style="text-align: justify;">Dans le cadre de la mise en place d&#8217;un demi-cycle &#224; la fin de l&#8217;&#233;cole primaire, une augmentation des enseignant-e-s du degr&#233; 7 pour atteindre l&#8217;&#233;quivalent salarial de l&#8217;actuel enseignant g&#233;n&#233;raliste d&#8217;OR constituerait une premi&#232;re &#233;tape montrant la voie &#224; suivre.</p><p style="text-align: justify;">Revaloriser les salaires de toutes et tous les enseignant-e-s de l&#8217;&#233;cole primaire constitue le meilleur signe de reconnaissance de la part des autorit&#233;s communales et cantonales pour le magnifique travail accompli pour la r&#233;ussite de nos &#233;l&#232;ves.</p><div style="text-align: justify;">Le comit&#233; cantonal pr&#233;sente le projet de r&#233;solution suivant&#160;: &#171;&#160;<strong>L&#8217;assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du SAEN constate que l&#8217;introduction d&#8217;HarmoS dans notre canton offre l&#8217;occasion de revaloriser le salaire du corps enseignant des deux premiers cycles de notre &#233;cole obligatoire et r&#233;clame le m&#234;me salaire pour tous les enseignants des huit premiers degr&#233;s d&#8217;enseignement&#160; (actuellement celui des g&#233;n&#233;ralistes de 8H).&#160;</strong>&#187;</div><div>&#160;</div><div><strong><em>Int&#233;gration</em></strong></div><p style="text-align: justify;">Le comit&#233; cantonal estime que des mesures transitoires inspir&#233;es du rapport du groupe de travail sur l&#8217;int&#233;gration doivent &#234;tre mises en place sans d&#233;lai pour r&#233;ussir les int&#233;grations d&#8217;enfants diff&#233;rents dans nos classes, en attendant l&#8217;application dans notre canton du concordat intercantonal sur l&#8217;enseignement sp&#233;cialis&#233;, bient&#244;t ratifi&#233; par le Grand Conseil.</p><p style="text-align: justify;">Le comit&#233; cantonal esp&#232;re que l&#8217;apr&#232;s-midi de la Journ&#233;e syndicale consacr&#233;e aux conditions de la r&#233;ussite de l&#8217;int&#233;gration des enfants diff&#233;rents, avec la participation du chef du d&#233;partement de l&#8217;Education, M. Philippe Gnaegi, aura favoris&#233; des avanc&#233;es concr&#232;tes dans ce d&#233;licat dossier.</p><p style="text-align: justify;">En mati&#232;re d&#8217;int&#233;gration, le comit&#233; cantonal propose le projet de r&#233;solution suivant&#160;: &#171;&#160;<strong>Afin de permettre l&#8217;int&#233;gration r&#233;ussie d&#8217;enfants diff&#233;rents dans nos classes, l&#8217;assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du SAEN exige une &#233;valuation pr&#233;alable de la situation (caract&#233;ristiques de l&#8217;&#233;l&#232;ve, de la classe et des partenaires) et une mise en ad&#233;quation entre les besoins et les moyens. L&#8217;int&#233;gration doit se greffer sur le rythme de la vie scolaire en &#233;vitant des r&#233;am&#233;nagements pr&#233;judiciables aux &#233;l&#232;ves &#171;&#160;ordinaires&#160;&#187;.</strong>&#160;&#187;</p><div>&#160;</div><div style="text-align: right;"><em>Comit&#233; cantonal du SAEN</em></div>]]></content:encoded>
<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.17'>Éditos</category>
<dc:creator>SAEN</dc:creator>
<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 22:23:24 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>Une Assemblée des délégués 2011 riche et intense</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1393.17</link>
<description><![CDATA[<p><em><br />Pr&#233;sid&#233;e de main de ma&#238;tre par Pierre-Alain Porret, l&#8217;Assembl&#233;e des d&#233;l&#233;gu&#233;s du SAEN (AD), organe ex&#233;cutif du syndicat, a rassembl&#233; une trentaine de membres repr&#233;sentant les divers degr&#233;s de l&#8217;&#233;cole neuch&#226;teloise et notre section du Val-de-Travers au Ch&#226;teau de Colombier le 20 septembre dernier.</em></p><p>&#160;</p><p><strong>Normalisation des relations avec le d&#233;partement de L&#8217;Education</strong></p><p>Les d&#233;l&#233;gu&#233;s se sont montr&#233;s satisfaits que la hache de guerre ait &#233;t&#233; enterr&#233;e avec les autorit&#233;s scolaires cantonales, et de l&#8217;&#233;tablissement d&#8217;un climat de travail sain o&#249; la coop&#233;ration constructive entre notre syndicat et le d&#233;partement est devenue la norme.</p><br /><p><strong>Pas de retour de moyennes chiffr&#233;es &#224; l&#8217;&#233;cole primaire</strong></p><p>Les d&#233;l&#233;gu&#233;s ont fait part de leur d&#233;saccord clair et d&#233;termin&#233; quant &#224; une &#233;ventuelle r&#233;introduction des moyennes chiffr&#233;es &#224; l&#8217;&#233;cole primaire. L&#8217;id&#233;e d&#8217;imposer des notes dans les deux derni&#232;res ann&#233;es de l&#8217;&#233;cole primaire &#171;&#160;Hamonis&#233;e&#160;&#187; (7H et 8H) a par ailleurs &#233;t&#233; per&#231;ue comme une volont&#233; paradoxale de &#171;&#160;secondariser&#160;&#187; le primaire dans le cadre de la r&#233;gionalisation puisque que, contrairement &#224; l&#8217;&#233;cole primaire, le secondaire I n&#8217;a toujours pas &#233;t&#233; r&#233;form&#233; et que son syst&#232;me s&#233;gr&#233;gatif de fili&#232;res est &#224; bout de souffle&#160;!<br /><br /></p><p><strong>Malaise autour des nouveaux moyens d&#8217;enseignement</strong></p><p>Avec l&#8217;introduction d&#8217;HarmoS et du PER (Plan d&#8217;&#233;tudes romand), l&#8217;occasion semblait belle de marquer le changement par l&#8217;adoption de nouveaux moyens officiels d&#8217;enseignement identiques pour toute la Suisse romande, tout en pr&#233;servant la libert&#233; p&#233;dagogique de chaque professionnel de l&#8217;enseignement. Au final, les retards dans la confection des nouveaux moyens d&#8217;enseignement, des choix cantonaux si diversifi&#233;s qui torpillent l&#8217;id&#233;e-m&#234;me d&#8217;harmonisation et des mises en &#339;uvre pr&#233;cipit&#233;es voire chaotiques n&#8217;aident pas le corps enseignant &#224; n&#233;gocier sereinement cette premi&#232;re &#233;tape de l&#8217;&#233;dification d&#8217;une v&#233;ritable &#233;cole romande.</p><p>Les d&#233;l&#233;gu&#233;s ont soulign&#233; les difficult&#233;s rencontr&#233;es dans l&#8217;introduction jug&#233;e h&#226;tive et impr&#233;par&#233;e du nouveau et seul moyen d&#8217;enseignement retenu par le canton pour le fran&#231;ais en 5H et 6H.<br /><br /></p><p><strong>Affaire des Terreaux</strong></p><p>L&#8217;Assembl&#233;e des d&#233;l&#233;gu&#233;s a &#233;t&#233; choqu&#233;e et boulevers&#233;e par les t&#233;moignages de coll&#232;gues du coll&#232;ge des Terreaux &#224; Neuch&#226;tel venus pr&#233;senter leurs souffrances cons&#233;cutives aux graves dysfonctionnements de leur directrice, soutenue de mani&#232;re &#171;&#160;ind&#233;fectible&#160;&#187; et donc irrationnelle par son autorit&#233; de nomination, un comit&#233; scolaire intercommunal, au m&#233;pris de la v&#233;rit&#233; des faits et des attitudes reproch&#233;s &#224; sa prot&#233;g&#233;e.</p><p>L&#8217;AD a donn&#233; mandat au comit&#233; cantonal de poursuivre ou d&#8217;entreprendre les d&#233;marches et les actions qu&#8217;il estime n&#233;cessaires pour, d&#8217;une part, soutenir et prot&#233;ger les victimes de la directrice et, d&#8217;autre part, &#339;uvrer au r&#233;tablissement d&#8217;un climat de travail serein et apais&#233; au sein du coll&#232;ge des Terreaux.</p><p>Les d&#233;l&#233;gu&#233;s ont ainsi accept&#233; &#224; l&#8217;unanimit&#233; que le SAEN r&#233;it&#232;re, conjointement avec le SSP-RN, leur demande commune adress&#233;e au comit&#233; scolaire de mettre en place un audit neutre concernant les all&#233;gations de dysfonctionnements de la directrice des Terreaux. La tenue &#233;ventuelle d&#8217;une conf&#233;rence de presse commune SSP-RN &#8211; SAEN sur l&#8217;affaire des Terreaux en cas de refus du comit&#233; scolaire a &#233;galement &#233;t&#233; ent&#233;rin&#233;e par l&#8217;AD.<br /><br /></p><p><strong>Int&#233;gration</strong></p><p>Le principe de l&#8217;int&#233;gration d&#8217;une partie des enfants handicap&#233;s dans nos classes n&#8217;a pas &#233;t&#233; remis en question par l&#8217;AD, mais les nombreuses difficult&#233;s qui sont ressorties des diff&#233;rentes exp&#233;riences d&#8217;int&#233;gration v&#233;cues dans nos coll&#232;ges ont conduit l&#8217;AD &#224; d&#233;finir les conditions devant &#234;tre imp&#233;rativement r&#233;unies pour r&#233;ussir une int&#233;gration.</p><p>Sollicit&#233;es par le comit&#233; cantonal, deux d&#233;l&#233;gu&#233;es du SAEN, Elisabeth Weber Pillonel et Jacqueline Meylan, ont accept&#233; de pr&#233;parer un document pr&#233;sentant les points indispensables &#224; observer en mati&#232;re d&#8217;int&#233;gration scolaire&#160;: travail pr&#233;cieux remis au comit&#233; cantonal qui s&#8217;en inspire fortement pour pr&#233;parer l&#8217;apr&#232;s-midi de la Journ&#233;e syndicale 2011 consacr&#233;e &#224; l&#8217;int&#233;gration et &#224; laquelle participera le chef de d&#233;partement, Philippe Gnaegi.<br />&#160;</p><div style="text-align: right;"><em>John Vuillaume</em></div>]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em><br />Pr&#233;sid&#233;e de main de ma&#238;tre par Pierre-Alain Porret, l&#8217;Assembl&#233;e des d&#233;l&#233;gu&#233;s du SAEN (AD), organe ex&#233;cutif du syndicat, a rassembl&#233; une trentaine de membres repr&#233;sentant les divers degr&#233;s de l&#8217;&#233;cole neuch&#226;teloise et notre section du Val-de-Travers au Ch&#226;teau de Colombier le 20 septembre dernier.</em></p><p>&#160;</p><p><strong>Normalisation des relations avec le d&#233;partement de L&#8217;Education</strong></p><p>Les d&#233;l&#233;gu&#233;s se sont montr&#233;s satisfaits que la hache de guerre ait &#233;t&#233; enterr&#233;e avec les autorit&#233;s scolaires cantonales, et de l&#8217;&#233;tablissement d&#8217;un climat de travail sain o&#249; la coop&#233;ration constructive entre notre syndicat et le d&#233;partement est devenue la norme.</p><br /><p><strong>Pas de retour de moyennes chiffr&#233;es &#224; l&#8217;&#233;cole primaire</strong></p><p>Les d&#233;l&#233;gu&#233;s ont fait part de leur d&#233;saccord clair et d&#233;termin&#233; quant &#224; une &#233;ventuelle r&#233;introduction des moyennes chiffr&#233;es &#224; l&#8217;&#233;cole primaire. L&#8217;id&#233;e d&#8217;imposer des notes dans les deux derni&#232;res ann&#233;es de l&#8217;&#233;cole primaire &#171;&#160;Hamonis&#233;e&#160;&#187; (7H et 8H) a par ailleurs &#233;t&#233; per&#231;ue comme une volont&#233; paradoxale de &#171;&#160;secondariser&#160;&#187; le primaire dans le cadre de la r&#233;gionalisation puisque que, contrairement &#224; l&#8217;&#233;cole primaire, le secondaire I n&#8217;a toujours pas &#233;t&#233; r&#233;form&#233; et que son syst&#232;me s&#233;gr&#233;gatif de fili&#232;res est &#224; bout de souffle&#160;!<br /><br /></p><p><strong>Malaise autour des nouveaux moyens d&#8217;enseignement</strong></p><p>Avec l&#8217;introduction d&#8217;HarmoS et du PER (Plan d&#8217;&#233;tudes romand), l&#8217;occasion semblait belle de marquer le changement par l&#8217;adoption de nouveaux moyens officiels d&#8217;enseignement identiques pour toute la Suisse romande, tout en pr&#233;servant la libert&#233; p&#233;dagogique de chaque professionnel de l&#8217;enseignement. Au final, les retards dans la confection des nouveaux moyens d&#8217;enseignement, des choix cantonaux si diversifi&#233;s qui torpillent l&#8217;id&#233;e-m&#234;me d&#8217;harmonisation et des mises en &#339;uvre pr&#233;cipit&#233;es voire chaotiques n&#8217;aident pas le corps enseignant &#224; n&#233;gocier sereinement cette premi&#232;re &#233;tape de l&#8217;&#233;dification d&#8217;une v&#233;ritable &#233;cole romande.</p><p>Les d&#233;l&#233;gu&#233;s ont soulign&#233; les difficult&#233;s rencontr&#233;es dans l&#8217;introduction jug&#233;e h&#226;tive et impr&#233;par&#233;e du nouveau et seul moyen d&#8217;enseignement retenu par le canton pour le fran&#231;ais en 5H et 6H.<br /><br /></p><p><strong>Affaire des Terreaux</strong></p><p>L&#8217;Assembl&#233;e des d&#233;l&#233;gu&#233;s a &#233;t&#233; choqu&#233;e et boulevers&#233;e par les t&#233;moignages de coll&#232;gues du coll&#232;ge des Terreaux &#224; Neuch&#226;tel venus pr&#233;senter leurs souffrances cons&#233;cutives aux graves dysfonctionnements de leur directrice, soutenue de mani&#232;re &#171;&#160;ind&#233;fectible&#160;&#187; et donc irrationnelle par son autorit&#233; de nomination, un comit&#233; scolaire intercommunal, au m&#233;pris de la v&#233;rit&#233; des faits et des attitudes reproch&#233;s &#224; sa prot&#233;g&#233;e.</p><p>L&#8217;AD a donn&#233; mandat au comit&#233; cantonal de poursuivre ou d&#8217;entreprendre les d&#233;marches et les actions qu&#8217;il estime n&#233;cessaires pour, d&#8217;une part, soutenir et prot&#233;ger les victimes de la directrice et, d&#8217;autre part, &#339;uvrer au r&#233;tablissement d&#8217;un climat de travail serein et apais&#233; au sein du coll&#232;ge des Terreaux.</p><p>Les d&#233;l&#233;gu&#233;s ont ainsi accept&#233; &#224; l&#8217;unanimit&#233; que le SAEN r&#233;it&#232;re, conjointement avec le SSP-RN, leur demande commune adress&#233;e au comit&#233; scolaire de mettre en place un audit neutre concernant les all&#233;gations de dysfonctionnements de la directrice des Terreaux. La tenue &#233;ventuelle d&#8217;une conf&#233;rence de presse commune SSP-RN &#8211; SAEN sur l&#8217;affaire des Terreaux en cas de refus du comit&#233; scolaire a &#233;galement &#233;t&#233; ent&#233;rin&#233;e par l&#8217;AD.<br /><br /></p><p><strong>Int&#233;gration</strong></p><p>Le principe de l&#8217;int&#233;gration d&#8217;une partie des enfants handicap&#233;s dans nos classes n&#8217;a pas &#233;t&#233; remis en question par l&#8217;AD, mais les nombreuses difficult&#233;s qui sont ressorties des diff&#233;rentes exp&#233;riences d&#8217;int&#233;gration v&#233;cues dans nos coll&#232;ges ont conduit l&#8217;AD &#224; d&#233;finir les conditions devant &#234;tre imp&#233;rativement r&#233;unies pour r&#233;ussir une int&#233;gration.</p><p>Sollicit&#233;es par le comit&#233; cantonal, deux d&#233;l&#233;gu&#233;es du SAEN, Elisabeth Weber Pillonel et Jacqueline Meylan, ont accept&#233; de pr&#233;parer un document pr&#233;sentant les points indispensables &#224; observer en mati&#232;re d&#8217;int&#233;gration scolaire&#160;: travail pr&#233;cieux remis au comit&#233; cantonal qui s&#8217;en inspire fortement pour pr&#233;parer l&#8217;apr&#232;s-midi de la Journ&#233;e syndicale 2011 consacr&#233;e &#224; l&#8217;int&#233;gration et &#224; laquelle participera le chef de d&#233;partement, Philippe Gnaegi.<br />&#160;</p><div style="text-align: right;"><em>John Vuillaume</em></div>]]></content:encoded>
<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.17'>Éditos</category>
<dc:creator>John Vuillaume</dc:creator>
<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 11:27:00 +0200</pubDate>
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<item>
<title>L’école, enjeu politique et scientifique</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1390.17</link>
<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><br />La tr&#232;s r&#233;ussie 1<sup>re</sup> Journ&#233;e suisse de l&#8217;&#233;ducation a notamment &#233;t&#233; l&#8217;occasion d&#8217;entendre le sociologue et compagnon de route du SER Walo Hutmacher rappeler que la profession enseignante et les autorit&#233;s scolaires ne tenaient souvent pas assez compte des r&#233;sultats des recherches scientifiques en mati&#232;re d&#8217;&#233;ducation et d&#8217;organisation scolaire.<br /><br /></strong></p><h3 style="text-align: justify;">Un volet politique et un volet professionnel</h3><div style="text-align: justify;">Assurer les meilleures conditions d&#8217;encadrement de nos enfants et leur s&#233;lection constituent les priorit&#233;s du volet politique de l&#8217;&#233;cole sur lesquelles les enseignants ont prise en tant que citoyens responsables, &#233;clair&#233;s et engag&#233;s, c&#8217;est-&#224;-dire &#224; travers leurs organisations professionnelles et syndicales et les partis politiques dans lesquels ils militent.</div><div style="text-align: justify;">Le volet professionnel concerne le corps enseignant. Ce dernier fait progresser les &#233;l&#232;ves sur les chemins de la connaissance et de la curiosit&#233; intellectuelle, &#233;value leurs acquis et d&#233;veloppe chez eux diverses comp&#233;tences sociales. Le m&#233;tier d&#8217;enseignant doit &#234;tre nourri par la recherche en &#233;ducation.</div><div style="text-align: justify;">Le lien entre volet politique et volet professionnel est traditionnellement assur&#233; par les soci&#233;t&#233;s p&#233;dagogiques et les syndicats d&#8217;enseignants. Id&#233;alement, ce r&#244;le de passeur entre politique &#233;ducative et recherche devrait &#234;tre syst&#233;matiquement au c&#339;ur de nos relations de type syndicales avec nos autorit&#233;s cantonales et avec nos coll&#232;gues en salle des ma&#238;tres&#160;!</div><br /><h3 style="text-align: justify;">La question des notes &#224; l&#8217;&#233;cole: un &#233;clairage scientifique</h3><p style="text-align: justify;">Le journal<span class="Apple-converted-space">&#160;</span><em>Le Temps</em><span class="Apple-converted-space">&#160;</span>a eu l&#8217;excellente id&#233;e de publier plusieurs articles de fond de haute vol&#233;e pendant la campagne de votation vaudoise sur l&#8217;&#233;cole obligatoire, dont un est consacr&#233; aux notes &#171;&#160;Les notes &#224; l&#8217;&#233;cole sont un facteur de d&#233;motivation&#160;<a href="#note"><span><span><span><span>[1]</span></span></span></span></a>&#187;. Les conclusions de l&#8217;&#233;tude &#224; laquelle le professeur Fabrizio Butera a particip&#233; sont sans appel et font &#233;cho &#224; des r&#233;alit&#233;s que les enseignants connaissent depuis longtemps&#160;: travailler pour la note, pour une majorit&#233; des enfants qui ne sont ni brillants ni battants, tend &#224; faire diminuer leur motivation et le niveau de leurs performances.&#160;&#187;</p><p style="text-align: justify;">La r&#233;introduction de notes &#224; la fin de l&#8217;&#233;cole primaire est un enjeu politique, &#233;galement dans le canton de Neuch&#226;tel. Si, pour les deux derni&#232;res de l&#8217;&#233;cole primaire ( 5<sup>e</sup> et 6<sup>e</sup>, soit 7<sup>e</sup> et 8<sup>e</sup> HarmoS), ces notes ne visaient qu&#8217;&#224; remplacer les codes existants ( par exemple, 6= l&#8217;&#233;l&#232;ve a largement d&#233;pass&#233; les objectifs fix&#233;s dans telle branche, 5&#160;= il les a atteints ais&#233;ment, 4= a atteint les objectifs, 3= n&#8217;a pas atteint les objectifs) et &#224; pr&#233;parer les &#233;l&#232;ves &#224; l&#8217;&#233;valuation chiffr&#233;e qu&#8217;ils conna&#238;tront au cycle 3 HarmoS (&#233;cole secondaire), il n&#8217;y aurait rien &#224; redire.</p><p style="text-align: justify;">Par contre, une r&#233;introduction de moyennes chiffr&#233;es &#224; l&#8217;&#233;cole primaire entrerait en totale contradiction avec la farouche volont&#233; du chef du d&#233;partement, Philippe Gnaegi, de lutter efficacement contre l&#8217;&#233;chec scolaire et les redoublements.</p><p style="text-align: justify;">Laissons le mot &#224; Fabrizio Butera qui conclut ainsi son article: &#171;&#160;En somme, l&#8217;introduction des notes en premi&#232;re ou en cinqui&#232;me ann&#233;es est une importante question politique. Toutefois, la recherche sur l&#8217;effet des notes pose in&#233;vitablement la question de leur utilit&#233;. Alors, sont-elles utiles, ces notes&#160;? Nous montrons ici que si on ne veut pas inciter les &#233;l&#232;ves &#224; &#233;viter les d&#233;fis, &#224; avoir peu de plaisir et d&#8217;int&#233;r&#234;t pour les t&#226;ches scolaires, &#224; remettre autant que possible le travail &#224; plus tard, &#224; voir les &#233;preuves comme une menace, &#224; avoir un niveau d&#8217;ambition faible, &#224; ne pas se sentir capables, et &#224; avoir de mauvais r&#233;sultats&#8230; la r&#233;ponse est non.&#160;&#187;</p><p style="text-align: right;"><em><span>John Vuillaume</span></em></p><hr /><div id="ftn1" style="text-align: justify;"><div><a href="http://www.le-ser.ch/ser/actu/extended_eid_1579_lid_3.html#_ftnref1" name="note" style="color: #000000; text-decoration: none; font-style: italic; font-weight: bold;" title=""></a><span><span><span>[1]</span></span></span><font size="2"><span class="Apple-converted-space">&#160;</span><strong>&#160; Fabrizio Butera</strong>, professeur de psychologie sociale &#224; l&#8217;Universit&#233; de Lausanne,<span class="Apple-converted-space">&#160;</span><em>Le Temps</em><span class="Apple-converted-space">&#160;</span>du 1<sup>er</sup><span class="Apple-converted-space">&#160;</span>septembre 2011, p.12. Pour lire l&#8217;article original (en anglais) : <a href="http://my.unil.ch/serval/document/BIB_F48003927A2A.pdf" target="_blank">http://my.unil.ch/serval/document/BIB_F48003927A2A.pdf</a></font></div><div style="text-align: left;"><hr /></div><div style="text-align: left;"><font size="2">Voir &#233;galement : <a href="http://www.saen.ch/news.php?item.1391.21" target="_blank">Faut-il abolir les notes ?</a></font></div></div>]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><br />La tr&#232;s r&#233;ussie 1<sup>re</sup> Journ&#233;e suisse de l&#8217;&#233;ducation a notamment &#233;t&#233; l&#8217;occasion d&#8217;entendre le sociologue et compagnon de route du SER Walo Hutmacher rappeler que la profession enseignante et les autorit&#233;s scolaires ne tenaient souvent pas assez compte des r&#233;sultats des recherches scientifiques en mati&#232;re d&#8217;&#233;ducation et d&#8217;organisation scolaire.<br /><br /></strong></p><h3 style="text-align: justify;">Un volet politique et un volet professionnel</h3><div style="text-align: justify;">Assurer les meilleures conditions d&#8217;encadrement de nos enfants et leur s&#233;lection constituent les priorit&#233;s du volet politique de l&#8217;&#233;cole sur lesquelles les enseignants ont prise en tant que citoyens responsables, &#233;clair&#233;s et engag&#233;s, c&#8217;est-&#224;-dire &#224; travers leurs organisations professionnelles et syndicales et les partis politiques dans lesquels ils militent.</div><div style="text-align: justify;">Le volet professionnel concerne le corps enseignant. Ce dernier fait progresser les &#233;l&#232;ves sur les chemins de la connaissance et de la curiosit&#233; intellectuelle, &#233;value leurs acquis et d&#233;veloppe chez eux diverses comp&#233;tences sociales. Le m&#233;tier d&#8217;enseignant doit &#234;tre nourri par la recherche en &#233;ducation.</div><div style="text-align: justify;">Le lien entre volet politique et volet professionnel est traditionnellement assur&#233; par les soci&#233;t&#233;s p&#233;dagogiques et les syndicats d&#8217;enseignants. Id&#233;alement, ce r&#244;le de passeur entre politique &#233;ducative et recherche devrait &#234;tre syst&#233;matiquement au c&#339;ur de nos relations de type syndicales avec nos autorit&#233;s cantonales et avec nos coll&#232;gues en salle des ma&#238;tres&#160;!</div><br /><h3 style="text-align: justify;">La question des notes &#224; l&#8217;&#233;cole: un &#233;clairage scientifique</h3><p style="text-align: justify;">Le journal<span class="Apple-converted-space">&#160;</span><em>Le Temps</em><span class="Apple-converted-space">&#160;</span>a eu l&#8217;excellente id&#233;e de publier plusieurs articles de fond de haute vol&#233;e pendant la campagne de votation vaudoise sur l&#8217;&#233;cole obligatoire, dont un est consacr&#233; aux notes &#171;&#160;Les notes &#224; l&#8217;&#233;cole sont un facteur de d&#233;motivation&#160;<a href="#note"><span><span><span><span>[1]</span></span></span></span></a>&#187;. Les conclusions de l&#8217;&#233;tude &#224; laquelle le professeur Fabrizio Butera a particip&#233; sont sans appel et font &#233;cho &#224; des r&#233;alit&#233;s que les enseignants connaissent depuis longtemps&#160;: travailler pour la note, pour une majorit&#233; des enfants qui ne sont ni brillants ni battants, tend &#224; faire diminuer leur motivation et le niveau de leurs performances.&#160;&#187;</p><p style="text-align: justify;">La r&#233;introduction de notes &#224; la fin de l&#8217;&#233;cole primaire est un enjeu politique, &#233;galement dans le canton de Neuch&#226;tel. Si, pour les deux derni&#232;res de l&#8217;&#233;cole primaire ( 5<sup>e</sup> et 6<sup>e</sup>, soit 7<sup>e</sup> et 8<sup>e</sup> HarmoS), ces notes ne visaient qu&#8217;&#224; remplacer les codes existants ( par exemple, 6= l&#8217;&#233;l&#232;ve a largement d&#233;pass&#233; les objectifs fix&#233;s dans telle branche, 5&#160;= il les a atteints ais&#233;ment, 4= a atteint les objectifs, 3= n&#8217;a pas atteint les objectifs) et &#224; pr&#233;parer les &#233;l&#232;ves &#224; l&#8217;&#233;valuation chiffr&#233;e qu&#8217;ils conna&#238;tront au cycle 3 HarmoS (&#233;cole secondaire), il n&#8217;y aurait rien &#224; redire.</p><p style="text-align: justify;">Par contre, une r&#233;introduction de moyennes chiffr&#233;es &#224; l&#8217;&#233;cole primaire entrerait en totale contradiction avec la farouche volont&#233; du chef du d&#233;partement, Philippe Gnaegi, de lutter efficacement contre l&#8217;&#233;chec scolaire et les redoublements.</p><p style="text-align: justify;">Laissons le mot &#224; Fabrizio Butera qui conclut ainsi son article: &#171;&#160;En somme, l&#8217;introduction des notes en premi&#232;re ou en cinqui&#232;me ann&#233;es est une importante question politique. Toutefois, la recherche sur l&#8217;effet des notes pose in&#233;vitablement la question de leur utilit&#233;. Alors, sont-elles utiles, ces notes&#160;? Nous montrons ici que si on ne veut pas inciter les &#233;l&#232;ves &#224; &#233;viter les d&#233;fis, &#224; avoir peu de plaisir et d&#8217;int&#233;r&#234;t pour les t&#226;ches scolaires, &#224; remettre autant que possible le travail &#224; plus tard, &#224; voir les &#233;preuves comme une menace, &#224; avoir un niveau d&#8217;ambition faible, &#224; ne pas se sentir capables, et &#224; avoir de mauvais r&#233;sultats&#8230; la r&#233;ponse est non.&#160;&#187;</p><p style="text-align: right;"><em><span>John Vuillaume</span></em></p><hr /><div id="ftn1" style="text-align: justify;"><div><a href="http://www.le-ser.ch/ser/actu/extended_eid_1579_lid_3.html#_ftnref1" name="note" style="color: #000000; text-decoration: none; font-style: italic; font-weight: bold;" title=""></a><span><span><span>[1]</span></span></span><font size="2"><span class="Apple-converted-space">&#160;</span><strong>&#160; Fabrizio Butera</strong>, professeur de psychologie sociale &#224; l&#8217;Universit&#233; de Lausanne,<span class="Apple-converted-space">&#160;</span><em>Le Temps</em><span class="Apple-converted-space">&#160;</span>du 1<sup>er</sup><span class="Apple-converted-space">&#160;</span>septembre 2011, p.12. Pour lire l&#8217;article original (en anglais) : <a href="http://my.unil.ch/serval/document/BIB_F48003927A2A.pdf" target="_blank">http://my.unil.ch/serval/document/BIB_F48003927A2A.pdf</a></font></div><div style="text-align: left;"><hr /></div><div style="text-align: left;"><font size="2">Voir &#233;galement : <a href="http://www.saen.ch/news.php?item.1391.21" target="_blank">Faut-il abolir les notes ?</a></font></div></div>]]></content:encoded>
<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.17'>Éditos</category>
<dc:creator>John Vuillaume</dc:creator>
<pubDate>Mon, 03 Oct 2011 21:19:00 +0200</pubDate>
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<title>Priorités 2010 : bilan positif</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1389.17</link>
<description><![CDATA[<div><strong><br />Extrait du rapport d&#8217;activit&#233;s 2010-2011 du comit&#233; cantonal du SAEN</strong></div><div>&#160;</div><p style="text-align: justify;">Les deux principales demandes qui ont &#233;merg&#233; de l&#8217;Assembl&#233;e des d&#233;l&#233;gu&#233;-e-s &#160;2010 portaient sur<strong> l&#8217;&#233;cole primaire</strong><span class="Apple-converted-space">&#160;</span>et<span class="Apple-converted-space">&#160;</span><strong>l&#8217;exposition m&#233;diatique</strong>&#160;: il fallait que le syndicat fasse plus pour l&#8217;&#233;cole primaire et soit plus pr&#233;sent dans les m&#233;dias.</p><p style="text-align: justify;">L&#8217;arriv&#233;e au comit&#233; central de Catherine Jurt et Stephan Roulin qui, avec Monique Allemann, y repr&#233;sentent<span class="Apple-converted-space">&#160;</span><strong>l&#8217;&#233;cole primaire</strong>, a donn&#233; un nouveau souffle &#224; notre syndicat.</p><br /><p style="text-align: justify;">La priorit&#233; donn&#233;e par Philippe Gnaegi aux premiers degr&#233;s de l&#8217;enseignement, m&#234;me si par ailleurs il continue d&#8217;&#233;conomiser dans l&#8217;&#233;cole et la formation neuch&#226;teloises (surtout dans le secondaire II), et les relations sereines retiss&#233;es avec le chef par notre syndicat, avec des efforts fournis de part et d&#8217;autre pour le bien de notre &#233;cole neuch&#226;teloise et de son corps enseignant, ont permis de r&#233;elles avanc&#233;es&#160;: ouverture ou maintien de plusieurs classes, modification projet&#233;e de l&#8217;arr&#234;t&#233; sur l&#8217;organisation des classes avec la suppression de la distinction ville-campagne, dialogue constructif avec le d&#233;partement, coop&#233;ration accrue avec des retours du terrain que nous pouvons directement exposer au chef plusieurs fois par ann&#233;e.</p><div style="text-align: justify;">Nous avons donc &#233;galement sensiblement augment&#233; nos contacts avec le Service de l&#8217;enseignement obligatoire (SEO) de Jean-Claude Marguet, haut fonctionnaire s&#233;rieux, comp&#233;tent, droit et ouvert, avec qui nous pouvons travailler en confiance.</div><div style="text-align: justify;">&#201;videmment, tout ne va pas toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais la crise avec les autorit&#233;s scolaires cantonales du d&#233;but de la derni&#232;re l&#233;gislature est derri&#232;re nous et nous ne pouvons que nous montrer satisfaits de cette &#233;volution tout en restant vigilants, critiques, combatifs et revendicateurs dans nos relations avec le d&#233;partement, notamment quand on a &#224; l&#8217;esprit deux des gros dossiers de cette rentr&#233;e, l&#8217;int&#233;gration et la r&#233;gionalisation des structures de l&#8217;&#233;cole obligatoire.</div><div style="text-align: justify;">&#160;</div><div style="text-align: justify;">Quant &#224; la<span class="Apple-converted-space">&#160;</span><strong>pr&#233;sence m&#233;diatique</strong><span class="Apple-converted-space">&#160;</span>du SAEN, elle s&#8217;est trouv&#233;e renforc&#233;e gr&#226;ce &#224; notre appartenance au<strong> SER</strong>, qui conna&#238;t une p&#233;riode extr&#234;mement faste, dynamis&#233; par le duo<span class="Apple-converted-space">&#160;</span><strong>Georges Pasquier - Jean-Marc Haller</strong>, respectivement pr&#233;sident et secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, qui fonctionne &#224; merveille (p&#233;tition contre le programme de l&#8217;UDC sur l&#8217;&#233;cole) et &#224; la collaboration avec le<span class="Apple-converted-space">&#160;</span><strong>SSP<span class="Apple-converted-space">&#160;</span></strong>et<span class="Apple-converted-space">&#160;</span><strong>la f&#233;d&#233;ration des parents d&#8217;&#233;l&#232;ves</strong>(p&#233;tition d&#233;non&#231;ant les effets n&#233;gatifs des coupes budg&#233;taires dans la formation post-obligatoire).</div><div style="text-align: justify;">La couverture m&#233;diatique de<span class="Apple-converted-space">&#160;</span><strong>l&#8217;affaire des Terreaux</strong><span class="Apple-converted-space">&#160;</span>ne rel&#232;ve pas, quant &#224; elle, d&#8217;une strat&#233;gie&#160;: le syndicat a inform&#233; les m&#233;dias pour &#233;viter qu&#8217;un coll&#232;gue s&#8217;expose et soit broy&#233;, seul contre tous.</div><div style="text-align: justify;">Notre d&#233;marche a &#233;galement permis de faire baisser la pression sur les coll&#232;gues harcel&#233;s et de les remettre en confiance mais elle n&#8217;avait pas pour but de faire parler du syndicat.</div><div style="text-align: justify;">Notre syndicat est en train d&#8217;acqu&#233;rir une image et une r&#233;putation qui d&#233;passent les milieux scolaires, ce qui ind&#233;niablement constitue un plus d&#8217;un point de vue politique, les syndicats &#233;tant des acteurs incontournables de toute vie d&#233;mocratique.</div><div style="text-align: justify;">&#160;</div><div style="text-align: right;"><em><span>John Vuillaume</span></em></div><div style="text-align: right;"><em><span>pr&#233;sident du comit&#233; cantonal du SAEN</span></em></div>]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div><strong><br />Extrait du rapport d&#8217;activit&#233;s 2010-2011 du comit&#233; cantonal du SAEN</strong></div><div>&#160;</div><p style="text-align: justify;">Les deux principales demandes qui ont &#233;merg&#233; de l&#8217;Assembl&#233;e des d&#233;l&#233;gu&#233;-e-s &#160;2010 portaient sur<strong> l&#8217;&#233;cole primaire</strong><span class="Apple-converted-space">&#160;</span>et<span class="Apple-converted-space">&#160;</span><strong>l&#8217;exposition m&#233;diatique</strong>&#160;: il fallait que le syndicat fasse plus pour l&#8217;&#233;cole primaire et soit plus pr&#233;sent dans les m&#233;dias.</p><p style="text-align: justify;">L&#8217;arriv&#233;e au comit&#233; central de Catherine Jurt et Stephan Roulin qui, avec Monique Allemann, y repr&#233;sentent<span class="Apple-converted-space">&#160;</span><strong>l&#8217;&#233;cole primaire</strong>, a donn&#233; un nouveau souffle &#224; notre syndicat.</p><br /><p style="text-align: justify;">La priorit&#233; donn&#233;e par Philippe Gnaegi aux premiers degr&#233;s de l&#8217;enseignement, m&#234;me si par ailleurs il continue d&#8217;&#233;conomiser dans l&#8217;&#233;cole et la formation neuch&#226;teloises (surtout dans le secondaire II), et les relations sereines retiss&#233;es avec le chef par notre syndicat, avec des efforts fournis de part et d&#8217;autre pour le bien de notre &#233;cole neuch&#226;teloise et de son corps enseignant, ont permis de r&#233;elles avanc&#233;es&#160;: ouverture ou maintien de plusieurs classes, modification projet&#233;e de l&#8217;arr&#234;t&#233; sur l&#8217;organisation des classes avec la suppression de la distinction ville-campagne, dialogue constructif avec le d&#233;partement, coop&#233;ration accrue avec des retours du terrain que nous pouvons directement exposer au chef plusieurs fois par ann&#233;e.</p><div style="text-align: justify;">Nous avons donc &#233;galement sensiblement augment&#233; nos contacts avec le Service de l&#8217;enseignement obligatoire (SEO) de Jean-Claude Marguet, haut fonctionnaire s&#233;rieux, comp&#233;tent, droit et ouvert, avec qui nous pouvons travailler en confiance.</div><div style="text-align: justify;">&#201;videmment, tout ne va pas toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais la crise avec les autorit&#233;s scolaires cantonales du d&#233;but de la derni&#232;re l&#233;gislature est derri&#232;re nous et nous ne pouvons que nous montrer satisfaits de cette &#233;volution tout en restant vigilants, critiques, combatifs et revendicateurs dans nos relations avec le d&#233;partement, notamment quand on a &#224; l&#8217;esprit deux des gros dossiers de cette rentr&#233;e, l&#8217;int&#233;gration et la r&#233;gionalisation des structures de l&#8217;&#233;cole obligatoire.</div><div style="text-align: justify;">&#160;</div><div style="text-align: justify;">Quant &#224; la<span class="Apple-converted-space">&#160;</span><strong>pr&#233;sence m&#233;diatique</strong><span class="Apple-converted-space">&#160;</span>du SAEN, elle s&#8217;est trouv&#233;e renforc&#233;e gr&#226;ce &#224; notre appartenance au<strong> SER</strong>, qui conna&#238;t une p&#233;riode extr&#234;mement faste, dynamis&#233; par le duo<span class="Apple-converted-space">&#160;</span><strong>Georges Pasquier - Jean-Marc Haller</strong>, respectivement pr&#233;sident et secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, qui fonctionne &#224; merveille (p&#233;tition contre le programme de l&#8217;UDC sur l&#8217;&#233;cole) et &#224; la collaboration avec le<span class="Apple-converted-space">&#160;</span><strong>SSP<span class="Apple-converted-space">&#160;</span></strong>et<span class="Apple-converted-space">&#160;</span><strong>la f&#233;d&#233;ration des parents d&#8217;&#233;l&#232;ves</strong>(p&#233;tition d&#233;non&#231;ant les effets n&#233;gatifs des coupes budg&#233;taires dans la formation post-obligatoire).</div><div style="text-align: justify;">La couverture m&#233;diatique de<span class="Apple-converted-space">&#160;</span><strong>l&#8217;affaire des Terreaux</strong><span class="Apple-converted-space">&#160;</span>ne rel&#232;ve pas, quant &#224; 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<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.17'>Éditos</category>
<dc:creator>John Vuillaume</dc:creator>
<pubDate>Mon, 12 Sep 2011 22:08:00 +0200</pubDate>
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<title>Deux philosophies parfois antagoniques</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1388.17</link>
<description><![CDATA[<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><em><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><br />Huit recours d&#233;pos&#233;s cette ann&#233;e par des stagiaires qui n&#8217;ont pas obtenu tous leurs cr&#233;dits de formation &#224; la fin de leur cursus &#224; la HEP-BEJUNE pour enseigner au niveau des deux premiers cycles HarmoS, soit les huit premi&#232;res ann&#233;es d&#8217;&#233;cole obligatoire, dont deux dans lesquels le SAEN s&#8217;est impliqu&#233; (deux stagiaires syndiqu&#233;s)&#160;: l&#8217;occasion de renouer ou de prendre langue avec des personnalit&#233;s remarquables&#160;: Mme Mar&#233;chal, MM. Faivre, Zumwald et Schnegg. La stagiaire qui recourt n&#8217;a pas manqu&#233; de mentionner &#233;galement deux personnes admirables et comp&#233;tentes, Mmes Caravaggi et Bieri.</span></em></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><em><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Pourquoi alors un tel g&#226;chis, autant d&#8217;&#233;checs avec tant de personnes de qualit&#233;&#160;?</span></em></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;">La notion d&#8217;&#233;chec inscrite au c&#339;ur de la formation initiale</span></strong></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">J&#8217;aimerais insister sur le seul v&#233;ritable sujet de d&#233;saccord total, voire m&#234;me de profonde incompr&#233;hension, qui est apparu lors des rencontres avec des responsables et des formateurs de la HEP-BEJUNE. J&#8217;ai expliqu&#233; &#224; mes interlocuteurs qu'apr&#232;s avoir r&#233;ussi ses deux premi&#232;res ann&#233;es &#224; la HEP, un &#233;chec en fin de troisi&#232;me ann&#233;e me paraissait davantage relever de la responsabilit&#233; de l&#8217;institution que de celle du ou de la stagiaire. On m&#8217;a r&#233;torqu&#233; qu&#8217;on pr&#233;f&#233;rait laisser sa chance aux candidats en difficult&#233;&#160;jusqu&#8217;au bout et que le d&#233;compte des cr&#233;dits de type universitaire dit &#171;&#160;de Bologne&#160;&#187; ne laissait aucune marge de man&#339;uvre&#160;: s&#8217;il vient &#224; manquer un cr&#233;dit sur 180 en fin de formation, c&#8217;est l&#8217;&#233;chec d&#233;finitif.</span></div><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Une &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s est suspendue sur la t&#234;te des stagiaires jusqu&#8217;&#224; la toute fin de leur formation&#160;: une formatrice en &#233;tablissement trop nerveuse parce qu&#8217;en instance de divorce, un probl&#232;me aux anneaux en gymnastique, des qualit&#233;s en chant plut&#244;t moyennes ou quelques mauvais accords &#224; la guitare et c&#8217;est fini, m&#234;me si on est un champion dans l&#8217;enseignement du fran&#231;ais ou des maths, on est coul&#233;, d&#233;truit, an&#233;anti. La notion d&#8217;&#233;chec inscrite &#160;au c&#339;ur de la formation initiale des enseignants&#160;: id&#233;e tellement r&#233;voltante pour le praticien que je suis&#160;!</span></p><br /><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;">L&#8217;&#233;cole d&#8217;aujourd&#8217;hui est celle de la r&#233;ussite</span></strong></div><div style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">On me paie pour faire r&#233;ussir mes &#233;l&#232;ves, pas pour leur sucrer leurs r&#233;sultats, mais pour les faire progresser suffisamment pour que la tr&#232;s grande majorit&#233; d&#8217;entre eux, et parfois toutes et tous atteignent les objectifs minimaux requis &#224; leur &#226;ge et dans la classe qu'ils fr&#233;quentent. J&#8217;enseigne dans un Lyc&#233;e, mais je sais que la tr&#232;s grande majorit&#233; de mes coll&#232;gues, qu'ils &#339;uvrent dans les deux premiers cycles HarmoS ou &#224; l&#8217;&#233;cole secondaire, fonctionnent comme moi. Si j&#8217;ai trop d&#8217;&#233;l&#232;ves en grande difficult&#233; dans une classe &#224; la fin d&#8217;une ann&#233;e et surtout &#224; la fin d&#8217;un cycle (de deux ou de trois ans), j&#8217;ai ma part de responsabilit&#233;, je n&#8217;ai pas r&#233;ussi &#224; insuffler l&#8217;enthousiasme et la motivation n&#233;cessaires pour que ces enfants se mettent en situation de r&#233;ussite, un point c&#8217;est tout. Pour relever r&#233;guli&#232;rement cet extraordinaire pari, celui de faire r&#233;ussir une tr&#232;s forte majorit&#233; d&#8217;enfants &#224; l&#8217;&#233;cole, la remise en question de mon travail et de l&#8217;attitude &#224; adopter envers les enfants qui me sont confi&#233;s est quasiment permanente, un ajustement de tous les instants, une gymnastique intellectuelle et &#233;motionnelle stimulante, parfois risqu&#233;e mais qui nous maintient tellement vivants&#160;! Voil&#224; comment je vois ma profession. Cette vision du m&#233;tier d&#8217;enseignants semble &#234;tre &#224; mille lieues de celle que poss&#232;dent certains formateurs qui paraissent parfois avoir occult&#233;, volontairement ou non, les d&#233;fis quotidiens que doit relever l&#8217;enseignant-e qui veut bien faire son travail et qui vit pleinement sa vocation.</span></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;">On enseigne ce que l&#8217;on est</span></strong></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">&#171;&#160;On n&#8217;enseigne pas ce que l&#8217;on veut&#160;; je dirai m&#234;me que l&#8217;on n&#8217;enseigne pas ce que l&#8217;on sait ou ce que l&#8217;on croit savoir&#160;: on n&#8217;enseigne et on ne peut enseigner que ce que l&#8217;on est&#160;&#187;&#160;: cette citation de Jean Jaur&#232;s qui exprime une profonde v&#233;rit&#233; de notre m&#233;tier devrait &#234;tre donn&#233;e comme titre de dissertation &#224; certains formateurs en &#233;tablissement qui pensent que la seule mani&#232;re de former leur stagiaire est d&#8217;en faire un clone d&#8217;eux-m&#234;mes. Beaucoup de stagiaires comprennent qu&#8217;il faut se conformer pour r&#233;ussir&#160;: &#171;&#160;trois ans &#224; la HEP, puis tu commenceras &#224; apprendre ton m&#233;tier&#160;!&#160;&#187;, la boutade est bien connue, mais gare au futur enseignant qui d&#233;sirerait tracer sa voie personnelle durant ces ann&#233;es de HEP&#160;!</span></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Des d&#233;rives inacceptables</span></strong></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Si des formateurs font preuve d&#8217;empathie et connaissent tr&#232;s bien leurs stagiaires (cf. par exemple celles et ceux cit&#233;s au d&#233;but de l&#8217;article, mais naturellement bien d&#8217;autres), d&#8217;autres semblent s&#8217;&#234;tre enferm&#233;s dans un syst&#232;me d&#8217;&#233;valuation d&#233;shumanis&#233; qui met avant tout en &#233;vidence les manques et les carences plut&#244;t que les points positifs. Aucune vision globale des futur-e-s enseignant-e-s, des petites croix dans des petites cases, des consid&#233;rations qui en disent plus sur le formateur que sur les performances des stagiaires, nous sommes quelquefois tr&#232;s loin de ce que nous serions en droit d&#8217;attendre d&#8217;une expertise professionnelle en mati&#232;re de formation des enseignants&#160;!</span></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Naturellement, il est tout &#224; fait normal de voir une fois ou l&#8217;autre un rapport b&#226;cl&#233; ou insuffisant. Mais quand un seul stagiaire en accumule plusieurs et que le conseil des formateurs se base sur ces documents pour prononcer un &#233;chec d&#233;finitif, les bornes sont clairement franchies. Cela fait vraiment mal de voir de telles choses quand on s&#8217;int&#233;resse de pr&#232;s &#224; la profession enseignante. Cela fait l&#233;gitimement na&#238;tre de la col&#232;re. Aussi longtemps que certains&#160;&#171;&#160; peloteurs de nuages&#160;&#187; ne font de mal &#224; personne, on rit de certaines incoh&#233;rences ou autres incongruit&#233;s. Mais il y a malheureusement des moments o&#249; la farce tourne &#224; la trag&#233;die.</span></div><div style="line-height: normal; text-indent: -35.4pt; margin: 0cm 0cm 10pt 35.4pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Une n&#233;cessaire adaptation de la HEP</span></strong></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Il ne faut pas rester les bras crois&#233;s. Une institution qui dispose de tant de ressources humaines que la HEP peut r&#233;agir et tenter de r&#233;sorber le hiatus, quand il se fait jour, entre formation professionnelle et r&#233;alit&#233; des exigences de l&#8217;enseignement dans l&#8217;&#233;cole d&#8217;aujourd&#8217;hui.</span></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">L&#8217;&#233;cole neuch&#226;teloise ne fera pas machine arri&#232;re&#160;: les multiples redoublements et les nombreuses mises en &#233;chec seront bient&#244;t de la musique ancienne, n&#8217;en d&#233;plaise peut-&#234;tre &#224; certains formateurs, dont un, dont nous tairons le nom ici, incarnation d&#8217;une approche superficielle et archa&#239;que de la profession, une personnalit&#233; si p&#233;remptoire, seulement p&#233;remptoire&#8230;</span></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">La HEP serait certainement bien inspir&#233;e de s&#8217;adapter &#224; cette nouvelle donne.</span></div><div style="line-height: normal; text-indent: -35.4pt; margin: 0cm 0cm 10pt 35.4pt; text-align: right;"><em><span style="font-family: Arial,sans-serif;">John Vuillaume</span></em></div><div style="line-height: normal; text-indent: -35.4pt; margin: 0cm 0cm 10pt 35.4pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Bonne reprise &#224; toutes et &#224; tous!</span></div>]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><em><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><br />Huit recours d&#233;pos&#233;s cette ann&#233;e par des stagiaires qui n&#8217;ont pas obtenu tous leurs cr&#233;dits de formation &#224; la fin de leur cursus &#224; la HEP-BEJUNE pour enseigner au niveau des deux premiers cycles HarmoS, soit les huit premi&#232;res ann&#233;es d&#8217;&#233;cole obligatoire, dont deux dans lesquels le SAEN s&#8217;est impliqu&#233; (deux stagiaires syndiqu&#233;s)&#160;: l&#8217;occasion de renouer ou de prendre langue avec des personnalit&#233;s remarquables&#160;: Mme Mar&#233;chal, MM. Faivre, Zumwald et Schnegg. La stagiaire qui recourt n&#8217;a pas manqu&#233; de mentionner &#233;galement deux personnes admirables et comp&#233;tentes, Mmes Caravaggi et Bieri.</span></em></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><em><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Pourquoi alors un tel g&#226;chis, autant d&#8217;&#233;checs avec tant de personnes de qualit&#233;&#160;?</span></em></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;">La notion d&#8217;&#233;chec inscrite au c&#339;ur de la formation initiale</span></strong></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">J&#8217;aimerais insister sur le seul v&#233;ritable sujet de d&#233;saccord total, voire m&#234;me de profonde incompr&#233;hension, qui est apparu lors des rencontres avec des responsables et des formateurs de la HEP-BEJUNE. J&#8217;ai expliqu&#233; &#224; mes interlocuteurs qu'apr&#232;s avoir r&#233;ussi ses deux premi&#232;res ann&#233;es &#224; la HEP, un &#233;chec en fin de troisi&#232;me ann&#233;e me paraissait davantage relever de la responsabilit&#233; de l&#8217;institution que de celle du ou de la stagiaire. On m&#8217;a r&#233;torqu&#233; qu&#8217;on pr&#233;f&#233;rait laisser sa chance aux candidats en difficult&#233;&#160;jusqu&#8217;au bout et que le d&#233;compte des cr&#233;dits de type universitaire dit &#171;&#160;de Bologne&#160;&#187; ne laissait aucune marge de man&#339;uvre&#160;: s&#8217;il vient &#224; manquer un cr&#233;dit sur 180 en fin de formation, c&#8217;est l&#8217;&#233;chec d&#233;finitif.</span></div><p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Une &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s est suspendue sur la t&#234;te des stagiaires jusqu&#8217;&#224; la toute fin de leur formation&#160;: une formatrice en &#233;tablissement trop nerveuse parce qu&#8217;en instance de divorce, un probl&#232;me aux anneaux en gymnastique, des qualit&#233;s en chant plut&#244;t moyennes ou quelques mauvais accords &#224; la guitare et c&#8217;est fini, m&#234;me si on est un champion dans l&#8217;enseignement du fran&#231;ais ou des maths, on est coul&#233;, d&#233;truit, an&#233;anti. La notion d&#8217;&#233;chec inscrite &#160;au c&#339;ur de la formation initiale des enseignants&#160;: id&#233;e tellement r&#233;voltante pour le praticien que je suis&#160;!</span></p><br /><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;">L&#8217;&#233;cole d&#8217;aujourd&#8217;hui est celle de la r&#233;ussite</span></strong></div><div style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">On me paie pour faire r&#233;ussir mes &#233;l&#232;ves, pas pour leur sucrer leurs r&#233;sultats, mais pour les faire progresser suffisamment pour que la tr&#232;s grande majorit&#233; d&#8217;entre eux, et parfois toutes et tous atteignent les objectifs minimaux requis &#224; leur &#226;ge et dans la classe qu'ils fr&#233;quentent. J&#8217;enseigne dans un Lyc&#233;e, mais je sais que la tr&#232;s grande majorit&#233; de mes coll&#232;gues, qu'ils &#339;uvrent dans les deux premiers cycles HarmoS ou &#224; l&#8217;&#233;cole secondaire, fonctionnent comme moi. Si j&#8217;ai trop d&#8217;&#233;l&#232;ves en grande difficult&#233; dans une classe &#224; la fin d&#8217;une ann&#233;e et surtout &#224; la fin d&#8217;un cycle (de deux ou de trois ans), j&#8217;ai ma part de responsabilit&#233;, je n&#8217;ai pas r&#233;ussi &#224; insuffler l&#8217;enthousiasme et la motivation n&#233;cessaires pour que ces enfants se mettent en situation de r&#233;ussite, un point c&#8217;est tout. Pour relever r&#233;guli&#232;rement cet extraordinaire pari, celui de faire r&#233;ussir une tr&#232;s forte majorit&#233; d&#8217;enfants &#224; l&#8217;&#233;cole, la remise en question de mon travail et de l&#8217;attitude &#224; adopter envers les enfants qui me sont confi&#233;s est quasiment permanente, un ajustement de tous les instants, une gymnastique intellectuelle et &#233;motionnelle stimulante, parfois risqu&#233;e mais qui nous maintient tellement vivants&#160;! Voil&#224; comment je vois ma profession. Cette vision du m&#233;tier d&#8217;enseignants semble &#234;tre &#224; mille lieues de celle que poss&#232;dent certains formateurs qui paraissent parfois avoir occult&#233;, volontairement ou non, les d&#233;fis quotidiens que doit relever l&#8217;enseignant-e qui veut bien faire son travail et qui vit pleinement sa vocation.</span></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;">On enseigne ce que l&#8217;on est</span></strong></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">&#171;&#160;On n&#8217;enseigne pas ce que l&#8217;on veut&#160;; je dirai m&#234;me que l&#8217;on n&#8217;enseigne pas ce que l&#8217;on sait ou ce que l&#8217;on croit savoir&#160;: on n&#8217;enseigne et on ne peut enseigner que ce que l&#8217;on est&#160;&#187;&#160;: cette citation de Jean Jaur&#232;s qui exprime une profonde v&#233;rit&#233; de notre m&#233;tier devrait &#234;tre donn&#233;e comme titre de dissertation &#224; certains formateurs en &#233;tablissement qui pensent que la seule mani&#232;re de former leur stagiaire est d&#8217;en faire un clone d&#8217;eux-m&#234;mes. Beaucoup de stagiaires comprennent qu&#8217;il faut se conformer pour r&#233;ussir&#160;: &#171;&#160;trois ans &#224; la HEP, puis tu commenceras &#224; apprendre ton m&#233;tier&#160;!&#160;&#187;, la boutade est bien connue, mais gare au futur enseignant qui d&#233;sirerait tracer sa voie personnelle durant ces ann&#233;es de HEP&#160;!</span></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Des d&#233;rives inacceptables</span></strong></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Si des formateurs font preuve d&#8217;empathie et connaissent tr&#232;s bien leurs stagiaires (cf. par exemple celles et ceux cit&#233;s au d&#233;but de l&#8217;article, mais naturellement bien d&#8217;autres), d&#8217;autres semblent s&#8217;&#234;tre enferm&#233;s dans un syst&#232;me d&#8217;&#233;valuation d&#233;shumanis&#233; qui met avant tout en &#233;vidence les manques et les carences plut&#244;t que les points positifs. Aucune vision globale des futur-e-s enseignant-e-s, des petites croix dans des petites cases, des consid&#233;rations qui en disent plus sur le formateur que sur les performances des stagiaires, nous sommes quelquefois tr&#232;s loin de ce que nous serions en droit d&#8217;attendre d&#8217;une expertise professionnelle en mati&#232;re de formation des enseignants&#160;!</span></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Naturellement, il est tout &#224; fait normal de voir une fois ou l&#8217;autre un rapport b&#226;cl&#233; ou insuffisant. Mais quand un seul stagiaire en accumule plusieurs et que le conseil des formateurs se base sur ces documents pour prononcer un &#233;chec d&#233;finitif, les bornes sont clairement franchies. Cela fait vraiment mal de voir de telles choses quand on s&#8217;int&#233;resse de pr&#232;s &#224; la profession enseignante. Cela fait l&#233;gitimement na&#238;tre de la col&#232;re. Aussi longtemps que certains&#160;&#171;&#160; peloteurs de nuages&#160;&#187; ne font de mal &#224; personne, on rit de certaines incoh&#233;rences ou autres incongruit&#233;s. Mais il y a malheureusement des moments o&#249; la farce tourne &#224; la trag&#233;die.</span></div><div style="line-height: normal; text-indent: -35.4pt; margin: 0cm 0cm 10pt 35.4pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Une n&#233;cessaire adaptation de la HEP</span></strong></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Il ne faut pas rester les bras crois&#233;s. Une institution qui dispose de tant de ressources humaines que la HEP peut r&#233;agir et tenter de r&#233;sorber le hiatus, quand il se fait jour, entre formation professionnelle et r&#233;alit&#233; des exigences de l&#8217;enseignement dans l&#8217;&#233;cole d&#8217;aujourd&#8217;hui.</span></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">L&#8217;&#233;cole neuch&#226;teloise ne fera pas machine arri&#232;re&#160;: les multiples redoublements et les nombreuses mises en &#233;chec seront bient&#244;t de la musique ancienne, n&#8217;en d&#233;plaise peut-&#234;tre &#224; certains formateurs, dont un, dont nous tairons le nom ici, incarnation d&#8217;une approche superficielle et archa&#239;que de la profession, une personnalit&#233; si p&#233;remptoire, seulement p&#233;remptoire&#8230;</span></div><div style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">La HEP serait certainement bien inspir&#233;e de s&#8217;adapter &#224; cette nouvelle donne.</span></div><div style="line-height: normal; text-indent: -35.4pt; margin: 0cm 0cm 10pt 35.4pt; text-align: right;"><em><span style="font-family: Arial,sans-serif;">John Vuillaume</span></em></div><div style="line-height: normal; text-indent: -35.4pt; margin: 0cm 0cm 10pt 35.4pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;">Bonne reprise &#224; toutes et &#224; tous!</span></div>]]></content:encoded>
<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.17'>Éditos</category>
<dc:creator>John Vuillaume</dc:creator>
<pubDate>Mon, 22 Aug 2011 21:05:00 +0200</pubDate>
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<item>
<title>Des nouvelles de la Fonction publique</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1381.17</link>
<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>La Fonction publique est un groupe de travail pr&#233;sid&#233; par Jean Studer qui r&#233;unit les repr&#233;sentants des associations du personnel de l&#8217;Etat, des policiers aux enseignants, en passant par les forestiers ou les fonctionnaires.</strong></p><p></p><p><strong>1) Un dr&#244;le de groupe de travail</strong></p><p style="text-align: justify;">La r&#233;union des repr&#233;sentants du personnel de l&#8217;Etat de Neuch&#226;tel ne constitue pas &#224; proprement parl&#233; un groupe de travail. Elle ressemble plus &#224; une chambre d&#8217;enregistrement lorsque le Conseil d&#8217;Etat inflige des mesures brutales ou douloureuses &#224; sa fonction publique. M&#234;me chose quand il s&#8217;agit des tr&#232;s rares mesures d&#8217;am&#233;lioration salariale ou de conditions de travail&#160;; elles sont &#224; prendre ou &#224; laisser pour les associations de personnel dont les repr&#233;sentants peuvent se lancer s&#8217;ils le d&#233;sirent dans des discussions oiseuses qui n&#8217;aboutissent jamais &#224; grand-chose. Mais cela fait toujours du bien d&#8217;exprimer publiquement ses opinions, ses d&#233;ceptions ou ses frustrations. Le sentiment le plus d&#233;sagr&#233;able qui anime les membres de la Fonction publique est certainement celui qui nous pousse &#224; croire que m&#234;me si les finances du canton finissent par beaucoup mieux se porter, on ne nous &#233;coutera pas plus qu&#8217;aujourd&#8217;hui&#160;! Nos revendications risquent de rester syst&#233;matiquement lettre morte, comme c&#8217;est le cas actuellement.</p><p></p><br /><div><div><p><strong>2)La Fonction publique n&#8217;est pas une fa&#238;ti&#232;re</strong></p><p>Les relations entre les diverses associations du personnel de l&#8217;Etat ne sont pas formalis&#233;es, et donc plut&#244;t distendues ou carr&#233;ment inexistantes. La plus grande d&#8217;entre elles, le SSP- r&#233;gion Neuch&#226;tel, peut certes parfois tenter de rassembler derri&#232;re lui une majorit&#233; des associations pour s&#8217;opposer au Conseil d&#8217;Etat, mais rien de r&#233;gulier.</p><p>Depuis quelque temps, le sectarisme anti-enseignant de Pierre de Marcellis, pr&#233;sident de la SMF (soci&#233;t&#233; des magistrats et des fonctionnaires), est devenu incontr&#244;lable (jugements intempestifs dans la presse locale et attaques frontales lors de s&#233;ances officielles). Heureusement, il nous semble coup&#233; de sa base, mais il continue n&#233;anmoins de porter pr&#233;judice au corps enseignant neuch&#226;telois. Et aucun cartel syndical, f&#233;d&#233;ration ou fa&#238;ti&#232;re pour le ramener &#224; l&#8217;ordre&#160;! Les divergences ne peuvent donc pas se r&#233;gler &#224; l&#8217;interne, le linge sale n&#8217;est pas toujours lav&#233; en famille, mais parfois en public (rappelons-nous le &#171;&#160;clash&#160;&#187; malheureux sur les horaires-blocs &#224; l&#8217;&#233;cole enfantine entre notre syndicat et le SSP-enseignants neuch&#226;telois).</p><p>Cette situation ne nous pla&#238;t pas et le SAEN ne m&#233;nage pas ses efforts pour resserrer les boulons. Mais nous pr&#234;chons encore trop souvent dans le d&#233;sert.</p><p><strong>3) Les vraies n&#233;gociations ne sont que sectorielles</strong></p><p>Quel que soit l&#8217;&#233;tat du budget de l&#8217;Etat, souvent mauvais depuis trop longtemps, les n&#233;gociations sur les &#233;chelles salariales ou les conditions de travail sont toujours sectorielles, avec le chef de d&#233;partement, en l&#8217;occurrence Philippe Gnaegi depuis la fin du printemps 2009.</p><p>Vu les r&#233;formes en cours dans l&#8217;&#233;cole neuch&#226;teloise, le moment serait malvenu d&#8217;essayer de p&#233;jorer les salaires en multipliant les &#233;chelles de traitement ou de modifier certains statuts avec des baisses de salaire &#224; la cl&#233;&#160;! Les n&#233;gociations sectorielles favorisent ainsi le statu quo, sans revalorisation salariale.</p><p><strong>4)Un accord salarial en p&#233;ril</strong></p><p style="text-align: justify;">L&#8217;assainissement de la caisse de pension unique (prevoyance.ne) pourrait conduire &#224; une d&#233;nonciation de l&#8217;accord salarial par le Conseil d&#8217;Etat, tant le trou &#224; combler pour assurer le niveau des rentes pour aujourd&#8217;hui et pour demain est b&#233;ant. L&#8217;Etat ne peut pas &#224; la fois refinancer sa caisse de pension et assurer les am&#233;liorations salariales promises.</p><p style="text-align: justify;">La situation financi&#232;re du canton reste fragile et le d&#233;ficit structurel de l&#8217;Etat est encore loin d&#8217;&#234;tre r&#233;sorb&#233;. Seul le retour &#224; des exercices financiers b&#233;n&#233;ficiaires pourrait peut-&#234;tre un peu am&#233;liorer la donne&#160;; et encore, &#224; la condition que nos interlocuteurs du Ch&#226;teau, id&#233;ologiquement dans l&#8217;air du temps, naturellement ultralib&#233;raux, aient laiss&#233; leur place &#224; des successeurs moins formalistes ou moins dogmatiques.</p><p style="text-align: right;">John Vuillaume</p></div></div>]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>La Fonction publique est un groupe de travail pr&#233;sid&#233; par Jean Studer qui r&#233;unit les repr&#233;sentants des associations du personnel de l&#8217;Etat, des policiers aux enseignants, en passant par les forestiers ou les fonctionnaires.</strong></p><p></p><p><strong>1) Un dr&#244;le de groupe de travail</strong></p><p style="text-align: justify;">La r&#233;union des repr&#233;sentants du personnel de l&#8217;Etat de Neuch&#226;tel ne constitue pas &#224; proprement parl&#233; un groupe de travail. Elle ressemble plus &#224; une chambre d&#8217;enregistrement lorsque le Conseil d&#8217;Etat inflige des mesures brutales ou douloureuses &#224; sa fonction publique. M&#234;me chose quand il s&#8217;agit des tr&#232;s rares mesures d&#8217;am&#233;lioration salariale ou de conditions de travail&#160;; elles sont &#224; prendre ou &#224; laisser pour les associations de personnel dont les repr&#233;sentants peuvent se lancer s&#8217;ils le d&#233;sirent dans des discussions oiseuses qui n&#8217;aboutissent jamais &#224; grand-chose. Mais cela fait toujours du bien d&#8217;exprimer publiquement ses opinions, ses d&#233;ceptions ou ses frustrations. Le sentiment le plus d&#233;sagr&#233;able qui anime les membres de la Fonction publique est certainement celui qui nous pousse &#224; croire que m&#234;me si les finances du canton finissent par beaucoup mieux se porter, on ne nous &#233;coutera pas plus qu&#8217;aujourd&#8217;hui&#160;! Nos revendications risquent de rester syst&#233;matiquement lettre morte, comme c&#8217;est le cas actuellement.</p><p></p><br /><div><div><p><strong>2)La Fonction publique n&#8217;est pas une fa&#238;ti&#232;re</strong></p><p>Les relations entre les diverses associations du personnel de l&#8217;Etat ne sont pas formalis&#233;es, et donc plut&#244;t distendues ou carr&#233;ment inexistantes. La plus grande d&#8217;entre elles, le SSP- r&#233;gion Neuch&#226;tel, peut certes parfois tenter de rassembler derri&#232;re lui une majorit&#233; des associations pour s&#8217;opposer au Conseil d&#8217;Etat, mais rien de r&#233;gulier.</p><p>Depuis quelque temps, le sectarisme anti-enseignant de Pierre de Marcellis, pr&#233;sident de la SMF (soci&#233;t&#233; des magistrats et des fonctionnaires), est devenu incontr&#244;lable (jugements intempestifs dans la presse locale et attaques frontales lors de s&#233;ances officielles). Heureusement, il nous semble coup&#233; de sa base, mais il continue n&#233;anmoins de porter pr&#233;judice au corps enseignant neuch&#226;telois. Et aucun cartel syndical, f&#233;d&#233;ration ou fa&#238;ti&#232;re pour le ramener &#224; l&#8217;ordre&#160;! Les divergences ne peuvent donc pas se r&#233;gler &#224; l&#8217;interne, le linge sale n&#8217;est pas toujours lav&#233; en famille, mais parfois en public (rappelons-nous le &#171;&#160;clash&#160;&#187; malheureux sur les horaires-blocs &#224; l&#8217;&#233;cole enfantine entre notre syndicat et le SSP-enseignants neuch&#226;telois).</p><p>Cette situation ne nous pla&#238;t pas et le SAEN ne m&#233;nage pas ses efforts pour resserrer les boulons. Mais nous pr&#234;chons encore trop souvent dans le d&#233;sert.</p><p><strong>3) Les vraies n&#233;gociations ne sont que sectorielles</strong></p><p>Quel que soit l&#8217;&#233;tat du budget de l&#8217;Etat, souvent mauvais depuis trop longtemps, les n&#233;gociations sur les &#233;chelles salariales ou les conditions de travail sont toujours sectorielles, avec le chef de d&#233;partement, en l&#8217;occurrence Philippe Gnaegi depuis la fin du printemps 2009.</p><p>Vu les r&#233;formes en cours dans l&#8217;&#233;cole neuch&#226;teloise, le moment serait malvenu d&#8217;essayer de p&#233;jorer les salaires en multipliant les &#233;chelles de traitement ou de modifier certains statuts avec des baisses de salaire &#224; la cl&#233;&#160;! Les n&#233;gociations sectorielles favorisent ainsi le statu quo, sans revalorisation salariale.</p><p><strong>4)Un accord salarial en p&#233;ril</strong></p><p style="text-align: justify;">L&#8217;assainissement de la caisse de pension unique (prevoyance.ne) pourrait conduire &#224; une d&#233;nonciation de l&#8217;accord salarial par le Conseil d&#8217;Etat, tant le trou &#224; combler pour assurer le niveau des rentes pour aujourd&#8217;hui et pour demain est b&#233;ant. L&#8217;Etat ne peut pas &#224; la fois refinancer sa caisse de pension et assurer les am&#233;liorations salariales promises.</p><p style="text-align: justify;">La situation financi&#232;re du canton reste fragile et le d&#233;ficit structurel de l&#8217;Etat est encore loin d&#8217;&#234;tre r&#233;sorb&#233;. Seul le retour &#224; des exercices financiers b&#233;n&#233;ficiaires pourrait peut-&#234;tre un peu am&#233;liorer la donne&#160;; et encore, &#224; la condition que nos interlocuteurs du Ch&#226;teau, id&#233;ologiquement dans l&#8217;air du temps, naturellement ultralib&#233;raux, aient laiss&#233; leur place &#224; des successeurs moins formalistes ou moins dogmatiques.</p><p style="text-align: right;">John Vuillaume</p></div></div>]]></content:encoded>
<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.17'>Éditos</category>
<dc:creator>John Vuillaume</dc:creator>
<pubDate>Mon, 20 Jun 2011 21:29:26 +0200</pubDate>
<guid isPermaLink="true">http://www.saen.ch/news.php?item.1381.17</guid>
</item>

<item>
<title>Maternité et enseignement, trop souvent la galère!</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1380.17</link>
<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Une profession aussi f&#233;minis&#233;e que l'enseignement devrait &#234;tre celle qui permet la meilleure conciliation entre vie familiale et vie professionnelle.Ce n'est malheureusement pas toujours le cas.</strong></em></p><p style="text-align: justify;"><em><strong></strong></em>Apr&#232;s le scandaleux refus de la majorit&#233; du conseil communal de La T&#232;ne d'accorder une prolongation de deux cong&#233;s maternit&#233; non-pay&#233;s, le syndicat doit intervenir dans des affaires o&#249; des conseils communaux refusent d'entrer en mati&#232;re sur des demandes de r&#233;duction de poste suite &#224; des heureux &#233;v&#233;nements.</p><p style="text-align: justify;">Ces situations sont tout &#224; fait anormales. Nous les d&#233;noncerons d&#233;sormais syst&#233;matiquement &#224; l'autorit&#233; ex&#233;cutive cantonale, c'est-&#224;-dire au chef de d&#233;partement, M. Philippe Gnaegi.</p><p style="text-align: justify;">Les temps ont chang&#233;. L'&#233;poque o&#249; les ma&#238;tresses, beaucoup moins pay&#233;es que les r&#233;gents, ne pouvaient ni se marier, ni avoir d'enfants pour garder leur poste, est r&#233;volue. Le conservatisme de certains conseils communaux confine &#224; la caricature.</p><p style="text-align: right;">John Vuillaume</p><br />]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Une profession aussi f&#233;minis&#233;e que l'enseignement devrait &#234;tre celle qui permet la meilleure conciliation entre vie familiale et vie professionnelle.Ce n'est malheureusement pas toujours le cas.</strong></em></p><p style="text-align: justify;"><em><strong></strong></em>Apr&#232;s le scandaleux refus de la majorit&#233; du conseil communal de La T&#232;ne d'accorder une prolongation de deux cong&#233;s maternit&#233; non-pay&#233;s, le syndicat doit intervenir dans des affaires o&#249; des conseils communaux refusent d'entrer en mati&#232;re sur des demandes de r&#233;duction de poste suite &#224; des heureux &#233;v&#233;nements.</p><p style="text-align: justify;">Ces situations sont tout &#224; fait anormales. Nous les d&#233;noncerons d&#233;sormais syst&#233;matiquement &#224; l'autorit&#233; ex&#233;cutive cantonale, c'est-&#224;-dire au chef de d&#233;partement, M. Philippe Gnaegi.</p><p style="text-align: justify;">Les temps ont chang&#233;. L'&#233;poque o&#249; les ma&#238;tresses, beaucoup moins pay&#233;es que les r&#233;gents, ne pouvaient ni se marier, ni avoir d'enfants pour garder leur poste, est r&#233;volue. Le conservatisme de certains conseils communaux confine &#224; la caricature.</p><p style="text-align: right;">John Vuillaume</p><br />]]></content:encoded>
<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.17'>Éditos</category>
<dc:creator>John Vuillaume</dc:creator>
<pubDate>Mon, 30 May 2011 21:19:00 +0200</pubDate>
<guid isPermaLink="true">http://www.saen.ch/news.php?item.1380.17</guid>
</item>

<item>
<title>Souffrances enseignantes dans les premiers degrés</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1366.17</link>
<description><![CDATA[<p><strong>Les discussions vont bon train au sein de notre syndicat pour déterminer les raisons du malaise frappant le corps enseignant des premiers degrés de la scolarité afin de réclamer les mesures qui pourront le dissiper. Premiers constats et propositions de remèdes.</strong></p><p>Pourquoi nos collègues œuvrant dans les premiers degrés de la scolarité nous font part depuis plusieurs mois des difficultés qui rendent l'exercice de leur profession de plus en plus pénible ? Quelles sont les causes du mal ?</p><br /><p style="text-align: justify"><strong>Effectifs et encadrement</strong></p><p style="text-align: justify"><strong></strong>La hausse des effectifs moyens dans l'école obligatoire neuchâteloise, mesure d'économie la plus discrète mais de loin la plus massive, ne s'est pas doublée d'un renforcement de l'encadrement à l'école enfantine et à l'école primaire. Le système des heures d'appui concédées en cas d'effectifs importants ne fonctionne pas : il augmente la charge de travail des maîtresses titulaires et son efficacité pédagogique est imperceptible.</p><p style="text-align: justify">Puisse la régionalisation de l'école obligatoire apporter quelques améliorations en la matière ! Les futurs directeurs des cercles scolaires, avec leurs équipes pluridisciplinaires, devraient soulager administrativement les enseignant-e-s et s'occuper prioritairement des élèves socialement, physiquement ou scolairement les plus en difficulté. Il faudra donc veiller à ce que la régionalisation ne se limite pas, d'un point de vue des ressources humaines, à l'érection d'un échelon hiérarchique de plus qui ne conduirait qu'à une mise sous pression accrue du corps enseignant des premiers degrés. Les autorités scolaires cantonales et communales assumeront de ce point de vue-là une très grande responsabilité.</p><p style="text-align: justify"><strong>Effectifs et mission pédagogique</strong></p><p style="text-align: justify">Le lien entre efficacité pédagogique et effectifs de classe est contesté à la fois par les décideurs politiques obsédés par les problèmes financiers et les « peloteurs de nuages » enfermés dans leur vision idéalisée du travail scolaire. Ce lien est pourtant une réalité incontournable pour les professionnel-le-s du terrain. Dispenser son enseignement dans une classe de 17 ou de 24 enfants, ce n'est pas pareil! L'attention portée à chaque enfant est moindre quand les classes sont pléthoriques, aussi bien pour celui qui est difficulté, l'élève moyen ou brillant ! Avec à la clef des conséquences que l'on ne mesure pas toujours dans la verticalité. Des volées de 24 enfants à l'école enfantine ne posent-elles pas de problèmes d'ordre éducatif et scolaire à l'école primaire ? Des sureffectifs en 5ème année primaire n'aboutissent-ils pas à des performances globales plutôt médiocres en 6ème orientation ?</p><p style="text-align: justify">Même si ces phénomènes ne sont pas encore étudiés par le département avec le soin qu'ils mériteraient, le corps enseignant est très sensible à cette évolution qui ne lui permet pas de préparer comme il le souhaiterait les enfants qui lui sont confiés pour la suite de leur parcours scolaire et professionnel, alors que la pression sociale sur l'école s'accentue de plus en plus, avec la nécessaire élévation du niveau de formation de notre jeunesse si l'on veut éviter les affres du chômage et intégrer de manière réussie le marché du travail.</p><p style="text-align: justify">Je pense personnellement que ce ressenti négatif de nombreux collègues très engagé-e-s dans leur métier compte pour beaucoup dans le mal-être généralisé qui nous préoccupe aujourd'hui.</p><p style="text-align: justify"><strong>Effectifs et épuisement professionnel</strong></p><p style="text-align: justify">Il n'y a pas que les classes qui avoisinent les 24 élèves qui épuisent le corps enseignant. Des classes à 21, avec cinq ou six enfants trop peu éduqués, peuvent être également la source de bien des souffrances. Notre comité a pu constater que c'était la répétition année après année des mêmes difficultés qui usait les enseignant-e-s. Ce problème est peut-être plus facilement gérable au secondaire I où les répartitions opérées par les directeurs permettent à l'enseignant-e d'échapper à certaines routines malsaines.</p><p style="text-align: justify">La solution au problème est exposée dans une résolution adoptée par l'Assemblée générale du SAEN en 2010 : des effectifs de classe qui ne dépassent pas 18 enfants dans les quatre degrés du premier cycle HarmoS. Les enseignant-e-s, même s'ils ne se substitueront jamais aux parents en matière d'éducation, doivent avoir les moyens d'assurer chaque jour d'école que les enfants deviennent élèves entre les murs de la classe. L'éducation scolaire, le moyen le plus efficace de lutte contre l'échec à l'école, nécessite temps et énergie.</p><p style="text-align: justify">Nos autorités politiques considèrent-elles vraiment comme une priorité le fait de nous attribuer les moyens nécessaires pour remplir au mieux notre mission ? Le SAEN continuera à se battre pour que ce soit le cas !</p><p style="text-align: right">John Vuillaume</p>]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les discussions vont bon train au sein de notre syndicat pour déterminer les raisons du malaise frappant le corps enseignant des premiers degrés de la scolarité afin de réclamer les mesures qui pourront le dissiper. Premiers constats et propositions de remèdes.</strong></p><p>Pourquoi nos collègues œuvrant dans les premiers degrés de la scolarité nous font part depuis plusieurs mois des difficultés qui rendent l'exercice de leur profession de plus en plus pénible ? Quelles sont les causes du mal ?</p><br /><p style="text-align: justify"><strong>Effectifs et encadrement</strong></p><p style="text-align: justify"><strong></strong>La hausse des effectifs moyens dans l'école obligatoire neuchâteloise, mesure d'économie la plus discrète mais de loin la plus massive, ne s'est pas doublée d'un renforcement de l'encadrement à l'école enfantine et à l'école primaire. Le système des heures d'appui concédées en cas d'effectifs importants ne fonctionne pas : il augmente la charge de travail des maîtresses titulaires et son efficacité pédagogique est imperceptible.</p><p style="text-align: justify">Puisse la régionalisation de l'école obligatoire apporter quelques améliorations en la matière ! Les futurs directeurs des cercles scolaires, avec leurs équipes pluridisciplinaires, devraient soulager administrativement les enseignant-e-s et s'occuper prioritairement des élèves socialement, physiquement ou scolairement les plus en difficulté. Il faudra donc veiller à ce que la régionalisation ne se limite pas, d'un point de vue des ressources humaines, à l'érection d'un échelon hiérarchique de plus qui ne conduirait qu'à une mise sous pression accrue du corps enseignant des premiers degrés. Les autorités scolaires cantonales et communales assumeront de ce point de vue-là une très grande responsabilité.</p><p style="text-align: justify"><strong>Effectifs et mission pédagogique</strong></p><p style="text-align: justify">Le lien entre efficacité pédagogique et effectifs de classe est contesté à la fois par les décideurs politiques obsédés par les problèmes financiers et les « peloteurs de nuages » enfermés dans leur vision idéalisée du travail scolaire. Ce lien est pourtant une réalité incontournable pour les professionnel-le-s du terrain. Dispenser son enseignement dans une classe de 17 ou de 24 enfants, ce n'est pas pareil! L'attention portée à chaque enfant est moindre quand les classes sont pléthoriques, aussi bien pour celui qui est difficulté, l'élève moyen ou brillant ! Avec à la clef des conséquences que l'on ne mesure pas toujours dans la verticalité. Des volées de 24 enfants à l'école enfantine ne posent-elles pas de problèmes d'ordre éducatif et scolaire à l'école primaire ? Des sureffectifs en 5ème année primaire n'aboutissent-ils pas à des performances globales plutôt médiocres en 6ème orientation ?</p><p style="text-align: justify">Même si ces phénomènes ne sont pas encore étudiés par le département avec le soin qu'ils mériteraient, le corps enseignant est très sensible à cette évolution qui ne lui permet pas de préparer comme il le souhaiterait les enfants qui lui sont confiés pour la suite de leur parcours scolaire et professionnel, alors que la pression sociale sur l'école s'accentue de plus en plus, avec la nécessaire élévation du niveau de formation de notre jeunesse si l'on veut éviter les affres du chômage et intégrer de manière réussie le marché du travail.</p><p style="text-align: justify">Je pense personnellement que ce ressenti négatif de nombreux collègues très engagé-e-s dans leur métier compte pour beaucoup dans le mal-être généralisé qui nous préoccupe aujourd'hui.</p><p style="text-align: justify"><strong>Effectifs et épuisement professionnel</strong></p><p style="text-align: justify">Il n'y a pas que les classes qui avoisinent les 24 élèves qui épuisent le corps enseignant. Des classes à 21, avec cinq ou six enfants trop peu éduqués, peuvent être également la source de bien des souffrances. Notre comité a pu constater que c'était la répétition année après année des mêmes difficultés qui usait les enseignant-e-s. Ce problème est peut-être plus facilement gérable au secondaire I où les répartitions opérées par les directeurs permettent à l'enseignant-e d'échapper à certaines routines malsaines.</p><p style="text-align: justify">La solution au problème est exposée dans une résolution adoptée par l'Assemblée générale du SAEN en 2010 : des effectifs de classe qui ne dépassent pas 18 enfants dans les quatre degrés du premier cycle HarmoS. Les enseignant-e-s, même s'ils ne se substitueront jamais aux parents en matière d'éducation, doivent avoir les moyens d'assurer chaque jour d'école que les enfants deviennent élèves entre les murs de la classe. L'éducation scolaire, le moyen le plus efficace de lutte contre l'échec à l'école, nécessite temps et énergie.</p><p style="text-align: justify">Nos autorités politiques considèrent-elles vraiment comme une priorité le fait de nous attribuer les moyens nécessaires pour remplir au mieux notre mission ? Le SAEN continuera à se battre pour que ce soit le cas !</p><p style="text-align: right">John Vuillaume</p>]]></content:encoded>
<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.17'>Éditos</category>
<dc:creator>John Vuillaume</dc:creator>
<pubDate>Fri, 01 Apr 2011 20:14:18 +0200</pubDate>
<guid isPermaLink="true">http://www.saen.ch/news.php?item.1366.17</guid>
</item>

<item>
<title>Télévision et école ne font pas bon ménage</title>
<link>http://www.saen.ch/news.php?item.1365.17</link>
<description><![CDATA[<p style="text-align: justify">Que pouvons-nous faire, nous, enseignant-e-s, pour limiter les effets n&#233;fastes de la t&#233;l&#233;vision sur nos ch&#232;res t&#234;tes blondes ?</p><p style="text-align: justify"><strong>Pas de t&#233;l&#233; dans la chambre !</strong></p><p style="text-align: justify">Chaque d&#233;but d'ann&#233;e scolaire, je pr&#233;cise &#224; mes nouveaux &#233;l&#232;ves de 15 &#224; 16 ans quelques-unes de mes lignes de conduite dont une qui me para&#238;t vraiment importante : &#171; Jamais je ne critiquerai vos parents, leurs principes ou l'&#233;ducation qu'ils vous donnent, sauf s'ils ont autoris&#233; la pr&#233;sence d'une t&#233;l&#233; dans votre chambre ! &#187; Pas de t&#233;l&#233; dans la chambre. Jamais de t&#233;l&#233; dans la chambre. Dehors la t&#233;l&#233; dans la chambre !</p><p style="text-align: justify">Un &#233;l&#232;ve d'une de mes classes est venu un jour vers moi me demander si je trouvais normal que sa m&#232;re lui ait permis d'installer une t&#233;l&#233; dans sa chambre : j'ai su plus tard qu'il avait tant tann&#233; sa m&#232;re fra&#238;chement divorc&#233;e qu'elle avait fini pas c&#233;der &#224; une sorte de chantage affectif exerc&#233; par son fils. Ni une, ni deux, le cas s'est r&#233;gl&#233; lors de la soir&#233;e des parents et mon &#233;l&#232;ve qui savait qu'il avait pouss&#233; le bouchon trop loin fut fort satisfait qu'on lui retir&#226;t sa t&#233;l&#233;. Ses r&#233;sultats scolaires s'en trouv&#232;rent bien am&#233;lior&#233;s, il put poursuivre de belles &#233;tudes et connut de beaux succ&#232;s professionnels ! </p><br /><p style="text-align: justify"><strong>La t&#233;l&#233; contre le sommeil et les devoirs</strong></p><p style="text-align: justify">Certains de mes &#233;l&#232;ves se plaignent parfois de n'avoir que trop peu de temps libre en dehors des transports scolaires et des cours qui occupent la plus grande part de leur journ&#233;e d'ado.</p><p style="text-align: justify">Alors quand ils affirment qu'ils n'ont jamais le temps d'accomplir correctement leurs t&#226;ches &#224; domicile, je me d&#233;cha&#238;ne : &#171; Quand vous aurez &#233;limin&#233; les 4 &#224; 5 heures par jour que vous passez devant votre petit &#233;cran, &#224; encha&#238;ner plusieurs &#233;pisodes d'une s&#233;rie am&#233;ricaine cleenex ou d'une t&#233;l&#233;r&#233;alit&#233; cr&#233;tinisante, je commencerai &#224; discuter avec vous de la place et de la nature des devoirs &#224; domicile. &#187; Il est tr&#232;s rare que je distribue des heures d'arr&#234;ts pour des raisons d'ordre disciplinaire. Par contre, cette pratique est courante pour moi quand il s'agit de sanctionner des devoirs non faits ou une attitude coupablement  passive en classe due &#224; l'abus de TV, cons&#233;quence d'un manque de sommeil &#224; ne pas confondre avec les cas de somnolence en classe qui peuvent relever de causes m&#233;dicales chez les ados : Les hormones perturbent leur sommeil, la t&#233;l&#233; le r&#233;duit et c'est malheureusement aussi le cas pour pas mal de nos m&#244;mes !</p><p style="text-align: justify"><strong>La t&#233;l&#233; lobotomise</strong>[1]<strong> : venons en aide &#224; nos pauvres petits cerveaux !</strong></p><p style="text-align: justify">Commen&#231;ons par le seul effet positif recens&#233; sur les jeunes malheureux gav&#233;s &#224; l'inf&#226;me bouillie t&#233;l&#233;visuelle : s'ils sont issus de milieux particuli&#232;rement d&#233;favoris&#233;s, la surconsommation de t&#233;l&#233; leur permet de d&#233;velopper la &#171; tchatche &#187;, soit une certaine propension &#224; s'exprimer relativement facilement oralement. Un point c'est tout. Il n'y a pas d'autre avantage &#224; esp&#233;rer de la fr&#233;quentation trop r&#233;guli&#232;re du petit &#233;cran.</p><p style="text-align: justify">Le visionnement de belles &#233;missions &#224; caract&#232;re &#233;ducatif divertira certainement, retiendra l'attention peut-&#234;tre, mais ne rendra jamais intelligent. On apprend pas en regardant la t&#233;l&#233;vision, on se laisse bercer, une moiti&#233; du cerveau &#233;teinte, les &#233;motions primales &#224; fleur de peau, en &#233;tat hypnotique, tout le contraire d'un comportement de forte mobilisation intellectuelle, comme lors d'une conf&#233;rence qui nous donne l'impression d'&#234;tre intelligent en l'&#233;coutant, de la lecture d'un livre qui nourrit profond&#233;ment notre pens&#233;e ou d'un moment d'&#233;criture qui mobilise nos capacit&#233;s mentales comme aucune autre activit&#233; intellectuelle.</p><p style="text-align: justify">On ne devrait autoriser la t&#233;l&#233; qu'apr&#232;s une bonne journ&#233;e de travail : qu'y a-t-il de plus efficace pour se changer les id&#233;es, pour vraiment d&#233;connecter, au sens propre du terme ? Rien, c'est scientifiquement prouv&#233;. Mais commencer sa journ&#233;e devant sa t&#233;l&#233; ou passer une grande partie de celle-ci &#224; la regarder, c'est un crime contre notre intelligence, une maltraitance du cerveau que nous devons d&#233;noncer aupr&#232;s des parents et de leurs enfants et adolescents dont on nous confie la formationPas de formation sans connexion ! Sus &#224; la t&#233;l&#233;, prenons soin de nos cerveaux, parbleu !</p><p style="text-align: justify"><strong>Internet et t&#233;l&#233; : le mirage de l'interactivit&#233;</strong></p><p style="text-align: justify">&#171; Oyez bonnes gens, ne diabolisez pas les m&#233;dias &#233;lectroniques, il y a aujourd'hui Internet, la panac&#233;e interactive, la perfusion permanente du cerveau avec ces buzzs de petits chats malhabiles sur youtube, fessebook , site mondial de rencontres en ligne, tchat &#224; toute heure et google &#224; gogo pour obtenir n'importe quoi sur n'importe quoi ! &#187;</p><p style="text-align: justify">Internet est &#233;galement devenu un indispensable outil de travail, et pas seulement pour les jeunes mais pour nous enseignant-e-s en activit&#233; qui ne pouvons plus nous passer de l'effrayant infini du monde virtuel.</p><p style="text-align: justify">Mais attention, les enfants et adolescents usent de leurs ordinateurs en plus des 4 &#224; 5 heures de t&#233;l&#233; journali&#232;res, plusieurs &#233;tudes le prouvent. Internet ne remplace donc pas la t&#233;t&#233; chez les jeunes, c'est un compl&#233;ment, une couche suppl&#233;mentaire d'images &#233;lectroniques. Ajoutons les jeux vid&#233;o, qui eux non plus n'ont pas la capacit&#233; d'&#233;radiquer le fl&#233;au de la consommation effr&#233;n&#233;e de t&#233;l&#233; chez les jeunes mais font gonfler la goinfrerie visuelle des jeunes g&#233;n&#233;rations et le tableau est presque complet !</p><p style="text-align: justify">J'attends de pied ferme le fanatique de t&#233;l&#233; qui viendra tenter de me contredire. Je prends de vrais risques : j'ai oubli&#233; de vous dire qu'en plus de favoriser l'ob&#233;sit&#233; ou la connerie, trop de t&#233;l&#233; rend violent, c'est vraiment le pompon ! Moi qui voulais &#233;crire quelque chose de cinglant, me voil&#224; &#224; la merci d'une paire de gifles d&#233;livr&#233;e par un homo televisionus vilainement d&#233;c&#233;r&#233;br&#233; !</p><p style="text-align: right">John Vuillaume</p><p>[1] Michel Desmurget, TV lobotomie. La v&#233;rit&#233; scientifique sur les effets de la t&#233;l&#233;vision, 2011, Max Milo, 318p.</p>]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Que pouvons-nous faire, nous, enseignant-e-s, pour limiter les effets n&#233;fastes de la t&#233;l&#233;vision sur nos ch&#232;res t&#234;tes blondes ?</p><p style="text-align: justify"><strong>Pas de t&#233;l&#233; dans la chambre !</strong></p><p style="text-align: justify">Chaque d&#233;but d'ann&#233;e scolaire, je pr&#233;cise &#224; mes nouveaux &#233;l&#232;ves de 15 &#224; 16 ans quelques-unes de mes lignes de conduite dont une qui me para&#238;t vraiment importante : &#171; Jamais je ne critiquerai vos parents, leurs principes ou l'&#233;ducation qu'ils vous donnent, sauf s'ils ont autoris&#233; la pr&#233;sence d'une t&#233;l&#233; dans votre chambre ! &#187; Pas de t&#233;l&#233; dans la chambre. Jamais de t&#233;l&#233; dans la chambre. Dehors la t&#233;l&#233; dans la chambre !</p><p style="text-align: justify">Un &#233;l&#232;ve d'une de mes classes est venu un jour vers moi me demander si je trouvais normal que sa m&#232;re lui ait permis d'installer une t&#233;l&#233; dans sa chambre : j'ai su plus tard qu'il avait tant tann&#233; sa m&#232;re fra&#238;chement divorc&#233;e qu'elle avait fini pas c&#233;der &#224; une sorte de chantage affectif exerc&#233; par son fils. Ni une, ni deux, le cas s'est r&#233;gl&#233; lors de la soir&#233;e des parents et mon &#233;l&#232;ve qui savait qu'il avait pouss&#233; le bouchon trop loin fut fort satisfait qu'on lui retir&#226;t sa t&#233;l&#233;. Ses r&#233;sultats scolaires s'en trouv&#232;rent bien am&#233;lior&#233;s, il put poursuivre de belles &#233;tudes et connut de beaux succ&#232;s professionnels ! </p><br /><p style="text-align: justify"><strong>La t&#233;l&#233; contre le sommeil et les devoirs</strong></p><p style="text-align: justify">Certains de mes &#233;l&#232;ves se plaignent parfois de n'avoir que trop peu de temps libre en dehors des transports scolaires et des cours qui occupent la plus grande part de leur journ&#233;e d'ado.</p><p style="text-align: justify">Alors quand ils affirment qu'ils n'ont jamais le temps d'accomplir correctement leurs t&#226;ches &#224; domicile, je me d&#233;cha&#238;ne : &#171; Quand vous aurez &#233;limin&#233; les 4 &#224; 5 heures par jour que vous passez devant votre petit &#233;cran, &#224; encha&#238;ner plusieurs &#233;pisodes d'une s&#233;rie am&#233;ricaine cleenex ou d'une t&#233;l&#233;r&#233;alit&#233; cr&#233;tinisante, je commencerai &#224; discuter avec vous de la place et de la nature des devoirs &#224; domicile. &#187; Il est tr&#232;s rare que je distribue des heures d'arr&#234;ts pour des raisons d'ordre disciplinaire. Par contre, cette pratique est courante pour moi quand il s'agit de sanctionner des devoirs non faits ou une attitude coupablement  passive en classe due &#224; l'abus de TV, cons&#233;quence d'un manque de sommeil &#224; ne pas confondre avec les cas de somnolence en classe qui peuvent relever de causes m&#233;dicales chez les ados : Les hormones perturbent leur sommeil, la t&#233;l&#233; le r&#233;duit et c'est malheureusement aussi le cas pour pas mal de nos m&#244;mes !</p><p style="text-align: justify"><strong>La t&#233;l&#233; lobotomise</strong>[1]<strong> : venons en aide &#224; nos pauvres petits cerveaux !</strong></p><p style="text-align: justify">Commen&#231;ons par le seul effet positif recens&#233; sur les jeunes malheureux gav&#233;s &#224; l'inf&#226;me bouillie t&#233;l&#233;visuelle : s'ils sont issus de milieux particuli&#232;rement d&#233;favoris&#233;s, la surconsommation de t&#233;l&#233; leur permet de d&#233;velopper la &#171; tchatche &#187;, soit une certaine propension &#224; s'exprimer relativement facilement oralement. Un point c'est tout. Il n'y a pas d'autre avantage &#224; esp&#233;rer de la fr&#233;quentation trop r&#233;guli&#232;re du petit &#233;cran.</p><p style="text-align: justify">Le visionnement de belles &#233;missions &#224; caract&#232;re &#233;ducatif divertira certainement, retiendra l'attention peut-&#234;tre, mais ne rendra jamais intelligent. On apprend pas en regardant la t&#233;l&#233;vision, on se laisse bercer, une moiti&#233; du cerveau &#233;teinte, les &#233;motions primales &#224; fleur de peau, en &#233;tat hypnotique, tout le contraire d'un comportement de forte mobilisation intellectuelle, comme lors d'une conf&#233;rence qui nous donne l'impression d'&#234;tre intelligent en l'&#233;coutant, de la lecture d'un livre qui nourrit profond&#233;ment notre pens&#233;e ou d'un moment d'&#233;criture qui mobilise nos capacit&#233;s mentales comme aucune autre activit&#233; intellectuelle.</p><p style="text-align: justify">On ne devrait autoriser la t&#233;l&#233; qu'apr&#232;s une bonne journ&#233;e de travail : qu'y a-t-il de plus efficace pour se changer les id&#233;es, pour vraiment d&#233;connecter, au sens propre du terme ? Rien, c'est scientifiquement prouv&#233;. Mais commencer sa journ&#233;e devant sa t&#233;l&#233; ou passer une grande partie de celle-ci &#224; la regarder, c'est un crime contre notre intelligence, une maltraitance du cerveau que nous devons d&#233;noncer aupr&#232;s des parents et de leurs enfants et adolescents dont on nous confie la formationPas de formation sans connexion ! Sus &#224; la t&#233;l&#233;, prenons soin de nos cerveaux, parbleu !</p><p style="text-align: justify"><strong>Internet et t&#233;l&#233; : le mirage de l'interactivit&#233;</strong></p><p style="text-align: justify">&#171; Oyez bonnes gens, ne diabolisez pas les m&#233;dias &#233;lectroniques, il y a aujourd'hui Internet, la panac&#233;e interactive, la perfusion permanente du cerveau avec ces buzzs de petits chats malhabiles sur youtube, fessebook , site mondial de rencontres en ligne, tchat &#224; toute heure et google &#224; gogo pour obtenir n'importe quoi sur n'importe quoi ! &#187;</p><p style="text-align: justify">Internet est &#233;galement devenu un indispensable outil de travail, et pas seulement pour les jeunes mais pour nous enseignant-e-s en activit&#233; qui ne pouvons plus nous passer de l'effrayant infini du monde virtuel.</p><p style="text-align: justify">Mais attention, les enfants et adolescents usent de leurs ordinateurs en plus des 4 &#224; 5 heures de t&#233;l&#233; journali&#232;res, plusieurs &#233;tudes le prouvent. Internet ne remplace donc pas la t&#233;t&#233; chez les jeunes, c'est un compl&#233;ment, une couche suppl&#233;mentaire d'images &#233;lectroniques. Ajoutons les jeux vid&#233;o, qui eux non plus n'ont pas la capacit&#233; d'&#233;radiquer le fl&#233;au de la consommation effr&#233;n&#233;e de t&#233;l&#233; chez les jeunes mais font gonfler la goinfrerie visuelle des jeunes g&#233;n&#233;rations et le tableau est presque complet !</p><p style="text-align: justify">J'attends de pied ferme le fanatique de t&#233;l&#233; qui viendra tenter de me contredire. Je prends de vrais risques : j'ai oubli&#233; de vous dire qu'en plus de favoriser l'ob&#233;sit&#233; ou la connerie, trop de t&#233;l&#233; rend violent, c'est vraiment le pompon ! Moi qui voulais &#233;crire quelque chose de cinglant, me voil&#224; &#224; la merci d'une paire de gifles d&#233;livr&#233;e par un homo televisionus vilainement d&#233;c&#233;r&#233;br&#233; !</p><p style="text-align: right">John Vuillaume</p><p>[1] Michel Desmurget, TV lobotomie. La v&#233;rit&#233; scientifique sur les effets de la t&#233;l&#233;vision, 2011, Max Milo, 318p.</p>]]></content:encoded>
<category domain='http://www.saen.ch/news.php?cat.17'>Éditos</category>
<dc:creator>John Vuillaume</dc:creator>
<pubDate>Fri, 11 Mar 2011 20:08:39 +0100</pubDate>
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